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Le gouvernement allemand est paralysé

Qu'est-ce que ça signifie pour l'Allemagne, et pour l'Europe ?

Depuis le 24 septembre, la chancelière allemande Angela Merkel tente de rassembler un gouvernement de coalition composé de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), de l'Union chrétienne-sociale (CSU), des Démocrates Libres et des Verts. Comment cela se déroule-t-il ?

Ça va très mal.

Les quatre partis « sont en désaccord sur plus de choses qu'ils ne sont d'accord, » a rapporté Deutsche Welle aujourd'hui. Gardez à l'esprit que les discussions jusqu’à maintenant ne sont simplement que des conversations introductives visant à préparer le terrain pour des négociations formelles. L'article a continué :

Ces pourparlers sont le précurseur informel des négociations de la coalition officielle. En d'autres mots : Comme l'avait prédit la chancelière et beaucoup d’autres politiciens de premier plan, il reste encore un long chemin à parcourir avant qu'elle puisse s'asseoir à une table avec son nouveau cabinet et signer un contrat de coalition.

Comme le souligne l'article, la CDU, la CSU, les Démocrates Libres et les Verts sont en désaccord sur une série de questions fondamentales, y compris la crise des migrants, les politiques énergétiques et climatiques, les pensions et les impôts. La formation d'un gouvernement de coalition, si jamais cela arrive, n'est pas attendue avant des semaines, sinon des mois. Il est presque certain que l'Allemagne entamera Noël et le Nouvel An sans un nouveau gouvernement. Qu'est-ce que cela signifie pour l'Allemagne et pour l'Europe ?

Cela signifie que l'Allemagne, comme l'a noté Deutsche Welle, « est maintenant hors de sa zone de confort politique ».

C'est inquiétant. L'Allemagne d'après-guerre a été remarquablement stable politiquement. Depuis 1982, l'Allemagne n'a eu que trois chanceliers. Les États-Unis ont eu cinq présidents pendant ce temps ; la Grande-Bretagne, six premiers ministres ; et l'Italie, 15 premiers ministres. Encore plus remarquable : depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, il y a plus de 70 ans, l'Allemagne n'a eu que neuf chanceliers. C'est en moyenne huit ans par chancellerie. Durant ce temps, l'Amérique a eu 12 présidents, six ans par présidence ; la Grande-Bretagne, 15 premiers ministres, cinq ans par premier ministre ; et en Italie, 45 premiers ministres, avec une moyenne d'un an et demi chacun.

Ces faits expriment une vérité fondamentale : l'Allemagne d'après-guerre, peut-être plus que toute autre nation moderne, est habituée à la stabilité politique et à l'ordre. Donc que se passe-t-il si ce système politique stable et dépendant s'effondre ? L'histoire fournit la réponse, et elle a tendance à ne pas être agréable.

La Trompette a longtemps anticipé le développement d'une Allemagne plus agressive, plus affirmée, et la montée d'un homme fort en Allemagne. Cette attente est enracinée dans un précédent historique, ainsi que dans la prophétie biblique. Comme nous l'avons expliqué de manière exhaustive, les prophéties d'Ésaïe 10, Habacuc 1, Daniel 8 et 11, entre autres passages, mettent en garde contre l'émergence, au temps de la fin, d'une nation allemande puissante et impérialiste. Si vous connaissez l'histoire, il ne faut pas beaucoup d'imagination pour voir la paralysie politique actuelle évoluer vers cette réalité qui donne à réfléchir. 

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