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Le monde post-vérité

MELISSA BARREIRO/la trompette

Le monde post-vérité

Les gardiens de la vérité se sont révélés indignes de confiance. Les mensonges sont en train d’être légitimés. Que pouvez-vous croire ?

Dix jours seulement après l’attaque du Hamas contre Israël, une explosion a secoué l’un des plus anciens hôpitaux de la ville de Gaza. Le Hamas a accusé Israël d’avoir bombardé sans discernement l’hôpital al-Ahli et d’avoir tué 500 innocents. Les grands médias, dont l’Associated Press, CBS, NBC, BBC, le New York Times et bien d’autres, se sont empressés de publier l’information comme un fait avéré. Lorsque l’histoire s’est répandue, de nombreux dirigeants du monde entier ont condamné Israël pour cette attaque.

En l’espace d’une journée, il est apparu clairement qu’Israël n’était pas le coupable. L’explosion avait été provoquée par une roquette mal tirée par des terroristes palestiniens. Elle n’avait pas touché l’hôpital, mais le stationnement. Elle n’avait pas tué 500 personnes, mais probablement moins d’une centaine.

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L’empressement de la presse à diffuser des allégations non vérifiées du Hamas comme s’il s’agissait de faits n’est qu’un élément parmi des tonnes de preuves de leur partialité et de leur manque de fiabilité. La crédibilité de la presse ne cesse de s’effondrer à cause de ces articles. Un sondage Gallup réalisé en octobre 2023 a révélé qu’un nombre record d’Américains—moins d’un tiers—font « beaucoup » ou « assez » confiance aux médias pour rendre compte de l’actualité de manière complète, équitable et exacte. Près de 3 Américains sur 10 font « peu » confiance à la presse, tandis que près de 4 sur 10 nont « aucune confiance. » Un sondage Statista réalisé en novembre a révélé que les Américains qui ont « beaucoup » ou « assez » confiance dans les journaux sont au nombre épouvantable de 18 pour cent, et de 14 pour cent pour les informations télévisées.

La presse est loin d’être la seule institution publique qui est perçue défavorablement. Des cas très médiatisés de corruption et de tromperie au sein de diverses institutions ont rendu le public méfiant, cynique et blasé. Les gens savent qu’on les exploite et qu’on leur ment de toutes parts.

À chaque point de presse de la Maison-Blanche, les journalistes évoquent des faits désastreux concernant l’économie américaine, un désastre en matière d’immigration ou un embarras en matière de politique étrangère—tandis que les représentants du gouvernement insistent sur le fait que tout ce qu’ils font est extraordinairement réussi et extrêmement populaire : l’économie ne s’est jamais aussi bien portée ! Les prix de l’essence sont bas ! Vous dépensez moins d’argent pour l’épicerie ! Il n’est pas étonnant que le même sondage Statista ait révélé que seulement 26 pour cent des Américains ont « beaucoup » ou « énormément » confiance en la présidence.

Les chiffres révèlent une confiance tout aussi faible dans d’autres institutions : le système médical (34 pour cent), la religion organisée (32 pour cent), la Cour suprême (27 pour cent), les grandes entreprises technologiques, les banques et les écoles publiques (26 pour cent chacune), le système de justice pénale (17 pour cent) et les grandes entreprises (14 pour cent). Selon un rapport publié en octobre, 84 pour cent des Américains désapprouvent la façon dont le Congrès effectue son travail.

L’explosion soudaine des textes et des images générés par l’IA exacerbe ce scepticisme croissant et omniprésent. Les faits alternatifs, les mensonges flagrants, la désinformation, les fausses nouvelles, l’information erronée et la propagande de toutes sortes tourbillonnent autour de nous. La vérité est attaquée. L’érosion de la confiance du public en est le résultat inévitable et justifié.

L’ampleur des effets de cette tendance est impossible à mesurer. Ces institutions contrôlent une grande partie des informations transmises au public. Que se passe-t-il lorsque les gardiens historiques de la vérité se révèlent être des colporteurs de mensonges ?

De plus en plus de personnes se tournent vers les médias alternatifs pour comprendre les actualités mondiales. Nombre de ces sources s’avèrent efficaces pour dénoncer les mensonges couramment répandus. Mais dans de nombreux cas, elles ne sont pas nécessairement dignes de confiance non plus. Nombre d’entre elles sont ouvertement partisanes et certaines diffusent des informations erronées de manière aussi flagrante que les sources traditionnelles.

