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Ashkan Forouzani/unsplash.com

Le Proche-Orient livre à l’Iran

Le coût élevé pour monter une affaire avec la république islamique.

Les États-Unis sont sur le point de passer le contrôle du Proche-Orient à l’Iran. Sur un plateau d’argent.

C’est l’un des développements géopolitiques des plus étourdissants depuis la chute du mur de Berlin.

Dans sa National Intelligence Estimate (nie) [un rapport d’évaluation] publiée le 3 décembre 2007, le National Intelligence Council a dit qu’il a maintenant «pleine confiance» dans le fait que l’Iran a arrêté son programme d’armes nucléaires, il y a plus de quatre ans. Le rapport, qui a provoqué un séisme dans les cercles gouvernementaux, était le dernier et le plus dramatique d’une série de signes révélant un changement, tout à fait remarquable, depuis plusieurs années, dans la politique étrangère américaine.

Bien plus, il montre à quoi le voisinage de l’Iran et de l’Iraq est sur le point de ressembler—et ce n’est pas joli.

La NIE était un pas—un grand pas—dans une danse maladroite que les États-Unis et l’Iran exécutent depuis les attaques terroristes du 11 septembre 2001. Les choses deviendront plus claires tout le temps que l’Iran mènera la danse.

La «victoire» de l’Iran

Le manque d’Armes de destruction massives (ADM) trouvées en Iraq depuis que l’Amérique a évincé Saddam Hussein en 2003 a complètement ravagé la réputation des renseignements américains. Les fonctionnaires des renseignements ont appris leur leçon. La nouvelle nie a instantanément restauré la confiance sans réserve et le soutien exalté de la presse américaine. Presque chaque critique des renseignements, qui a guidé la décision de l’Amérique d’envahir l’Iraq—incluant les gouvernements étrangers sympathisants de l’Iran comme la Russie et la Chine—a immédiatement accepté la nouvelle nie comme une écriture sacrée.

Si les renseignements ont exagéré les capacités de l’Iraq à avoir des ADM en 2003, ce rapport—dans ses effets—est allé à 180 degrés dans la direction opposée. Il a, à lui seul, éliminé toute raison d’une action militaire contre l’Iran, et a même fait écarter la perspective de plus de sanctions. En neuf pages laconiques, il a porté un coup mortel à l’effort international consistant à empêcher l’Iran de devenir une puissance nucléaire.

Combien ce rapport accroîtra-t-il le prestige de l’Iran, régionalement et même à l’échelle mondiale, est devenu évident immédiatement dès sa publication! Le premier signe a été l’effronterie accrue de l’Iran—M. Amadinejad parlant de sa «victoire» et du «coup fatal» à l’action militaire américaine; les officiels iraniens demandant la fin des sanctions de l’ONU, des excuses américaines, et des dommages et intérêts; le ministre du pétrole de l’Iran déclarant le dollar américain «douteux», et annonçant plus aucun commerce de pétrole avec des billets verts. Cela a aussi sonné le glas pour la pression internationale contre l’Iran, comme la Russie qui dit que la discussion sur plus de sanctions de l’ONU devrait finir, et qui promet de reprendre le travail sur le réacteur nucléaire de l’Iran à Bushehr.

Certes, l’administration Bush continue à faire pression pour obtenir des sanctions. Mais elle n’y arrivera pas. Pour tous les buts pratiques, quelle que soit l’urgence qu’il puisse y avoir eu à affronter, la menace de l’Iran s’est dissipée.

Quel changement soudain et radical! Le dernier rapport des renseignements sur le sujet, publié en mai 2005, déclarait «avec une pleine confiance que l’Iran était déterminé, actuellement, à développer des armes nucléaires». Pourquoi cette volte-face? Était-ce simplement le résultat de meilleurs renseignements, devenus subitement disponibles?

De manière scandaleuse, l’évidence accablante indique que la raison principale de ce changement n’était pas la poursuite de la vérité, mais les préceptes de la politique.

