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Daniel Mccollough/Unsplash

Le mystère de l’Église (vingt et unième partie)

Le Mystère Des Siècles – Chapitre 6

La suite provenant de Le mystère de l’Église (vingtième partie)

L'empereur et la fausse Église

Quel fut le sort de la véritable Église durant ces siècles où l’Évangile fut supprimé ?

L’empereur Constantin mourut en 337 de notre ère, un peu plus de trois cents ans après la crucifixion du Christ. Il avait donné sa bénédiction à une Église qui prétendait être celle fondée par le Christ.

Ne craignant plus, désormais, d’être opprimés, les anciens persécutés devinrent persécuteurs. Ceux de la véritable Église qui osaient ne pas être d’accord avec leurs doctrines furent traités d’hérétiques, dignes de châtiment.

Aux environs de 365, le Concile catholique de Laodicée écrivit dans l’un de ses canons les plus connus : « Les chrétiens ne doivent pas judaïser en se reposant le jour du sabbat, mais plutôt travailler ce jour-là, honorant ainsi le jour du Seigneur. Ceux qu’on verra judaïser, qu’ils soient anathèmes par rapport au Christ ! ». Il s’agissait là d’une condamnation pure et simple à la torture et/ou à la mort. La fausse Église ne mit pas elle-même à mort les vrais croyants, mais elle les fit mettre à mort (Apocalypse 13 : 15). Ce décret de l’an 365 prouve nettement qu’il existait de véritables chrétiens qui observaient le Sabbat.

Le petit reste des chrétiens de l’ère de Smyrne s’enfuit une fois de plus, à la recherche de la liberté religieuse dont il avait besoin pour pratiquer ses croyances.

Ces chrétiens ont laissé peu de traces. De temps à autre, on les mentionne dans les marges des ouvrages d’histoire, comme des hérétiques, ridiculisés et traqués par leurs ennemis. Mais le meilleur témoignage les concernant vient de Jésus Lui-même, par les mots d’encouragement qu’Il a adressés à l’Église de Smyrne : « Je connais ta tribulation et ta pauvreté … Ne crains pas ce que tu vas souffrir … Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie » (Apocalypse 2 : 9-10).

Puis le témoin passa des chrétiens de Smyrne à ceux de l’ère de Pergame.

Ces derniers furent appelés à transmettre la vérité durant l’une des périodes les plus difficiles de l’histoire — l’ Âge des ténèbres.

La puissance et l’influence de la grande Église universelle s’étendirent considérablement, poussant toujours plus loin, dans le désert, ceux qui s’agrippaient à la vérité divine.

Ils n’étaient jamais bien loin de la menace de persécution et du martyre.

Aussi, seul un petit nombre de chrétiens, dans l’ère de Pergame, demeura fidèle.

Mille ans après que Jésus eut fondé Son Église, le reste de l’ère de Pergame, exténué, passa à son tour le témoin.

L’ère de Thyatire prit un départ fulgurant, prêchant le repentir dans les vallées alpines du sud de la France et du nord de l’Italie. Un grand nombre reçut la prédication et se convertit.

Les autorités ecclésiastiques ne tardèrent pas à réagir, face à ce défi.

Les leaders de la véritable Église furent arrêtés. Plusieurs furent martyrisés.

Après la mort de ses premiers chefs, l’Église de Dieu connut un déclin temporaire, puis resurgit sous la conduite dynamique de Pierre Valdo. Pendant plusieurs années, au xiie siècle, ces Vaudois prospérèrent dans les vallées alpines, prêchant les vérités qu’ils détenaient encore. Des brochures et des articles furent rédigés et copiés à la main. L’imprimerie n’avait pas encore été inventée.

Comme Jésus l’avait prophétisé, l’ère de Thyatire rendit à Dieu un « fidèle service », et fit preuve de constance. Ses dernières œuvres furent plus nombreuses que les premières.

Cependant, une fois encore la persécution s’abattit alors que l’Inquisition battait son plein dans les paisibles vallées qui avaient, pour un temps, procuré un havre de paix à l’Œuvre de Dieu.

Une bonne partie de ceux qui survécurent commencèrent à adopter les coutumes et les traditions du monde.

L’Europe avait alors de nombreux groupes dispersés, qui se disaient chrétiens.

Entre-temps, le monde était en train de changer. L’imprimerie avait été inventée, et la connaissance se mit à augmenter. La Réforme protestante rompit le monopole de l’Église de Rome.

Alors que les guerres de religion ravageaient le continent européen en ce Moyen-Âge, un grand nombre de réfugiés s’enfuirent en Angleterre, où régnaient une sécurité et une tolérance relatives. Parmi eux se trouvaient des membres de la véritable Église. Ils avaient conservé leurs doctrines et leurs croyances, et notamment la connaissance relative au Sabbat.

