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Les États-Unis accordent un allègement des sanctions à l'Iran

QASSEM AL-KAABI/AFP VIA GETTY IMAGES

Les États-Unis accordent un allègement des sanctions à l'Iran

Les États-Unis ont accordé une dérogation aux sanctions pour les vols iraniens à destination de l'Iraq, a déclaré vendredi le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi. Le fait que les États-Unis accordent à l'Iran un tel allègement des sanctions dans un pays qui est un tel théâtre de conflits constitue une concession majeure de Washington envers l'Iran.

  • La dérogation s'applique aux vols en provenance d'Iran à destination de Nadjaf, ville sainte chiite en Irak. Les compagnies aériennes transportaient de 12 000 à 13 000 personnes par jour à destination et en provenance de Nadjaf avant que les États-Unis n'imposent, le mois dernier, des sanctions aux compagnies aériennes commerciales iraniennes et aux pays leur permettant d'opérer.

  • Désormais, la plupart des compagnies aériennes iraniennes seraient autorisées à opérer jusqu'à 40 vols quotidiens entre Nadjaf et des villes d'Iran. Le ministre irakien des Affaires étrangères, Fuad Hussein, a publiquement remercié les États-Unis pour leur « respect de la liberté religieuse » et pour l'accès aux lieux saints.

  • Mahan Air, une compagnie aérienne généralement considérée comme une société écran du Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran, n'est pas concernée par l'assouplissement des sanctions.

Cette dérogation coïncide avec la fin de l'occupation de l'Irak par les États-Unis le 30 septembre. L'Iran conserve une forte présence en Irak par l'intermédiaire des Forces de mobilisation populaire, milices chiites qui, bien que faisant techniquement partie de l'armée irakienne, sont en réalité des groupes terroristes islamistes fidèles à l'Iran.

  • Le Premier ministre Zaïdi tenterait de resserrer les liens avec les États-Unis tout en vivant à côté de l'Iran. La suspension des vols avait suscité la colère des partis et des milices pro-iraniens en Irak.

  • Zaïdi a offert des garanties selon lesquelles les vols ne transporteraient pas d'armes, de personnes visées par des sanctions ni d'argent illicite. Néanmoins, l'Iran va presque certainement utiliser les dérogations aux sanctions comme une faille juridique pour continuer à armer les Forces de mobilisation populaire et à mener d'autres activités terroristes.

Depuis les années 1990, le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, avertit que l'Irak allait tomber aux mains de l'Iran. Il a fait cette déclaration, sur la base des prophéties bibliques, à l'époque où Saddam Hussein dirigeait encore l'Iraq en tant qu'ennemi de l'Iran. Il a maintenu sa prévision lorsque les États-Unis ont renversé Saddam Hussein en 2003 et ont exercé un contrôle direct sur une grande partie du pays. Aujourd'hui, il est plus qu'évident que l'Irak est tombé sous le contrôle de l'Iran. Il apparaît de plus en plus que les États-Unis sont forcés d'accepter cette réalité.