Un rapport défectueux

Beaucoup de gens—y compris la c.i.a. et d’autres fonctionnaires gouvernementaux—ont démoli la nie pour un certain nombre de raisons. Les officiels en Israël et en Grande-Bretagne ont précisé qu’ils n’acceptent pas ses conclusions. Même la France, l’Allemagne et les Nations unies ont exprimé des doutes.

La presse américaine, par contraste, a, de façon pratique, mis son scepticisme en suspens sur cette simple évaluation.

Considérez l’évidence.

D’abord, les renseignements ont dit qu’ils voient maintenant l’Iran comme un «acteur rationnel»—voulant dire que la république islamique ne base pas ses politiques sur l’idéologie religieuse, mais sur des calculs prévisibles de «coût-bénéfice». Ce rapport dit que l’abandon de l’Iran du développement d’armes nucléaires en 2003—fait «essentiellement en réponse à l’accroissement de l’examen international rigoureux, provenant de l’exposition du travail nucléaire précédemment inavoué de l’Iran»—suggère que «l’Iran peut être plus facile à influencer sur la question que nous l’avons jugé auparavant.»

Est-ce vrai? Mahmoud Ahmadinejad est-il un «acteur rationnel»? Il est connu pour faire des déclarations peu orthodoxes, de temps en temps, comme quand il a dit qu’il croit que le Douzième imam l’a mis en fonction pour provoquer un affrontement des civilisations; ou quand il a dit qu’Israël serait rayé de la carte dans «une tempête»; ou quand il dit qu’il attend impatiemment «un monde sans Amérique». Qu’en est-il des mollahs qui règnent, et à qui Ahmadinejad fait des rapports—ceux qui ont transformé leur nation en le plus grand financier mondial du terrorisme commandité par un État? Des «acteurs rationnels»? La bonne combinaison de stimulants économiques et politiques, et de punitions, et ils renonceraient à leur ambition de transformer le Moyen-Orient en un empire khomeyniste?

La nie a placé un degré extraordinaire de confiance dans des individus qui ont démontré plusieurs fois que l’on n’aurait pas dû leur faire confiance.

Remarquez cette déclaration du rapport: «Nous estimons avec une assurance modérée que l’Iran utiliserait probablement des installations cachées—plutôt que ses sites nucléaires déclarés—pour la production d’uranium hautement enrichi pour une arme.» Une assurance modérée? Basés sur tous les programmes nucléaires réussis dans l’histoire, et étant donné le passé de duperie de l’Iran, nous devrions être capables d’estimer avec une confiance absolue que l’Iran utilisera absolument des installations cachées pour faire des armes nucléaires. Personne ne fait de publicité sur des efforts sérieux pour fabriquer des armes atomiques—c’est-à-dire jusqu’à ce qu’il les fasse exploser.

Pour sa part, Israël soutient depuis au moins trois ans que le programme nucléaire, pour lequel l’Iran était aux prises avec l’aiea, n’est en fait qu’une distraction d’un programme plus secret. La nie elle-même confirme que l’Iran avait un programme d’armes nucléaires caché depuis environ une décennie et demie menant jusqu’en 2003, quand il s’est, prétendument, soudain arrêté. L’Iran a un long passé de ruse nucléaire. Pourtant maintenant, subitement, les renseignements peuvent «juger avec une pleine assurance» que tout cela a pris fin en 2003?

En fait, cette «pleine assurance» était bien plus faible que les principaux titres ne le suggéraient. Remarquez cette déclaration enterrée entre parenthèses dans le rapport: «(À cause du manque de renseignements … [nous] estimons, seulement avec une assurance modérée, que l’arrêt de ces activités représente un arrêt au programme d’armes nucléaires entier de l’Iran.)» Le rapport est un dédale de telles déclarations soigneusement protégées, de conjectures et de suppositions. Nous ne savons pas si l’Iran a actuellement l’intention de développer des armes nucléaires. Nous estimons avec une assurance, de modérée à haute, que Téhéran garde au minimum l’option ouverte pour développer des armes nucléaires. Nous jugeons avec une assurance modérée que l’Iran serait probablement techniquement capable de produire assez d’uranium hautement enrichi pour fabriquer une arme tôt ou tard entre 2010 et 2015. Le New York Sun a cité un ancien haut officier des renseignements avançant que cela revient à soumettre un rapport disant que le soleil se lèvera demain à moins qu’il ne le fasse pas.

