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Gregor Fisher/AFP/Getty Images

Le contrecoup du « tremblement de terre » de l’élection allemande

Que se cache-t-il derrière la crise politique en Allemagne ?

L’élection allemande n’a pas été si « ennuyante » après tout. Le quotidien populaire Allemand, Bild, l’a décrite comme un « tremblement de terre politique ». Deutsche Welle et Spiegel Online l'ont appelé « un point tournant historique » et « une attaque sur notre démocratie libérale ».

Qu'y avait-il de si bouleversant à propos de l'élection fédérale allemande de dimanche ?

  • L’Alternative pour l’Allemagne (AfD) a fait son entrée au Parlement comme le troisième plus grand parti au gouvernement. C’est la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale que l’AfD ou tout autre parti d'extrême-droite entre au Parlement.

  • L’Union chrétienne-démocrate d'Angela Merkel (cdu) a obtenu ses pires résultats depuis 1949.

  • Le Parti social-démocrate (spd) a subi sa pire défaite de l'histoire de l'après-guerre.

Que signifie tout cela pour l’Allemagne et l'Europe ? Les effets de ce séisme politique vont frapper les nations partout dans le monde. Voici pourquoi.

La montée de l'AfD

L'Allemagne a maintenant un parti marginal d'extrême-droite au sein de son Parlement pour la première fois depuis que les nazis étaient au pouvoir sous Adolf Hitler durant la Deuxième Guerre mondiale.

Le parti est difficile à catégoriser. Certains de ses dirigeants ressemblent aux commentateurs conservateurs en Grande-Bretagne et en Amérique—des commentateurs que nous citons souvent sur laTrompette.fr parce qu'ils ont une vision claire des dangers de l'Islam radical et de la migration de masse. Mais d'autres membres de l’AfD sont bien plus extrêmes et sont près d'être des néo-nazis.

L'AfD a gagné 12,6 pour cent des voix selon les dernières projections. Dans certaines régions de l'Allemagne, il a remporté un pourcentage beaucoup plus élevé : parmi les hommes dans l'ancienne Allemagne de l'Est, l'AfD a été le parti le plus populaire.

Remporter 88 sièges (au dernier compte) au Parlement n'est pas seulement une victoire symbolique, mais aussi une victoire très réelle et pratique. Les extrémistes de l’AfD vont maintenant parcourir les plus grandes salles du pouvoir de l’Allemagne. Des hommes comme Andreas Gauland, qui croit que les Allemands devraient être « fiers des exploits des soldats allemands lors des deux guerres mondiales, » apparaîtront bien plus souvent sur les écrans de télévision allemands.

« En un mot : les choses sont sur le point de devenir beaucoup plus désagréables, » écrit Deutsche Welle, en avertissant :

Ce que l’AfD aura, c’est une tribune pour faire leurs discours, au delà du temps de parole considérable dont profitera le parti dans le prochain Bundestag. Les émissions politiques et autres institutions de la culture allemande n'auront désormais pas d’autres choix que de donner une plateforme aux porte-paroles du parti d'extrême droite. Ceci rendra le ton de la politique allemande beaucoup moins mesuré, bien plus grossier et tranchant, qu’il ne l’est en ce moment.

Reste à voir comment Merkel, qui est reconnue pour être absolument imperturbable, se comportera dans un nouvel environnement ou les couteaux sont tirés.

Les autres partis vont continuer à éviter l’AfD, donc il ne sera pas en mesure d’adopter des lois. Le parti semble aussi au bord d’une scission. La présidente de l’AfD, Frauke Petry, vient juste d’annoncer qu’elle ne se joindra pas au groupe parlementaire de l’AfD—tout juste à la limite de quitter le parti. Elle est en désaccord avec les membres les plus extrêmes du parti.

Les législateurs nouvellement élus de l’AfD ne sont même pas près de transformer l’Allemagne. Mais ils peuvent prétendre parler pour des millions d’Allemands, parce qu’ils le font. Cela va amener le changement le plus prononcé dans le ton de la politique allemande, peut-être depuis la fin de la guerre. Et ça aura un effet majeur sur les plus grands partis politiques d’Allemagne, qui viennent de subir de lourdes pertes.

