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Le conflit méditerranéen met en évidence la désunion

Les conflits entre la Grèce et la Turquie ne manquent pas de précédents historiques. Cependant, la querelle actuelle entre les deux alliés de l'OTAN peut avoir de graves conséquences, car elle implique des droits de forage en mer Méditerranée qui touchent un certain nombre de pays.

La Grèce a fait valoir que ses nombreuses îles lui conféraient des droits de forage dans les eaux qui les entourent. Cette revendication est généralement acceptée et soutenue par le droit international. En conséquence, la Turquie s'est sentie limitée et restreinte dans son exploration des réserves de gaz. C'est pourquoi elle a envoyé des navires, accompagnés de navires militaires, pour explorer le gaz près de l'île de Chypre. La collision d'un navire de guerre grec avec un navire de guerre turc à la mi-août a accru la tension entre les deux nations.

Une guerre de mots s'intensifie depuis plusieurs semaines entre les dirigeants des deux pays. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a menacé la Grèce d'une action militaire et a dénoncé les efforts de la Grèce pour « emprisonner » la Turquie. La Grèce a condamné les activités turques et a mis sur liste noire les fonctionnaires turcs visés. Pendant ce temps, l'Union européenne a menacé de prendre des sanctions contre Ankara.

La situation est d'autant plus compliquée que les deux pays sont des alliés de l'OTAN, alors que la Grèce est membre de l'UE mais pas la Turquie. Le conflit menace l'unité de l'OTAN avec deux membres qui se disputent. De même, l'Union européenne a été témoin de sentiments partagés, la France, la Grèce et Chypre adoptant une position plus dure à l'égard de la Turquie, tandis que l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie ont adopté une approche plus conciliante.

L'Allemagne occupe actuellement la présidence tournante du Conseil européen et a pris l'initiative d'essayer d'amener Athènes et Ankara à une solution négociée. Les États-Unis et la Grande-Bretagne sont tous deux sensiblement absents des négociations visant à résoudre les conflits entre les partenaires de l'OTAN.

La crise gréco-turque met en évidence la désunion qui règne aujourd'hui dans le monde occidental. Les partenaires de l'OTAN sont au bord d'un conflit armé, l'Union européenne a des allégeances conflictuelles envers les parties impliquées, et les États-Unis et la Grande-Bretagne ont renoncé à leur influence et à leur volonté d'aider à régler les différends. Selon le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, « Même la plus petite étincelle peut mener à une catastrophe. »

Bien que ce différend spécifique ne se termine peut-être pas par une « catastrophe », d'autres viendront s'y substituer à mesure que les tensions s'accroîtront dans un monde marqué par la désunion et les désirs cupides des nations. Comme l'écrit Jacques dans le livre du Nouveau Testament qui porte son nom : « D’où viennent les guerres et les luttes parmi vous ? Ne viennent-elles pas d’ici, c’est-à-dire de vos convoitises… Vous convoitez … et ne pouvez obtenir : vous vous battez et faites la guerre » (Jacques 4 : 1 - 2, King James française). Les conflits et la désunion dans le monde d'aujourd'hui découlent de cet esprit de « convoitise » qui afflige les individus et les nations. Le dixième commandement met en garde contre cette tendance humaine.

Un jour, la division sera bientôt remplacée par l'unité et la convoitise, qui consiste à « prendre » aux autres, sera remplacée par l’altruisme, qui consiste à « donner » aux autres. C'est ce que feu l'éducateur et théologien Herbert W. Armstrong a décrit comme la manière de « donner » par opposition à la manière de « prendre ». Pour en savoir plus sur ce mode de vie qui mène à l'unité, à la paix, à la joie et au bonheur, écrivez-nous pour obtenir votre exemplaire gratuit de Mystère des siècles de Herbert W. Armstrong.

Fr Moa