Étonnamment, le rapport fait comme si nous avions tous l’intention d’avoir une «pleine assurance» dans la civilité du programme nucléaire de l’Iran—en dépit des montagnes d’incertitude et d’hypothèses charitables gratuites.

Pourquoi? Cette question ressort à la lumière quand on étudie le rapport. Comme John Bolton l’a écrit: «La conclusion du titre—selon laquelle l’Iran a arrêté son programme d’armes nucléaires en 2003—est écrite d’une manière qui garantit que la totalité des conclusions sera mal lue», c’est-à-dire mal lue en faveur de l’Iran (le Washington Post, du 6 décembre 2007).

Même le chien de garde nucléaire des Nations unies, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ne donne pas autant de crédit à l’Iran; elle a dit qu’elle ne pouvait pas approuver les conclusions du rapport, basées sur le témoignage. De nouveau, John Bolton: «Quand l’aiea est plus tenace que nos analystes, vous pouvez parier que quelqu’un poursuit un programme politique.»

Maintenant, assez sûrement, il semble que la politique américaine procédera comme si les armes nucléaires iraniennes ne posaient pratiquement aucune quelconque menace.

Autrement dit, le rapport a atteint l’effet voulu.

L’Iran enhardi

Washington peut ne pas l’aimer, mais il en est arrivé lentement à l’idée—et, en fait, à l’annoncer lentement au public—qu’il a besoin de l’Iran, particulièrement pour l’aider à mettre fin à son engagement en Iraq. La nie est vraiment arrivée à un moment convenable pour Washington: Traiter une affaire avec l’Iran ne semble pas aussi répugnant si l’Iran n’est pas une nation nucléaire voyou.

Beaucoup de personnes voient à travers ce prétexte, y compris, notamment, les voisins arabes de l’Iran. Pas convaincus par la nie—et toujours attentifs à la probabilité que l’Iran acquiert des armes nucléaires—beaucoup d’entre eux reconnaissent les inquiétudes politiques qui peuvent avoir influencé le rapport. Comme l’analyste Mohammed Kharroub l’a écrit dans le quotidien Jordanien Al-Rai, la nie «ouvre large la porte aux nombreux ‘compromis’ entre Washington et Téhéran» dans ces régions—l’Iraq et Israël entre autres—«qui ont épuisé Washington.» Amal Saad-Ghorayeb, un érudit en visite au Centre de la Donation Carnegie du Proche-Orient à Beyrouth, a dit: «Ce rapport est un artifice qui sauve la face des États-Unis. Il donne à l’administration américaine une façon subtile de faire marche arrière sur sa position concernant les questions nucléaires iraniennes» (Le Los Angeles Times, du 6 décembre 2007).

Ces états arabes, y compris l’Arabie Saoudite, sont profondément inquiets quand ils voient les États-Unis reculer dans leur rôle de faire échec à l’Iran, et l’Iran, selon les termes du Times, se sent «enhardi pour renforcer ses armements, augmenter son soutien en faveur des islamiques radicaux et exercer plus d’influence dans les pays troublés de la région» (ibid.).

Leurs inquiétudes sont justifiées. Le Proche-Orient est sur le point d’en voir beaucoup plus de la part de l’Iran.

Revenir sur nos pas

Comment est-ce arrivé? Même pendant l’administration Clinton, l’Iran était en haut de la liste, du Département d’État, des commanditaires du terrorisme. Aujourd’hui nous sommes depuis plus de six ans dans une supposée «guerre contre le terrorisme», une guerre totale. Quand le Président George W. Bush a parlé de cette guerre après le 11 septembre, il a dit: «Notre ennemi est un réseau de terroristes extrémistes ainsi que chaque gouvernement qui les soutient.» Selon cette définition, l’Iran serait qualifié comme la première cible. Dans son discours sur l’État de l’Union en janvier de l’année suivante, il a spécialement stigmatisé l’Iran comme membre d’un «axe du mal».