La « victoire » d'Angela Merkel

La chancelière allemande Angela Merkel a remporté l'élection et va entreprendre son quatrième mandat de quatre ans en tant que chancelière fédérale de l’Allemagne. Les chanceliers allemands ne sont pas élus directement par les électeurs ; ils sont nommés par les partis qui ont gagné le plus grand nombre de sièges au parlement. Selon les plus récents résultats, l'Union chrétienne-démocrate du centre-droit de Merkel a obtenu 33 pour cent des voix. Mais c'est à peine une victoire : elle marque la pire performance de son parti depuis 1949, et une chute importante par rapport aux 41,5 pour cent qu'elle avait remportés lors de l'élection précédente. « C'est le genre de revers qui en temps normal serait une raison pour la chancelière d'envisager la démission, » a écrit Deutsche Welle, « mais ces circonstances ne sont pas une situation normale pour l'Allemagne. »

Il semble que la seule raison pour laquelle Mme Merkel puisse continuer en tant que chancelière après une si mauvaise performance électorale est que sa principale opposition, le spd de gauche, a fait encore pire. Les Allemands abandonnent les partis traditionnels pour ceux qui sont plus loin à gauche et à droite.

L'autorité d'Angela Merkel est affaiblie. Elle a occupé le plus haut poste de l'Allemagne depuis 2005, et la recherche pour son remplaçant a déjà commencé. Mais elle prend maintenant une allure urgente. « Le départ de Merkel sera un long auf wiedersehen [au revoir], mais on ne peut nier que son emprise sur le pouvoir a commencé à s'amoindrir au moment où les premiers résultats ont commencé à arriver, » a écrit Politico. « Oui, elle a gagné, mais le soutien pour son parti a chuté de plus de 20 pour cent comparé à 2013, malgré un taux de chômage peu élevé, une économie forte et une série de notes positives qui auraient dû garantir, selon toute vraisemblance, une victoire facile pour les démocrates chrétiens. Même le budget équilibré du ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, n'a pas suffi pour que les électeurs pardonnent à Mme Merkel pour sa gestion de la crise des réfugiés. »

Pire encore, pour Mme Merkel, la défaite est la sienne. Son style de politique est à blâmer. Tout au long de son mandat de chancelière, elle a fait pivoter son parti vers la gauche, empruntant les politiques du spd et même du parti Vert. Si ce n'était de cela, l'AfD n’existerait peut-être pas—certainement pas comme la force électorale que c'est aujourd'hui. Son parti sera maintenant obligé d'aller complètement à l’encontre de son style politique. Il ne faudra pas longtemps avant qu'elle ne soit rejetée aussi.

La chancelière Merkel va trouver qu'il est plus difficile de gouverner durant son quatrième mandat. Mais tout d'abord, elle doit assembler une coalition.

Un gouvernement instable

Joindre une coalition avec Angela Merkel s'est avéré être le moyen le plus sûr de tuer votre parti politique. Les sociaux-démocrates blâment leur passé comme partenaire de la coalition de la chancelière Merkel pour leur défaite historique. Les Démocrates Libres (fdp) ont également collaboré avec elle dans une coalition précédente. L’élection suivante, ils ont si mal paru qu'ils ont perdu tous leurs sièges au Parlement.

Donc personne ne fait la queue pour travailler avec elle cette fois-ci. Les sociaux-démocrates l'ont déjà rejetée. S’ils ne changent pas d'avis, il ne reste qu'une seule alternative viable : la coalition « jamaïcaine ».

Ce serait une coalition entre la cdu de Merkel, le fdp qui est pro-affaires, et le parti environnementaliste Vert. Les couleurs de ces trois partis correspondent au drapeau jamaïcain, d'où provient le nom.

C'est une recette pour l'instabilité. L'Allemagne n'a pas été dirigée par une coalition tripartite depuis les années 1950. Et les deux parties auront des conditions plus difficiles. La plupart des Verts ne veulent même pas être en coalition avec Merkel—ils ont dit aux sondeurs qu'ils préféraient rester dans l'opposition. Et le fdp et les Verts savent que Mme Merkel a l'habitude de dévorer ses partenaires de coalition. Elle les forcera à compromettre avec les promesses qui l'ont fait élire, et leurs constituants les puniront ensuite aux urnes.

Mais une telle coalition ne peut se faire sans compromis. Comment les démocrates libres pro-affaires, qui s'opposent généralement à la réglementation gouvernementale, et les Verts de gauche, qui appuient une augmentation de la réglementation gouvernementale, peuvent-ils cohabiter dans une même coalition ?

« Merkel est sur le point de lancer une administration beaucoup moins stable que dans ses trois derniers mandats, » a écrit Deutsche Welle. Même si elle peut assembler une coalition assez rapidement, il n'y a aucune garantie combien de temps elle durera ou si elle gouvernera efficacement.

Mme Merkel « devra rassembler toute sa capacité diplomatique pour garder unie une coalition fracturée multipartite, tout en faisant face aux attaques d'une faction populiste d'eurosceptique au Parlement, et en restant en selle dans son parti contre ceux qui cherchent à la remplacer, » a résumé le EU Observer. Tout cela au moment où l'Allemagne fait face à de nombreux défis en Europe et sur la scène mondiale.