Dans ce climat, de nombreuses personnes, au lieu de chercher des faits et de s’efforcer de comprendre la réalité, ont commencé à remettre en question l’existence même de la réalité. Le concept de vérité est remplacé par « votre vérité » et « ma vérité »—comme si la vérité elle-même était fictive. Les générations précédentes considéraient Dieu comme le point de départ de la vérité et de la moralité ; les enquêtes suggèrent aujourd’hui qu’une majorité de citoyens américains pensent que la vérité est relative aux circonstances.

En 2016, Oxford Dictionaries a nommé l’expression « post-vérité » le mot de l’année après avoir constaté une augmentation spectaculaire de l’utilisation d’expressions telles que « politique post-vérité » au cours des cinq années précédentes. Cette expression désigne une culture où les faits n’ont aucune importance et où seuls comptent les opinions, les sentiments, les intuitions et la politique. Elle décrit l’état dans lequel le monde est tombé au cours de la dernière décennie. La journaliste britannique Melanie Phillips a souligné l’ampleur de ce phénomène en affirmant que la civilisation occidentale arrive à la fin du siècle des Lumières, qui a débuté il y a 400 ans.

Vous avez probablement entendu des politiciens, des experts, des collègues et des amis utiliser des termes tels que désinformation, fausses nouvelles, guerre de l’information et opérations psychologiques. Ces termes représentent une tentative de décrire la brume de tromperie qui enveloppe notre monde. Il est stupéfiant de constater avec quelle facilité des personnes censées être rationnelles adoptent des idées absurdes, irrationnelles, illogiques, insensées et déraisonnables.

Censure du gouvernement

La partialité des médias est presque aussi ancienne que l’humanité elle-même, mais les technologies informatiques et les médias de masse ont amplifié la capacité de l’humanité à répandre des mensonges mille fois plus vite que par le passé.

Une récente enquête publiée par Gallup et la Knight Foundation indique qu’environ la moitié des Américains pensent que les médias essaient délibérément de les tromper. Dans de nombreux cas, ces citoyens ont raison de dire que les journalistes mentent sciemment.

Aux États-Unis, les médias grand public ont commencé à pencher à gauche dans les années 1960 et 1970, à mesure que les spécialistes de l’information sortaient des universités de l’Ivy League qui penchaient à gauche. Cependant, la partialité des médias s’est intensifiée après la victoire surprise de Donald Trump lors de l’élection présidentielle de 2016. Les médias ont affirmé qu’il y avait 90 pour cent de chances qu’Hillary Clinton soit élue. Lorsque cela ne s’est pas produit, ils ont commencé à affirmer que la Russie s’était immiscée dans l’élection.

Le canular qui en a résulté est peut-être le plus grand scandale politique de l’histoire des États-Unis, et il n’est pas nécessaire d’être conservateur pour le croire. Indépendamment de ce que vous pensez de Trump, il n’existe aucune preuve qu’il se soit associé à une puissance étrangère pour voler l’élection. Pourtant, les responsables du renseignement de Barack Obama ont conspiré avec les médias pour fabriquer de fausses histoires prétendant exactement cela.

Le Bureau fédéral d’enquête des États-Unis (FBI) a fuité des informations à Michael Isikoff, de Yahoo News. Ce dernier a publié les informations dans un article du 23 septembre 2016, que le fbi a utilisé comme preuve corroborant pour obtenir l’autorisation du tribunal d’espionner la campagne de Trump. En d’autres termes, le fbi s’est servi des médias pour fabriquer des preuves. Les forces de l’ordre et les médias ont formé une chambre d’écho dont au moins certains responsables des médias devaient avoir connaissance. L’objectif n’était pas le journalisme, mais les poursuites politiques.

Et cela a marché. Les accusations ont donné à l’administration Obama un prétexte pour signer, le 23 décembre 2016, la Countering Foreign Propaganda and Disinformation Act (Loi sur la lutte contre la propagande étrangère et la désinformation). D’un trait de plume, un complexe industriel de censure est né.

