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Le Royaume-Uni se prépare-t-il à partager des bombes nucléaires avec l'Allemagne ?
Le Royaume-Uni a déroulé le tapis rouge pour le président français Emmanuel Macron au début du mois de juillet. Il est monté avec la royauté dans un carrosse doré, saluant la foule ; a dîné avec le roi et des célébrités du showbiz, et a fait la leçon au Parlement britannique sur les folies du Brexit.
Mais l'événement le plus important de ce voyage a été l'accord de collaboration qui met en jeu la survie des deux nations. Le Royaume-Uni et la France possèdent touts deux des bombes nucléaires et des sous-marins nucléaires. Ces armes sont censées être la garantie ultime de la sécurité nationale. Si la nation est anéantie, un sous-marin nucléaire ripostera, anéantissant l'ennemi par ses armes nucléaires.
Dans la déclaration de Northwood, les deux pays ont convenu que leurs arsenaux nucléaires « resteront indépendants mais pourront être coordonnés, et [qu'il] n'existe pas de menace extrême pour l'Europe qui n'entraînerait pas une réponse des deux nations ». Comme l'a déclaré le ministère britannique de la Défense : « Tout adversaire qui menace les intérêts vitaux du Royaume-Uni ou de la France pourrait être confronté à la puissance des forces nucléaires des deux pays. » L'accord donne peu de détails sur la manière dont ces deux pays coopéreront, mais il indique clairement qu'ils le feront.
« Le Royaume-Uni et la France ont une longue histoire de collaboration en matière de défense, et les accords conclus aujourd'hui portent notre partenariat à un niveau supérieur », a déclaré le Premier ministre britannique Keir Starmer.
Cependant, la France et le Royaume-Uni ne sont pas les acteurs principaux. C'est le chancelier allemand, Friedrich Merz, qui a soulevé la question du partage du nucléaire.
L'accord de défense est probablement un tremplin pour que les deux pays étendent leur parapluie nucléaire sur l'Allemagne.
Une dimension européenne
Le 22 février, peu avant les élections allemandes, Merz a déclaré : « Nous devons avoir des discussions avec les Britanniques et les Français, les deux puissances nucléaires européennes, sur la question de savoir si le partage du nucléaire, ou du moins la sécurité nucléaire de la part du Royaume-Uni et de la France, pourrait également s'appliquer à nous. » Dans son discours de victoire électorale, Merz a poursuivi sur ce thème : « Ma priorité absolue sera de renforcer l'Europe le plus rapidement possible afin que, étape par étape, nous puissions vraiment parvenir à l'indépendance vis-à-vis des [États-Unis]. »
Le lendemain de l'accord général de coalition, il a déclaré : « Le partage des armes nucléaires est une question que nous devons aborder. »
La France a répondu. Le 5 mars, Macron a déclaré : « En réponse à l'appel historique du futur chancelier allemand, j'ai décidé d'ouvrir le débat stratégique sur la protection de nos alliés sur le continent européen à travers notre dissuasion (nucléaire). »
La France et le Royaume-Uni sont des puissances nucléaires depuis plus de 65 ans. Mais ce n'était que dans les semaines qui ont suivi l'évocation par le chancelier allemand du partage des armes nucléaires que les deux pays ont signé une déclaration sur le partage des armes nucléaires.
Nous ne sommes pas les seuls à avoir remarqué ce fait. « Il s'agit certainement d'un message adressé à la Russie et à d'autres adversaires potentiels, selon lequel le Royaume-Uni et la France peuvent envisager des représailles nucléaires en cas d'attaque, mais pas uniquement contre l'un de ces deux pays, car il y a également une dimension europénne à cela », a déclaré Lukasz Kulesa, du Royal United Services Institute.
William Alberque, du Pacific Forum, a dit que cette déclaration « est la plus claire et la plus ferme que nous ayons jamais entendue » de la part de la France « quant à sa volonté d'assurer la dissuasion nucléaire pour le reste de l'Europe ».
La coordination des armes nucléaires avec la France n'est qu'une étape vers l'européanisation des armes nucléaires de la Grande-Bretagne et de la France, exactement comme le demande Merz.
Une stratégie allemande
Une stratégie claire émerge parmi les penseurs allemands. Internationalepolitik, publié par le Conseil allemand des relations extérieures, décrit le défi que doit relever l'Allemagne. Même si le Royaume-Uni et la France prennent le relais et assurent la défense nucléaire de l'Europe, elles ne peuvent pas remplacer tout ce que font les États-Unis.
