INVESTIGATIVE COMMITTEE OF RUSSIA/ANADOLU AGENCY VIA GETTY IMAGES
Le chef de Wagner tué dans un attentat présumé de Poutine
Evgueni Prigojine, chef du groupe mercenaire russe Wagner, est décédé le 23 août dans un accident d’avion. Vers 18 heures, heure de Moscou, Prigojine se rendait de Saint-Pétersbourg à Moscou lorsque son jet privé est tombé du ciel et s’est écrasé.
Witnesses say they heard 2 bangs before Prigozhin’s plane crashed.
— Visegrád 24 (@visegrad24) August 23, 2023
On this video, it’s possible to see the vapor trail of the missile which shot down Prigozhin’s plane.
It’s clear as a day, Putin killed Prigozhin.
pic.twitter.com/mUCHws77Y0
Un canal Telegram affilié à Wagner a déclaré que la défense aérienne russe avait abattu l’avion de Prigojine. L’avion transportait 10 passagers, dont Dmitri Utkin, cofondateur de Wagner.
A video shared by Russian online news publication Mash on Telegram on Aug. 23 shows the crash site of Wagner Group's boss Yevgeny Prigozhin’s private plane in Russia's Tver Oblast.
— The Kyiv Independent (@KyivIndependent) August 23, 2023
Video: Russian online news publication Mash / Telegram pic.twitter.com/Ju0RckTGDE
Hier, cela faisait deux mois, jour pour jour, que les forces de Wagner, sous la direction de Prigojine, tentaient un coup d’État contre le gouvernement russe. Le groupe Wagner a probablement été le plus efficace des troupes russes dans la guerre en cours en Ukraine. Cependant, Prigojine a accusé le ministre russe de la Défense, Sergei Shoigu, et le chef de l’état-major général russe, Valery Gerasimov, d’incompétence et d’avoir privé Wagner de ravitaillement. L’objectif de sa mutinerie était de confier l’effort de guerre à de nouveaux dirigeants.
Depuis lors, le président bélarusse Alexandre Loukachenko a négocié un accord pour donner à Prigojine et à ses fidèles acolytes un refuge au Belarus en échange de l’assimilation de Wagner dans l’armée russe. Mais Prigojine serait resté en Russie pendant un certain temps. Il est apparu au sommet Russie-Afrique de Saint-Pétersbourg le mois dernier. Une vidéo récente a fait surface, suggérant qu’il se trouvait quelque part en Afrique. Si l’accord avec le Belarus était légitime, il semble que Prigojine n’ait pas respecté sa part du marché.
Lorsque Prigojine a lancé sa mutinerie en juin, de nombreux analystes se sont demandé si les jours du président russe Vladimir Poutine étaient comptés. Si Poutine ne pouvait pas contrôler ses propres soldats, quel était son pouvoir réel ? En revanche, la Trompette a écrit :
Nous ne sommes pas d’accord avec ceux qui prétendent que sa disparition est imminente. Nous pensons qu’il ne sera pas évincé par Evgueni Prigojine ou toute autre personne. En fait, la mutinerie pourrait même inciter le « prince de Russie » à entrer dans une nouvelle phase de conquête impitoyable, tant à l’intérieur de la Russie qu’à sa périphérie.
Le temps donne raison à cette prévision.
Prigojine était déloyal et assoiffé de pouvoir, son sort ne devrait donc surprendre personne. Comme le dit Le Figaro, « Y avait-il une autre issue ? ».
La mutinerie de Prigojine n’a pas diminué le pouvoir de Poutine. Au contraire, elle l’a rendu encore plus furieux. Au fur et à mesure que la situation en Ukraine évolue, on peut s’attendre à ce que Poutine agisse avec davantage de sévérité.
Pour en savoir plus, lisez Le « prince de Russie » prophétisé .