Retraçons brièvement les étapes à partir de ce moment-là, jusqu’à maintenant, pour voir comment il se fait que l’Iran soit à présent dans une position où il peut pratiquement façonner le Moyen-Orient comme il le veut.

Même au temps où «l’axe du mal» est entré dans le discours public, les limites de la détermination de l’Amérique de mener à terme sa rhétorique avaient déjà commencé à apparaître. La première cible dans la «guerre contre le terrorisme» était le régime chancelant des Talibans, isolés en Afghanistan. Washington avait, pendant ce temps, travaillé pour monter, à la hâte, une coalition mondiale de nations antiterroristes—et, remarquablement, parmi les nations qu’il invitait à y adhérer, se trouvait l’état numéro un, dans le monde, qui commandite le terrorisme: l’Iran.

L’Iran a rejeté l’invitation—et a sûrement savouré l’occasion de le faire.

En réponse à cette séquence d’événements, la Trompette a écrit: «Il viendra bientôt un moment où les États-Unis ne seront même pas un facteur dans cette guerre… La prophétie montre qu’ils sous-estiment, malheureusement, leur ennemi… Alors que nous examinons maintenant les faits émergeant de cette guerre, nous voyons sans équivoque que le serpent terroriste survivra à l’agression de l’Amérique—la tête intacte et plus forte que jamais… Ne faites pas d’erreur à ce sujet: l’Iran est la tête du serpent» (novembre 2001). Vous pouvez lire le raisonnement prophétique derrière ces prévisions dans notre brochure Le roi du sud, gratuite sur demande.

La probabilité de l’évaluation passée de la Trompette a doublé un an et demi plus tard, quand la Maison Blanche a choisi sa deuxième cible dans la guerre contre le terrorisme: l’Iraq. Voici où la grande révélation qui a émergé de la nie—savoir que l’Iran a arrêté son programme d’armes nucléaires en 2003—a des ramifications fascinantes.

Que l’Iran avait vraiment un programme d’armes nucléaires clandestin avant 2003, vient comme un petit choc, considérant ses aspirations à peine voilées d’être la puissance dominante du Moyen-Orient. Mais, à supposer que la version de la nie, des événements, soit correcte, pourquoi l’arrêt du programme en 2003? La nie donne du crédit à «la pression internationale»—comme si c’était la menace de sanctions, ou quelques paroles sévères publiées par les canaux diplomatiques. Probablement pas. Les efforts diplomatiques pour arrêter le programme nucléaire de l’Iran n’ont pas officiellement commencé avant 2004. Ce qui s’est vraiment passé en 2003 qui peut avoir persuadé les mollahs iraniens de couper le courant du laboratoire des armes nucléaires—même si c’était seulement temporaire—c’était l’invasion de l’Iraq par l’Amérique.

Si vous vous souvenez, à cette époque, Mouammar Kadhafi a décidé qu’il était dans son intérêt d’interrompre ses programmes d’ADM. Voir les militaires les plus puissants du monde, soutenus par une coalition internationale, écraser l’Iraq et transformer un puissant S. Hussein en troglodyte fugitif, en trois semaines rapides, a apparemment fait une vraie impression.

L’ironie, c’est qu’au moment même temps où l’Iran a arrêté son programme clandestin d’armes nucléaires (en supposant que la nie soit correct), il a aussi tenu des célébrations clandestines sur la disparition de son ennemi par excellence, S. Hussein. La frappe menée par les États-Unis en Iraq a enlevé, avec succès, le plus grand obstacle de la région, pour l’Iran, à la réalisation de ses ambitions régionales.

Néanmoins, les États-Unis auraient pu utiliser l’avantage de leur victoire en Iraq pour faire pression sur l’Iran; les indications sont que cela aurait pu marcher. Mais ce n’est pas ce qui est arrivé. Dans un effort pour gagner une guerre fondamentalement altruiste—une guerre qui ne semblerait pas impérialiste et déplaisante au reste du monde—les États-Unis ont choisi de ne pas seulement éliminer la menace de l’Iraq, mais d’entreprendre la tâche impossible de transformer l’Iraq en une démocratie fonctionnelle, amie de l’Occident. Quatre ans et demi et à 2 trillions de dollars plus tard, cette tâche reste un travail en cours.

