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Le gouvernement de l’Autorité palestinienne démissionne

LA TROMPETTE

Le gouvernement de l’Autorité palestinienne démissionne

Le Premier ministre de l’Autorité palestinienne, Mohammad Shtayyeh, a démissionné lundi, en même temps que son gouvernement. Bras droit du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas depuis 2019, M. Shtayyeh a déclaré avoir informé M. Abbas de sa décision le 20 février. M. Abbas a accepté la démission de M. Shtayyeh.

Cette décision intervient à la lumière des développements politiques, sécuritaires et économiques liés à l’agression contre le peuple palestinien dans la bande de Gaza et à l’escalade sans précédent en Cisjordanie, y compris dans la ville de Jérusalem.
—Mohammad Shtayyeh

Qui le remplacera ? M. Shtayyeh restera Premier ministre intérimaire jusqu’à ce qu’Abbas nomme un nouveau gouvernement. Certains analystes soupçonnent Mohammed Mustafa, président du fonds souverain de l’Autorité palestinienne, d’être un candidat probable.

Une Autorité palestinienne ‘revitalisée’ ? Alors qu’Israël est sur le point de conclure sa guerre à Gaza, tout le monde s’interroge sur ce qui se passera « le jour d’après ». La semaine dernière, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé son plan pour une Gaza post-Hamas. Il s’agirait notamment de permettre à des personnalités locales de diriger la bande de Gaza sous le contrôle général d’Israël en matière de sécurité.

Mais la communauté internationale, y compris les États-Unis, souhaite que l’Autorité palestinienne prenne le contrôle de Gaza. L’AP gouverne actuellement une partie de la Cisjordanie, mais revendique également la juridiction sur Gaza.

L’AP était censée être un tremplin vers un État palestinien libre, démocratique et prospère. Mais Abbas, au pouvoir depuis 2005, l’a transformée en un fief personnel corrompu et autocratique. Certains prétendent que l’AP peut être « revitalisée » pour gouverner Gaza. Les démissions sont probablement une tentative d’Abbas de donner à l’AP une nouvelle image acceptable.

Pourtant, la faction Fatah d’Abbas a participé au massacre du 7 octobre qui a tué environ 1 200 Israéliens. Et M. Shtayyeh, dans son discours de démission, a affirmé qu’Israël a lancé une « attaque féroce et sans précédent [et] un génocide » contre le peuple palestinien. Il ne s’agit pas là des paroles ou des actions d’un gouvernement qui a changé.

Que se passera-t-il ensuite ? La scène politique palestinienne est confrontée à des changements sismiques. La Trompette s’attend à ce que la politique palestinienne devienne encore plus explosive.

Au bout du compte, peu importe qui est au pouvoir parmi les Palestiniens, il n’y aura pas de paix au Moyen-Orient tant qu’il y aura des groupes qui militent en faveur de la destruction d’Israël. Il est clair que les Palestiniens ne souhaitent pas faire la paix avec Israël ! Mais Israël est tellement las de la guerre et tellement aveuglé par ses illusions qu’il ne veut pas faire face à la réalité ! Sa naïveté le conduit à une catastrophe d’une ampleur sans précédent. Il est facile de voir pourquoi Dieu appelle le processus de paix une « plaie mortelle ».
—Gerald Flurry, rédacteur en chef de la Trompette, Jérusalem selon la prophétie