KASSANDRA VERBOUT/LA TROMPETTE
Le Vatican intensifie son rôle dans les pourparlers entre les États-Unis et Cuba
Vendredi, le dirigeant cubain Miguel Díaz-Canel a confirmé à la télévision nationale que son gouvernement menait des pourparlers avec ses homologues des États-Unis. L'objectif principal de ces discussions est de conclure un accord économique permettant la reprise des livraisons de pétrole vers Cuba avant que les émeutes ne s'intensifient.
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Aucun carburant n'est entré à Cuba depuis l'arrestation du dirigeant Nicolás Maduro par les États-Unis le 3 janvier et l'embargo pétrolier qui a suivi.
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Tôt samedi, des manifestants ont saccagé un bureau du Parti communiste dans le centre de Cuba.
Miguel Díaz-Canel a également confirmé que le gouvernement cubain va libérer 51 détenus des prisons de l'île communiste. Cet accord a été négocié par le Vatican, qui avait annoncé trois jours auparavant qu'il garantissait une « solution négociée » entre les États-Unis et Cuba. Le lendemain, le ministère cubain des Affaires étrangères a déclaré que les prisonniers seraient libérés dans « un esprit de bonne volonté et des relations étroites et fluides entre l'État cubain et le Vatican… ».
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Le journal américain USA Today rapporte qu'un accord avec Cuba pourrait inclure des modifications dans les domaines portuaires, énergétiques et touristiques.
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En échange de ces concessions, Cuba pourrait envisager de remplacer Miguel Díaz-Canel, les responsables américains le considérant comme un obstacle aux discussions en cours.
Le secrétaire d'État Marco Rubio, qui a longtemps œuvré en faveur d'un changement de régime à Cuba et dont les parents ont émigré de l'île, a cessé de prôner une fin abrupte du communisme au profit d'une réforme économique plus graduelle.
Acteur principal : Le Vatican a également joué un rôle clé dans les négociations de Barack Obama avec Cuba en 2013. Alors que beaucoup étaient optimistes quant au « dégel » des relations, le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, a mis en garde contre « l'Église catholique romaine qui essaie d'établir une position stratégique à moins de 150 kilomètres des côtes américaines ».
La stratégie fondamentale du Vatican n'a pas changé lorsque Obama a quitté la présidence.
« L'Union européenne dirigée par l'Allemagne est la septième et dernière résurrection du Saint Empire romain — ce même Saint Empire romain qui, il y a des siècles, se servit de Cuba avec tant de puissance pour alimenter ses guerres », a écrit M. Flurry dans « L'Accord mortel avec Cuba ». « Si la présente résurrection devait à nouveau s'installer à Cuba, elle serait bien placée pour faire en sorte que ces types d'attaques se produisent. L'avantage est qu'elle pourrait le faire dans le plus grand secret, puisque Cuba est essentiellement un État policier où la liberté d'expression est durement réprimée. Imaginez l'emprise que cet empire pourrait obtenir. Pensez à quel point Cuba a été précieux pour les ennemis des États-Unis par le passé !
Alors que le président Trump tente de réduire la menace posée par les communistes à Cuba, il doit se méfier de l'implication du Vatican. Il dispose probablement des outils économiques pour renverser le gouvernement communiste de l'île, mais le Vatican tente de le convaincre de privilégier une réconciliation avec La Havane plutôt qu'une victoire totale, afin que l'Église catholique joue un rôle plus important dans l'avenir de l'île.