La Loi sur la lutte contre la propagande étrangère et la désinformation autorise le département d’État des États-Unis à prendre des mesures contre la propagande par l’intermédiaire d’un groupe interinstitutionnel. Elle a autorisé un financement de 160 millions de dollars sur une période de deux ans et a permis au U.S. Global Engagement Center (Centre d’engagement mondial des États-Unis) de se concentrer non plus sur la lutte contre la propagande islamique, mais sur la lutte contre la propagande russe. Au cours des années suivantes, le gouvernement fédéral a dépensé des milliards de dollars pour créer une machine de contre-désinformation exerçant une influence sur les secteurs public et privé.

Mais cet argent n’a rien fait pour défendre les Américains contre les mensonges et la désinformation. Il a permis au gouvernement d’accuser sans preuve des dizaines d’innocents d’être des laquais des Russes.

C’est une déclaration stupéfiante, mais il est possible de prouver qu’elle est vraie. L’achat de Twitter par Elon Musk le 27 octobre 2022 a permis aux journalistes de consulter des documents prouvant la collusion entre le fbi et Twitter. Quiconque a examiné les Dossiers Twitter peut facilement constater que, avant d’être acheté par M. Musk, Twitter fonctionnait comme bras du gouvernement fédéral.

Le 2 mars 2023, Matt Taibbi a publié un fil de 50 tweets, le 17e volet des Dossiers Twitter, dévoilant comment le Centre d’engagement mondial a travaillé avec le laboratoire de recherche en criminalistique numérique de l’Atlantic Council pour censurer des milliers de comptes Twitter associés à des nationalistes russes et indiens. Pourtant, des courriers électroniques entre l’Atlantic Council et l’ancien responsable de la confiance et de la sécurité de Twitter, Yoel Roth, montrent que la liste noire de l’Atlantic Counsel était remplie d’Américains ordinaires n’ayant aucun lien avec l’Inde ou la Russie.

Le complexe industriel de la censure muselait les conservateurs américains qui s’y opposaient.

Médias alternatifs

Les Américains ont affaire à bien plus qu’à des médias gauchistes : ils sont soumis à un cartel contrôlé par l’« État profond ». Il s’agit d’un risque existentiel pour la liberté individuelle.

Conscient de ce risque, Musk a dépensé 44 milliards de dollars afin d’acheter Twitter, le privatiser et en faire un bastion de la liberté d’expression. D’autres conservateurs suivent son exemple.

À travers les États-Unis, les sites de médias alternatifs prolifèrent, les défenseurs de la liberté d’expression luttant contre le complexe industriel de la censure qui s’est emparé du monde occidental. Cependant, aussi importante que soit la liberté d’expression dans toute république démocratique, la prolifération des sites d’information présente également un danger : la vérité est la première victime de la guerre, et ce fait est particulièrement vrai dans les guerres de l’information.

De nombreux médias alternatifs peuvent être comparés à des groupes de guérilla qui tentent de lutter contre le léviathan qu’est le complexe industriel de la censure. Pourtant, le fait que votre ennemi soit un menteur ne signifie pas forcément que vous dites la vérité. De nombreux sites de médias alternatifs diffusent des faits alternatifs, des mensonges flagrants, de la désinformation, des fausses nouvelles, des informations erronées et de la propagande de leur cru.

Un exemple de ce phénomène est l’idée que l’invasion de l’Ukraine par la Russie est une tentative d’empêcher les laboratoires américains de ce pays de créer de nouvelles variétés du virus COVID-19. Il s’agit d’une théorie de complot qui a fait son chemin sur de nombreux sites de médias alternatifs. Il est prouvé que le gouvernement américain envoie de l’argent à des centres de recherche médicale en Chine, en Ukraine et dans bien d’autres pays. Il est également établi que l’Institut de virologie de Wuhan utilisait des techniques d’épissage de gènes mises au point à l’université de Caroline du Nord dans le cadre de ses recherches sur le coronavirus. Il est donc très probable que la COVID-19 ait été mise au point à l’université de virologie de Wuhan à l’aide de techniques américaines d’épissage de gènes. Mais rien ne prouve que les laboratoires ukrainiens travaillaient sur cette séquence génétique particulière avant l’apparition de la COVID-19. Les médias qui rapportent le contraire ne rapportent pas objectivement des faits vérifiables.