Les puritains, observateurs stricts du dimanche, s’opposèrent à eux, mais, en dépit d’une opposition croissante, au début du XVIIe siècle, il y eut, en Angleterre, plusieurs congrégations qui gardaient le Sabbat. Jésus était en train de susciter la cinquième ère de Son Église : Sardes.

L’Angleterre protestante, toléra de moins en moins les dissidents, y compris ceux qui observaient le Sabbat.

La véritable Église, en Angleterre, dépérit. Néanmoins, de l’autre côté de l’océan, on découvrait un nouveau monde.

Stephen Mumford, membre de l’une des églises, à Londres, qui observaient le Sabbat, quitta l’Angleterre à destination de Rhode Island, en 1664. Rhode Island était la plus petite colonie américaine, et elle avait été fondée par Roger Williams, un baptiste qui avait fui la persécution lancée par les puritains du Massachusetts.

Rhode Island fut le premier endroit au monde à garantir la liberté de religion en tant que principe fondamental de sa constitution. Ne trouvant personne qui observât le Sabbat, Mumford et sa femme commencèrent à s’associer à l’église baptiste de Newport. Il ne fit pas de prosélytisme, mais maintint discrètement ses convictions. Plusieurs des membres de la congrégation observant le dimanche finirent par être convaincus que, eux aussi, ils devraient observer le Sabbat.

Ils formèrent la première congrégation à observer le Sabbat en Amérique.

Au début, ils se réunirent dans des demeures privées. Au musée historique de Newport, leur registre a été préservé ; il contient leurs noms, le montant de leurs contributions, et même les comptes rendus des ordinations.

Le premier bâtiment de réunions qu’ils ont construit, à Newport, au début du XVIIIe siècle — simple mais élégant — a également été préservé. D’autres se rallièrent à leurs croyances, car Dieu appelait de plus en plus de gens pour accomplir Son Œuvre dans le Nouveau Monde.

Une seconde congrégation fut fondée à Hopkinton. Cette église ne tarda pas à prospérer et à compter plusieurs centaines de membres. Un pont marque, aujourd’hui, l’emplacement où leur lieu de réunion se dressait jadis. Plusieurs milliers de personnes y furent baptisés, sur les berges de la rivière Pawcatuck. Puis l’Église amorça un déclin spirituel.

Vers le milieu des années 1800, de nouvelles congrégations, très actives, firent leur apparition suite de la prédication de William Miller (1831-1849), à travers le Midwest américain.

À Battle Creek, dans le Michigan, en 1860, des milliers de personnes furent persuadées d’accepter les croyances des disciples de Ellen G. White.

Ils abandonnèrent le véritable nom — Église de Dieu. Ils substituèrent au véritable Évangile du Royaume de Dieu les doctrines de Ellen G. White comme celles du « principe de la porte fermée », du « jugement d’investigation », une doctrine des « deux mille trois cents jours », et l’ « esprit de prophétie », identifiant Mme White comme la prophétesse de l’Église, responsable de l’énoncé de la doctrine de cette dernière.

Ils adoptèrent le nom de « Adventistes du septième jour », qu’ils conservent encore à ce jour. Mais ceux qui restaient de la véritable Église de Dieu refusèrent d’accepter ces enseignements et ces doctrines, et ils restituèrent certaines vérités qui avaient été laissées de côté au cours des siècles précédents.

Ils installèrent leur siège central à Marion, dans l’Iowa, puis à Stanberry, dans le Missouri. Une revue —  « The Bible Advocate » (Le défenseur de la Bible) — fut publiée. Leurs efforts portèrent quelques fruits : de petites congrégations apparurent dans tout le pays.

Et c’est ainsi qu’au xixe siècle, une petite congrégation de l’Église de Dieu fut établie dans la paisible vallée de la Willamette, dans l’État de l’Oregon.

Il s’agissait de fermiers, sans éducation officielle. Il leur manquait des ministres formés pour les instruire et les guider. Néanmoins, ils portaient toujours le nom — Église de Dieu — et ils observaient fidèlement le jour du Sabbat.

L’Église de Dieu avait connu bien des vicissitudes au cours des siècles turbulents, depuis le jour de la Pentecôte. Elle était faible et manquait d’influence. Des années de persécutions et de compromis avaient pesé lourdement sur elle. Une bonne partie de la vérité avait été perdue, mais elle avait maintenu le cap.

Dans la vallée de la Willamette, le peuple de Dieu attendait. Le moment approchait, pour lui, de passer à nouveau le témoin — à ceux que Dieu allait appeler pour accomplir Son Œuvre du temps de la fin.

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