Le Royaume-Uni et la France disposent d'armes nucléaires importantes. Ils n'ont pas les armes plus petites.
C'est un problème, car les petites armes nucléaires sont plus « utilisables ». Une nation peut craindre qu'une arme nucléaire stratégique qui détruit une ville ne fasse attirer sur elle la colère du monde entier. Mais une petite bombe utilisée sur une partie d'une armée ennemie ? Est-ce si important ?
Les dirigeants européens estiment qu'ils doivent disposer d'armes nucléaires plus petites, afin de pouvoir répondre à toute utilisation d'une petite bombe nucléaire par la Russie. Sans cela, ils devraient choisir entre une réponse non nucléaire et l'utilisation d'une bombe beaucoup plus puissante. La France dispose en effet du missile air-sol à moyenne portée amélioré, conçu pour constituer un coup de semonce. Mais à leur niveau le plus bas, elles sont encore plus de 300 fois plus puissantes que les bombes nucléaires américaines stationnées en Europe.
La France et le Royaume-Uni auraient également du mal à fournir la quantité de bombes nucléaires et le réseau d'alerte rapide dont disposent les États-Unis.
L'Europe a donc besoin de bombes américaines, pour l'instant. « La France ne peut pas et ne cherche pas actuellement à remplacer les États-Unis par son arsenal ; cependant, les Européens pourraient un jour se retrouver dans une situation où les États-Unis abandonnent complètement leur fonction de protection », écrit Internationalepolitik. « Par conséquent, le plus grand défi est de façonner les changements sans que l'Europe ne tombe dans un “écart de dissuasion” et ne soit exposée à une agression russe sans protection. Le dilemme est de maintenir les États-Unis impliqués dans la dissuasion européenne tout en développant des alternatives, sans donner à Washington l'impression qu'elle n'est plus nécessaire. »
L'Allemagne doit donc renforcer les capacités nucléaires de l'Europe petit à petit, ce qu'elle semble déjà faire.
Une erreur nucléaire
Le Royaume-Uni confie à d'autres pays un élément essentiel à sa survie. Il a déjà du mal à maintenir en mer au moins un de ses sous-marins nucléaires vieillissants en permanence. Pourrait-il « résoudre » le problème en s'associant à la France ? La France saurait alors exactement quand et comment le Royaume-Uni est vulnérable.
Les États-Unis sont allés encore plus loin, et la Grande-Bretagne pourrait bientôt emboîter le pas. L'Amérique a donné ses bombes nucléaires aux Pays-Bas, à la Belgique, à l'Allemagne, à l'Italie et à la Turquie. En théorie, les États-Unis doivent approuver leur utilisation, mais ces bombes se trouvent sur des bases étrangères depuis des années. L'Amérique dépense des milliards pour les moderniser. Elles peuvent être larguées par le chasseur furtif américain F-35, vendu à l'Allemagne et à d'autres pays. L'Allemagne participera même à la fabrication d'une partie de l'avion.
Est-il sage de remettre des armes ayant un tel potentiel destructeur à n'importe quelle nation ? Cela risque de déclencher une guerre qui mettra fin du monde.
Tout au long de l'histoire, les nations se sont régulièrement trahies et poignardées dans le dos. Nous disposons peut-être d'une technologie plus moderne que ceux qui nous ont précédés, mais nous ne sommes pas meilleurs. Nous avons les mêmes défauts et la même nature humaine. La grande différence est que, grâce à cette technologie moderne et destructrice, un acte de trahison peut détruire une nation entière.
« L'Amérique est bien naïve de confier cette immense puissance de feu à des nations qui, si récemment et tout au long de l'histoire, se sont révélées être des ennemis du monde libre », a écrit le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, à propos de la décision des États-Unis de partager ses armes nucléaires avec l'Allemagne. Il a lancé un avertissement : « La confiance que l'Amérique accorde à l'Allemagne est totalement condamnée par la Bible. Pourquoi ? Parce qu'elle fait confiance à d'autres nations plutôt qu'à Dieu. » Le Royaume-Uni commet ce même péché.