Dans des circonstances normales, les gens seraient sceptiques face aux affirmations farfelues émanant de sites d’information marginaux. Mais les fausses nouvelles diffusées par les grands médias sont devenues si graves que beaucoup tombent dans le piège de l’illusion selon laquelle l’ennemi de mon ennemi est mon ami, et commencent à croire des théories non vérifiées.

Les gens deviennent anxieux lorsqu’ils ne savent pas à qui faire confiance. Cela crée un vif désir pour un monde plus ordonné. Les démagogues de tout l’échiquier politique exploiteront ce désir.

La civilisation dépend d’une population capable de distinguer les faits des opinions et d’analyser logiquement le monde qui l’entoure. C’est ce que Thomas Jefferson voulait dire lorsqu’il a déclaré : « Si une nation s’attend à être ignorante et libre, dans un état de civilisation, elle s’attend à ce qui n’a jamais été et ne sera jamais. »

Un univers rationnel

De nombreuses personnalités publiques sont devenues si nonchalantes à l'égard du mensonge qu'elles mentent délibérément, même lorsqu’il est facile de vérifier les faits. Lors d’un discours prononcé à Milwaukee, dans le Wisconsin, en août 2023, Joe Biden a déclaré qu’il avait réduit la dette nationale. Il n’est pas nécessaire de fouiller dans les mandats de perquisition fédéraux ou dans les données des carottes glaciaires pour constater que c’est faux. Toute personne ayant accès à Internet peut consulter l’horloge de la dette nationale américaine, qui montre que personne n’a réduit la dette nationale depuis plus de 20 ans. Pourtant, Biden dira qu’il l’a fait parce qu’il sait qu’une grande partie de la société ne se soucie pas de la vérité.

Lorsque des hommes d’affaires, des journalistes, des politiciens et des scientifiques peuvent s’en tirer avec des mensonges aussi flagrants, cela montre que la société est au bord de l’effondrement. Nous approchons d’un point où non seulement les gens ne savent pas ce qui est factuellement exact, mais où ils ne se soucient même plus de l’exactitude des faits.

La plupart des gens ont du mal à distinguer les faits objectifs des opinions subjectives. Dans son livre The World Turned Upside Down : The Global Battle Over God, Truth and Power (Le monde à l’envers : la bataille mondiale sur Dieu, la vérité et le pouvoir), Melanie Phillips soulève un point important. Elle note que la capacité de penser rationnellement vient de Dieu.

« Le monothéisme était essentiel au développement de la science », écrit-elle. « La science occidentale s’est développée à partir de l’idée novatrice que l’univers était rationnel, et cette croyance nous a été transmise par la Genèse, qui énonce la proposition révolutionnaire selon laquelle l’univers a un Créateur rationnel. Sans une telle intelligence intentionnelle, l’univers n’aurait pas pu être rationnel ; il n’y aurait donc pas eu de place pour la raison dans le monde parce qu’il n’y aurait pas eu de vérités ou de lois naturelles que la raison aurait pu découvrir. L’athéisme, en revanche, considère que le monde provient d’une source aléatoire et donc irrationnelle, de sorte que la raison n’est qu’un sous-produit accidentel. »

En d’autres termes, la vérité est connue et révélée par le Créateur. Lorsque les humains rejettent cette vérité, ils se forgent leurs propres opinions qu’ils vénèrent—qu’ils qualifient souvent de « vérité ». Lorsque cette pensée s’enracine, ils cessent de se préoccuper de la différence entre le vrai et le faux, et la société entre dans une période de post-vérité comme celle que connaissent actuellement l’Amérique et le reste du monde.

Chaque personne croit en quelque chose. Lorsque les gens ne croient pas en la révélation ou même en la simple preuve physique de leur propre Créateur, ils croient en leurs propres sens physiques, leur propre pensée, leurs propres opinions et leur propre volonté—qui est facilement influencée par un certain nombre de religions et d’idéologies qui déforment les faits et n’expliquent pas les lois physiques et spirituelles du Créateur.

C’est pourquoi l’apôtre Paul a écrit que ceux qui « ne se sont pas souciés de connaître Dieu » sont « livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes » (Romains 1 : 28).

Si l’on rejette la révélation du Créateur, contenue dans la Bible, si l’on rejette l’existence même du Créateur, on ne tarde pas à rejeter également les lois qui régissent l’univers. L’apôtre Pierre a développé cette vérité en écrivant que ceux qui « vont après la chair dans un désir d’impureté » deviennent comme des « brutes qui s’abandonnent à leurs penchants naturels » (2 Pierre 2 : 10-12). Le mot grec pour « brute » est alogos, qui, selon le contexte, peut signifier absurde, irrationnel, déraisonnable ou même contre le Logos.