Ces 4 années et demie ont été une illumination lente et inévitable du fait qu’en ne poursuivant pas l’Iran—la tête du serpent terroriste—dès le début, les États-Unis ont fait une erreur fondamentale dont ils ne pourraient se rétablir.

Aujourd’hui, l’idée d’aller après l’Iran a été remplacée par une réalité amère: non seulement l’Amérique n’a pas les moyens et la volonté politique pour monter une attaque réussie contre l’Iran, mais de plus Téhéran a aussi gagné assez d’influence sur la situation que l’Amérique ne peut même pas se dégager seule de l’Iraq sans l’aide de l’Iran.

De nouveau, ce tournant des événements se classe comme l’un des plus étourdissants dans la géopolitique de l’après-guerre froide.

Un coût élevé pour l’Amérique

Quand le nie est sortie, le candidat démocrate à la présidentielle, John Edwards, a tiré une conclusion très étrange: Il a dit que cela «montre que la course à la guerre de George Bush et de Dick Cheney avec l’Iran est, en fait, une ruée à la guerre.»

Il est stupéfiant de faire passer ces jours pour une ruée à la guerre. L’administration Bush ne s’est hâtée en rien. Ce qu’elle a fait a été fait lentement, avec précaution, cherchant à contrecœur une façon d’en venir à terme à une présence iranienne en Iraq. Bien qu’elle soit clairement dans l’inconfort avec l’idée, et qu’elle fasse tout ce qu’elle peut pour essayer de garder la main, les signes œuvrant vers un accord sont là. En plus de nombreuses discussions privées entre les États-Unis et l’Iran, les deux parties ont accompli trois rounds de discussions publiques à haut niveau, et sont sur le point d’en accomplir un quatrième. Concernant la matière nucléaire de l’Iran, il y a presque deux ans les États-Unis ont accepté de permettre à la Russie d’enrichir de l’uranium pour l’Iran sur le sol russe (une proposition rejetée par Israël)—ce n’était pas un arrangement anodin! (Le 17 décembre 2007, la Russie a annoncé qu’elle avait commencé ces livraisons). À part les menaces verbales occasionnelles, surtout voilées, les États-Unis sont restés solidement engagés pour adresser la question nucléaire de l’Iran à travers le Conseil de sécurité bringuebalant de l’ONU, qui par la nature de sa composition n’est capable d’être d’accord que sur les plus anémiques mesures de punition contre l’Iran. La menace d’une frappe militaire sur l’Iran n’a jamais été rien de plus qu’un instrument de négociation.

Avec la nie, Washington a éliminé la plus grande cause de résistance publique permettant à l’Iran de mettre plus librement une main sur l’Iraq, et ailleurs: la menace perçue d’une arme atomique iranienne. De nouveau, les témoignages abondent dans le sens que ce but politique a influencé la présentation des renseignements qui ont informé la nie.

Une semaine après que la nie a été publiée, M. Ahmadinejad l’a appelée un «pas en avant», et a dit que davantage de tels pas mèneront à «une situation entièrement différente» dans les relations entre les deux pays. C’est assez vrai.

Les choses sont plus claires avec le temps. Le monde a déjà vu la politique américaine la plus dure envers l’Iran. Nous ne devrions pas nous attendre à ce que le Président Bush devienne plus dur pendant sa dernière année en fonction; il a déjà révélé—à peine un mois après le 11 septembre—la direction que son administration prendra avec l’Iran. Le prochain président américain est sûr de vaciller, même davantage, vers le camp de l’apaisement et de la concession.

Les États-Unis sont en train d’acheter une sortie de l’Iraq—et à un prix extraordinairement élevé. En enhardissant l’Iran, ils trahissent tous ces États arabes voisins qui sont dans l’inconfort quand Téhéran devient agressif. Bien plus tragiquement, ils trahissent leur allié de longue date, Israël, qui est de loin la cible numéro un de l’hostilité de l’Iran. (Combien il est ironique que toute cette donne entre les États-Unis et l’Iran arrive dans le sillage immédiat de la conférence de «paix» d’Annapolis patronnée par les États-Unis—considérant que l’Iran soutient deux des plus grands ennemis terroristes d’Israël: le Hamas et le Hezbollah.)

