LA TROMPETTE
Les agressions à caractère racial contre les agriculteurs sont ‘normales’ en Afrique du Sud
Transcription
L e métier d’agriculteur sud-africain est l’un des plus dangereux au monde. Non pas en raison de la pénibilité du travail ou des équipements dangereux, mais à cause des tabassages et des meurtres perpétrés par des criminels itinérants.
À la fin mars, un vieux fermier sud-africain a été battu à mort par six bandits armés. Ce cas est similaire à d’autres, souvent accompagnés de tortures et de meurtres. Les messages publiés sur les réseaux sociaux par un journaliste citoyen ont montré la brutalité des faits et ont mis en garde contre le fait que cette violence à caractère racial est désormais traitée comme un « crime normal ».
Il n’existe pas de statistiques officielles sur les attaques contre agriculteurs, mais l’année dernière, la division de la sécurité communautaire d’AfriForum a documenté le nombre d’attaques qui ont eu lieu en juillet, août et septembre. Au cours de cette période, 88 attaques contre agriculteurs ont été recensées, soit une moyenne d’environ une par jour. Treize victimes de ces attaques ont été assassinées.
La brutalité de ces attaques indique que le véritable motif est la terreur. Dans de nombreux cas, les agresseurs ne volent rien. Mais ils torturent souvent leurs victimes : certaines ont été transpercées à plusieurs reprises avec des fourches, d’autres ont été brûlées au chalumeau, d’autres encore ont été suspendues à des poteaux et beaucoup ont subi des sévices sexuels.
L’Union agricole du Transvaal estime que 74 pour cent des victimes de meurtres dans les fermes sont des Blancs et que presque toutes les victimes de torture sont des Blancs. Des dirigeants gouvernementaux comme Jacob Zuma et Julius Malema ont, à plusieurs reprises, ouvertement plaidé en faveur de l’intimidation et de l’assassinat des fermiers blancs et de la prise de leurs terres.
Le prophète Ézéchiel décrit ces conditions dans les moindres détails, avertissant qu’au temps de la fin, des crimes sanglants se produiront les uns après les autres, comme les maillons d’une chaîne.