La Parole (Logos) est l’Être par lequel Dieu (Theos) a imparti la rationalité à la création physique (Jean 1 : 1-3). Se rebeller contre Dieu et Sa Parole peut faire perdre à une personne la capacité de penser rationnellement, lui donnant les capacités de raisonnement limitées d’une bête brute naturelle. C’est pourquoi tant de gens croient que le socialisme fonctionne, que votre sexe biologique est fluide, que le transgenrisme est sain et que le monde va s’écrouler dans une décennie si tout le monde ne s’équipe pas d’une voiture électrique. Ils ne se soucient plus de la logique, des faits, des preuves ou de la vérité. Ils sont obnubilés par leurs propres sentiments, opinions et passions.

Trouver la vérité

À qui pouvez-vous faire confiance ? Comment savoir ce qui est vrai ? Il y a un moyen ! Vous pouvez savoir.

Lorsque vous vous réveillez le matin, vous constatez que vous et l’univers qui vous entoure êtes réels, que tout fonctionne selon des lois interdépendantes et que ces lois ont été conçues dans l’intention et pour le bénéfice des êtres humains. À moins que vous ne soyez assez obstiné pour fermer les yeux sur la réalité, vous comprenez que cela nécessite l’existence d’un Créateur doté d’une intelligence et d’un pouvoir panoramiques—et d’un lien direct avec Sa création humaine.

Reconnaître la réalité, c’est aussi reconnaître l’existence d’une puissante force de tromperie et de destruction.

Reconnaître la réalité, c’est aussi reconnaître que dans l’histoire de l’humanité, il n’y a rien qui ait des prétentions aussi fortes et qui fournisse des preuves aussi solides que la communication venant de ce Créateur, enregistrée dans la Bible. Prouver l’authenticité et l’autorité de la Bible doit être un choix individuel de chaque personne.

Le but de la Bible est de fournir aux êtres humains, dans un monde de mensonges, le chemin vers la vérité—historique, prophétique, gouvernementale, biologique, physique et spirituelle. Elle ne prétend pas contenir la totalité de la connaissance, mais comme l’a expliqué Herbert W. Armstrong dans Le mystère des siècles, elle contient le « fondement de la connaissance ». Elle contient la vérité du Créateur, autrement inconnue des êtres humains qu’Il a créés. « Le commencement de la sagesse, c’est la crainte de l’Éternel ; et la science des saints, c’est l’intelligence » (Proverbes 9 : 10). C’est pourquoi les meilleurs journalistes croient en un Créateur rationnel. Dans une société post-vérité, on entend toutes sortes de déclarations contradictoires sur la famille, le genre, le sexe, la politique et une myriade d’autres sujets. Mais ceux qui reconnaissent au moins l’existence d’un Créateur, les lois de la réalité et la nature rationnelle de la création savent qu’il est impossible que deux vérités se contredisent. Par conséquent, si vous lisez une déclaration contradictoire, vous savez que votre recherche de la vérité n’est pas terminée.

Proverbes 25 : 2 indique que cette recherche est un défi : « La gloire de Dieu, c’est de cacher les choses ; la gloire des rois, c’est de sonder les choses. » Cela demande des efforts.

Cela requiert également de l’humilité. Jésus a dit : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants » (Matthieu 11 : 25). N’est-ce pas vrai ? Les personnes les plus sophistiquées, les plus intelligentes, les plus riches et les plus puissantes ne sont pas celles qui détiennent le plus de vérité ! Ceux qui détiennent le plus de vérité ont une relation avec le Créateur qui possède la vérité et ont une attitude révérencieuse et soumise à Son égard. Trouver la vérité ne signifie pas être un suiveur crédule ou naïf, mais cela nécessite d’éviter l’un des pires obstacles qui vous empêche de trouver la vérité : croire que vous la possédez déjà. Une personne rationnelle admet ce qu’elle ne sait pas et cherche humblement une source fiable pour lui fournir la vraie connaissance. Et même si vous trouvez la vérité, vous retomberez dans « votre vérité » ou dans la « vérité » de quelqu’un d’autre si vous n’agissez pas en conséquence (« Qu’est-ce que la vérité ? », page 35).

