Recevez notre bulletin électronique offert.

Le pape nomme un ancien immigrant clandestin évêque

SARAH L. VOISIN/THE WASHINGTON POST VIA GETTY IMAGES

Le pape nomme un ancien immigrant clandestin évêque

Evelio Menjivar-Ayala est arrivé aux États-Unis caché dans le coffre d'une voiture. Le 1er mai, le pape Léon XVI l'a nommé évêque de Wheeling-Charleston, en Virginie occidentale.

Cette nomination est la dernière d'une série de piques lancées par le Vatican contre le président Trump. Le pape a fait plusieurs déclarations critiquant l'application des lois sur l'immigration aux États-Unis, qu'il juge indignes, troublantes et « inhumaines ».

Evelio Menjivar-Ayala est lui aussi un critique virulent des politiques de l'administration Trump en matière d'immigration.

  • L'année dernière, il s'est opposé aux perquisitions des agents d'immigration contre les migrants violents à Washington, en disant : « Cela aurait pu être moi. Depuis des semaines, le gouvernement fédéral poursuit une campagne de “choc et de terreur” de menaces agressives et d'opérations hautement visibles d'une légalité douteuse qui vont bien au-delà d'une simple “application” des lois sur l'immigration », a-t-il écrit à l'époque.

  • Il a prononcé une partie de son discours d'acceptation en espagnol, malgré le fait que seulement 2,4 pour cent de la population de son nouveau diocèse soit Latino.

Un grand nombre des clandestins qui entrent aux États-Unis sont catholiques. En fait, il y a dix ans, Robert McElroy, alors évêque de San Diego, estimait que l'expulsion massive de clandestins pourrait supprimer 10 pour cent des paroissiens de l'Église catholique.

En 2011, l'archevêque José Horacio Gómez a décrit l'immigration comme un moyen de modifier fondamentalement le caractère des États-Unis, en disant : « L'immigration est la clé de notre renouveau américain. »

  • Il a décrit les États-Unis à l'époque de « Washington, Jefferson et Madison » et à l'époque des « grands documents comme la Déclaration d'indépendance et la Déclaration des droits » comme une histoire « anglo-protestante ». Il voulait promouvoir une version « hispano-catholique » des États-Unis, « centrée non pas sur la Nouvelle-Angleterre, mais sur la Nueva España, la Nouvelle-Espagne, d'un bout du continent à l'autre ».

Lorsque le pape Léon a été élu, la Trompette a écrit :

Faudra-t-il un pape américain pour faire tomber le système économique traditionnel américain ? Inonder les États-Unis d'immigrants provenant de nations où la doctrine sociale catholique est pratiquée est certainement un moyen d'abattre le système américain de libre marché. […] Comme François avant lui, le nouveau pape utilisera sans aucun doute l'immigration hispanique pour éloigner les États-Unis des principes traditionnels du marché libre sur lesquels le pays fut fondé, et pour le rapprocher du néo-féodalisme du Saint-Empire romain germanique.

Près d'un a plus tard, c'est manifestement ce qu'il a fait.