M. Flurry explique l'une des nombreuses prophéties selon lesquelles le Royaume-Uni et l'Amérique (« Israël » dans la prophétie biblique, comme l'explique notre livre gratuit Les Anglo-Saxons selon la prophétie ) se fient aux puissances étrangères :
Dans le livre d'Ézéchiel qui concerne le temps de la fin, Dieu dit : « Ohola me fut infidèle ; Elle s'enflamma pour ses amants, Les Assyriens ses voisins. […] C'est pourquoi je l'ai livrée entre les mains de ses amants,entre les mains des enfants de l'Assyrie, pour lesquels elle s'était enflammée » (Ézéchiel 23 : 5, 9). Tout ce chapitre concerne Israël, appelé ici Ohola, et les Juifs, appelés Oholiba, qui sont sur le point de vivre l'une des trahisons les plus choquantes de l'histoire !
Les Assyriens sont les ancêtres des Allemands modernes et « Assyrie » est l'un des noms utilisés dans la prophétie biblique pour désigner l'Allemagne moderne.
La prophétie d'Ézéchiel se poursuit ainsi : « Elle [Ohola, qui représente l'Amérique et la Grande-Bretagne] s'enflamma pour les enfants de l'Assyrie, gouverneurs et chefs, ses voisins, vêtus magnifiquement, cavaliers montés sur des chevaux, tous jeunes et charmants » (verset 12). L'Allemagne est un pays très militariste, une nation aux soldats impressionnants. Aujourd'hui, alors que ce pays renforce considérablement son armée, l'Amérique se jubile.
« Elle s'enflamma pour eux, au premier regard, et leur envoya des messagers en Chaldée. Et les enfants de Babylone se rendirent auprès d'elle, pour partager le lit des amours, et ils la souillèrent par leurs prostitutions. Elle s'est souillée avec eux, puis son cœur s'est détaché d'eux » (versets 16-17). De nos jours, « les Babyloniens » fait référence au Saint Empire romain, dont le noyau est constitué par l'Allemagne, l'Italie et le Vatican.
Dieu a une opinion forte sur le fait de se rapprocher de tels « amants » ! C'est une question de confiance. L'Amérique n'a aucune confiance en Dieu pour sa protection, elle fait donc confiance à une autre nation, en l'occurrence à celle qui a une histoire terrifiante ! Nous avons fait passer les êtres humains avant Dieu. Dieu condamne l'Israël moderne, en particulier l'Amérique, le Royaume-Uni et les Juifs, parce qu'ils l'ont « oublié » (verset 35). C'est une grave erreur que ces nations vont regretter.
Le livre d'Osée ajoute une dimension intéressante à cette question. Osée 8 : 5-6 condamne le « veau de Samarie », une idole fabriquée par ses artisans.
« Il est bien connu que l'Angleterre excelle en matière des capacités techniques », écrit M. Flurry dans sa brochure sur le livre d'Osée. « L'une de ses plus grandes réalisations a été le développement de l'énergie nucléaire à des fins civiles et militaires. Serait-ce le veau de la Grande-Bretagne ? La Grande-Bretagne pourrait-elle penser que sa puissance nucléaire lui permettra de faire face à une nouvelle guerre ? […] L'Angleterre s'en remet à ses ”artisans” pour sa protection plutôt qu'à Dieu. Les Anglais vénèrent leurs capacités techniques : ils “baisent les veaux.” »
La Grande-Bretagne et l'Amérique se tournent vers les armes nucléaires et les puissances étrangères plutôt que vers Dieu. Et les deux seront utilisés contre eux.
Osée 10 : 6 déclare : « Elle sera transportée en Assyrie, pour servir de présent au roi Jareb. La confusion saisira Éphraïm, et Israël aura honte de ses desseins. »
« Le mot “elle” fait référence aux idoles de la Grande-Bretagne », écrit M. Flurry. « Cela pourrait-il faire référence à la grande capacité technique de la Grande-Bretagne qui sera emportée en Allemagne ? » Cela pourrait-il même signifier que ces armes nucléaires seront utilisées par l'Allemagne ?
Les Anglais commettent des erreurs catastrophiques qui détruisent la nation. Comme Dieu l'écrit aussi dans le livre d'Osée : « Ce qui cause ta ruine, Israël, c'est que tu as été contre moi, contre celui qui pouvait te secourir » (Osée 13 : 9). Dieu permet que cela arrive, car ces événements conduisent au moment où Éphraïm dira : « ... qu'ai-je à faire encore avec les idoles ? » (Osée 14 : 8). La Grande-Bretagne apprendra une douloureuse leçon, celle de ne faire confiance à rien d'autre qu'à Dieu. À ce moment-là, Dieu pourra enfin enseigner à cette nation et au monde le mode de vie qui apporte la joie, l'abondance et les bénédictions.