Moïse et Paul ont tous deux confirmé que la vérité devait être établie « sur la déposition de deux ou de trois témoins » (Deutéronome 19 : 15 ; 2 Corinthiens 13 : 1). Il s’agit d’un principe journalistique souvent négligé qui aurait pu empêcher la tromperie du RussiaGate avant qu’il ne commence. Un ancien agent du MI6 a formulé de nombreuses allégations contre Donald Trump dans un dossier non vérifié, mais l’affirmation selon laquelle Trump était de connivence avec la Russie manquait de preuves.

Paul nous avertit : « [L]es mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs » (1 Corinthiens 15 : 33). Lorsqu’une source d’information ment, demandez-lui des comptes ! Vous devez accorder une grande importance à la vérité. Tous les médias commettent parfois des erreurs, mais les sources d’actualités, qu’elles soient grandes ou petites, populaires ou alternatives, de droite ou de gauche, qui se révèlent corrompues, ne méritent ni d’être lues ni d’être regardées, et ne sont pas dignes de votre confiance.

L’ère de la post-vérité s’inscrit dans une période prophétisée d’« une puissance d’égarement », où ceux qui n’aiment pas la vérité seront séduits (2 Thessaloniciens 2 : 9-11). Dans de nombreux cas, Dieu rend délibérément la vérité difficile à découvrir, parce qu’Il veut que nous aimions la vérité et que nous nous battions pour elle !

Jeter la vérité par terre

Il y a une source de vérité et une source de mensonge. « … Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge » (Jean 8 : 44).

Le diable existe, même si de nombreuses personnes ne le voient pas. C’est la raison pour laquelle une intelligence et une volonté tellement étendues coordonne tant de mensonges.

« Elle s’éleva jusqu’au chef de l’armée, lui enleva le sacrifice perpétuel, et renversa le lieu de son sanctuaire. L’armée fut livrée avec le sacrifice perpétuel, à cause du péché ; la corne jeta la vérité par terre, et réussit dans ses entreprises. » Cette prophétie de Daniel 8 : 11-12 concerne le temps de la fin (Daniel 12 : 4, 9) et décrit les personnes inspirées par le diable dans l’unique et véritable Église de Dieu et dans les nations issues de l’ancien Israël, en particulier les États-Unis.

L’armée est une armée d’hommes maléfiques inspirés par le diable et d’autres anges déchus qui aident un dirigeant de l’Église et un dirigeant des États-Unis à jeter « la vérité par terre ». Comme l’explique le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, dans son livre L’Amérique sous attaque, le président le plus anti-Bible de l’histoire des États-Unis, Barack Obama, remplit ce dernier rôle. Il n’est plus en fonction, mais lui et ses agents ont travaillé d’arrache-pied dans le complexe industriel de la censure pour renverser les États-Unis. Les tromperies commises par d’autres personnes, y compris les conservateurs et les médias alternatifs, proviennent également du père du mensonge, mais actuellement, ce dernier agit principalement par l’intermédiaire de ce dirigeant politique.

Dans l’Église de Dieu, le père du mensonge s’est servi d’un haut dirigeant et de ses nombreux partisans pour jeter par terre la vérité biblique. Aujourd’hui, une foule de bureaucrates, de chefs militaires, d’agents de renseignement, de magnats des médias, d’entrepreneurs technologiques, de financiers et d’espions aident Obama à jeter par terre la vérité constitutionnelle, morale, biblique, historique et même scientifique.

Les enjeux n’ont jamais été aussi élevés. Nous avons tous été coupables, à un certain degré, de ne pas aimer la vérité et de ne pas agir en fonction de la vérité ; et nous sommes tous en danger de perdre la vérité que nous considérions autrefois comme acquise—même les vérités les plus fondamentales, les plus belles ! Le Créateur de l’univers, la Source de la vérité, est en train d’exposer les mensonges de notre nation, de nos églises, de la seule vraie Église et de votre propre vie. Pourquoi ? Pour nous donner, ainsi qu'à nos nations, une chance de nous repentir de nos propres mensonges, de notre « culte de la volonté » (Colossiens 2 : 23) et de nos attitudes tièdes, et de devenir humbles, obéissants, croyants et passionnés par la vérité !

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