Un virage à droite

L’élection peut avoir été historiquement mauvaise pour l’Union chrétienne-démocrate et l’Union sociale chrétienne traditionnelles, mais elle pointe aussi vers une voie claire vers la victoire : si vous voulez des voix, virez à droite.

Si la cdu et la csu peuvent regagner les voix qu’ils viennent de perdre à l’AfD, ils seront dans une excellente position pour remporter les prochaines élections. Le virage au centre sous Angela Merkel est terminé.

La cdu va maintenant « virer à droite, » a déclaré Guntram Wolff du groupe de réflexion Bruegel. « Les conservateurs dans le bloc de Merkel—en particulier les Bavarois—chuchotent déjà ‘je vous l’avais bien dit’ » écrit Politico. « Attendez-vous de voir cela continuer et que la chancelière se déplace à droite petit-à-petit sur la migration et les questions liées à l’identité allemande ».

Tandis que la cdu/csu recherche un remplaçant à Merkel, ils ne chercheront pas un autre centriste. Ils vont se concentrer sur la droite.

Comme l’éditeur-adjoint de la Trompette.com a écrit la semaine dernière, l’ancien ministre de la défense Karl-Theodor zu Guttenberg est l’homme parfait pour le poste :

Cet homme pourrait être l’antidote idéal à la montée de l’AfD. Guttenberg en a long à dire sur la crise des migrants, sur l’Islam et sur l’héritage chrétien de l’Allemagne. Il croit aussi que certains migrants doivent être expulsés, et il croit que la présence de l’Islam doit être réduite. Il croit aussi que les Allemands doivent « défendre leur culture ». Ses discours ont presque toujours un ton nationaliste distinct.

Pourtant, alors que Guttenberg communique intelligemment, avec force et patriotisme sur ces questions, il n’est pas trop extrême. Il ne fait pas de remarques ouvertement racistes. Il n’est pas déraisonnable, et il ne tolère pas les solutions extrêmes. Il n’a ni l’apparence ni le ton d’un Nazi.

Pour les Allemands qui sont anxieux et frustrés, mais qui ne veulent pas aller aussi loin que de voter pour l’AfD—ou pour les partisans de l’AfD inconfortables avec les vues extrêmes du parti—Karl Theodor zu Guttenberg est une alternative séduisante.

Les gens parlent déjà de cette façon ! Comme Martin Rupps a écrit sur le site Web de Südwestrundfunk, une société de radiodiffusion publique régionale proéminente, « Je parie qu’Angela Merkel va nommer le Baron Karl-Theodor zu Guttenberg comme son successeur. »

Il y a encore beaucoup à surveiller dans la politique allemande. À quoi ressemblera la coalition ? Qui obtiendra quel poste ? La coalition peut-elle diriger efficacement l’Allemagne dans ce monde de plus en plus dangereux ?

Au fur et à mesure que nous vous apporterons les réponses à ces questions dans les semaines et les mois à venir, nous baserons notre analyse sur la même source que nous l’avons toujours basée. La source qui nous a permis d’avertir de la montée de l’extrême droite au début des années 90—bien avant l’entrée d’un parti d’extrême-droite au Parlement. La même source qui nous a menés à surveiller Guttenberg il y a près d’une décennie. La même source qui vous a prévenus de surveiller l’instabilité politique en Allemagne—et ce qui découlera de cette instabilité. Cette source est la prophétie biblique.

La Bible prophétise que l’Allemagne prendra bientôt une nouvelle direction radicale. Un dirigeant politique à venir bientôt, aura tout à voir avec ça !

La vérité est que bientôt, il y aura un dirigeant allemand qui aura un impact radical sur chaque individu sur Terre.

C’est pourquoi nous nous concentrons tellement sur la politique allemande. C’est pourquoi nous vous avons demandé à plusieurs reprises de commander notre brochure gratuite, Un dirigeant allemand fort est imminent.

Vous devez comprendre ce qui se passe en Allemagne. Mais il y a quelque chose de plus important, de plus fondamental, qui vous touchera encore plus. Vous devez comprendre la prophétie derrière ce qui se passe en Allemagne.

« La prophétie biblique s’accomplit si rapidement, » a écrit le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, dans une lettre aux co-ouvriers l’été dernier. « Il y a de l’espoir en cela parce que la prophétie biblique accomplie est la preuve que Dieu existe—et la preuve de la fiabilité de la Parole de Dieu ! »

Lisez notre brochure gratuite Un dirigeant allemand fort est imminent. Puis, en observant les changements majeurs dans la politique allemande, vous verrez la prophétie biblique se manifester sous vos yeux, et vous aurez de l’espoir pour l’avenir, sachant que Dieu est derrière tout cela. 

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