Au sommet de tout cela, les États-Unis achètent cette sortie au détriment de l’exposition de leur propre faiblesse de volonté—et de l’octroi à l’Iran du droit de se vanter d’avoir été aux prises avec le «grand Satan» et d’avoir gagné.

Si vous pensiez que M. Ahmadinejad était insupportable après que la nie a été publiée, attendez voir la suite!

C’est la nature du «roi du sud» bibliquement prophétisé, dont il est question dans Daniel 11:40. C’est un pouvoir qui aime exercer des poussées, qui est agressif et arrogant, et qui défie d’autres nations pour avoir usé de représailles contre lui.

Combien est remarquable le degré de responsabilité qui repose sur les épaules de l’Amérique qui facilite la montée du roi du sud!

Quelle illustration vivante des échecs abjects subis par une nation maudite!

Lisez Lévitique 26:13-21, et faites-nous la demande d’un exemplaire gratuit des Anglo-Saxons selon la prophétie pour avoir des preuves de la manière dont les États-Unis souffrent à présent des malédictions énumérées dans ce passage, et de la raison de ces souffrances.

Un autre Roi

Bien que la nie déclare que l’Iran a arrêté son programme d’armes nucléaires en 2003, elle plaide l’ignorance quant à savoir si l’Iran le redémarrera un jour. Les renseignements israéliens et les sources dissidentes iraniennes prétendent que le programme est seulement arrêté pour un temps bref. La logique pure est contre la notion selon laquelle pas un seul laboratoire, dans cet énorme pays, n’a bougé le moindre muscle vers la construction d’armes, en plus de quatre ans. L’Iran veut dominer le Moyen-Orient; la formation d’une puissance nucléaire ferait beaucoup pour avancer ce but. Imaginez comment il amènerait les États voisins dans la soumission, comment il rassemblerait les fidèles musulmans extrémistes, comment il déplacerait, d’un seul coup, le fragile équilibre du pouvoir de la région en faveur de Téhéran! Si vous voulez parler en termes de «coûts-bénéfices», pour les mollahs de l’Iran, c’est beaucoup d’avantages.

Enfin, à partir de maintenant, la doctrine américaine officielle, c’est que l’Iran n’est pas une menace nucléaire. Ainsi, attendez-vous à une plus forte réconciliation entre les deux nations. De même qu’à une croissance de l’influence de l’Iran en Iraq—un scénario que la Trompette a prévu depuis plus d’une décennie! Au final, alors que les États-Unis se dérobent devant leur rôle de contrôle sur l’Iran, l’Iran grandit dans son pouvoir en tant que roi du Moyen-Orient.

Et nous ne devrions pas être trop surpris si, bientôt, l’Iran pousse à un réexamen qui consolidera sa réputation, par les renseignements, quand elle testera subitement sa première arme nucléaire.

Mais si vous continuez à lire dans la prophétie de Daniel, vous verrez la fin rapide qui viendra sur ce brandon du Moyen-Orient. Le roi du sud apparaît dans la prophétie du temps de la fin seulement comme un bip—pas tellement comme une puissance dans son bon droit, mais davantage comme un catalyseur pour la montée d’une puissance beaucoup plus formidable, le roi du nord. Le roi du sud n’est simplement pas une superpuissance qui dominera le monde, ou même la région, au cours d’une génération ou mieux. Ce sera une grande entité qui exercera une poussée, qui sera violente, et qui provoquera suffisamment de dégâts et d’alarmes pour qu’une véritable superpuissance s’élève et la balaye. Quand le moment viendra de faire face à un ennemi déterminé et sans pitié, il sera écrasé—complètement, rapidement et définitivement.

Quoique la disparition du fanatisme plein d’illusions de l’Iran et de ses alliés introduira une période brutale de domination mondiale par cette superpuissance européenne, même cet empire disparaîtra après seulement quelques années. Tous ces événements présagent l’introduction imminente d’un Roi dont l’empire ne sera jamais détruit—Jésus-Christ, le Roi de rois! 

Tb Ad Fr