Les dates d’audience demandées montrent une ingérence dans les élections
Le procès du président des États-Unis, Donald Trump, commencera juste avant le début des primaires républicaines, si ses procureurs obtiennent gain de cause. Le 10 août, les procureurs chargés du troisième acte d’accusation ont demandé que le procès commence le 2 janvier. Le caucus de l’Iowa est prévu pour le 15 janvier. Les primaires du New Hampshire devraient suivre peu après. Le procès devant durer de quatre à six semaines, ce calendrier nuira à la campagne de M. Trump.
Le 15 janvier est également la date de début du procès en diffamation intenté par Jean Carroll à l’encontre de M. Trump.
Pendant son procès, le président Trump devra rester assis dans une salle d’audience de 9 heures à 17 heures, cinq jours par semaine, ce qui entravera considérablement sa capacité à faire campagne.
Le 16 août, la procureure Fani Willis a suggéré que le procès de M. Trump pour ingérence dans les élections en Géorgie devrait commencer le 4 mars. Cette date précède d’un jour le « Super Tuesday », le jour où 14 États organisent leurs élections primaires. La date proposée ferait également manquer à M. Trump 10 autres primaires d’État qui se tiendront dans les semaines suivantes.
Les déboires juridiques du président ne s’arrêtent pas là. À partir du 25 mars, son procès pour blanchiment d’argent pourrait l’obliger à s’absenter des primaires du Delaware (le 23 avril), de la Pennsylvanie (le 23 avril), du Rhode Island (le 23 avril) et du Wisconsin (le 2 avril). Son dernier procès étant prévu pour le 20 mai, M. Trump risque de rater les primaires du Kentucky (le 21 mai), du Nebraska (le 14 mai), du New Jersey (le 4 juin), du Nouveau-Mexique (le 4 juin), de l’Oregon (le 21 mai) et du Dakota du Sud (le 4 juin).
L’Alaska, Hawaï, le Missouri, le Dakota du Nord et le Wyoming n’ont pas encore fixé la date de leurs caucus ou de leurs primaires. En fonction de leur date, le favori républicain pourrait se voir interdire d’y assister et de faire campagne.
Bien qu’il soit impossible de prédire combien de caucus et de primaires le président manquera, ces calendriers indiquent que la gauche tente d’empêcher son principal adversaire politique de faire campagne.
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