LA TROMPETTE
Les États-Unis et l’Iran acceptent l’échange de prisonniers—conformément à l’accord nucléaire ?
Les États-Unis viennent-ils de payer 6 milliards de dollars à l’Iran pour un échange de prisonniers ? Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a annoncé le 10 août que les États-Unis et l’Iran avaient conclu un accord d’échange de prisonniers. L’Iran restituera cinq ressortissants irano-américains détenant la double nationalité et actuellement en détention. En retour, les États-Unis libéreront cinq Iraniens emprisonnés.
Trois des cinq prisonniers américains sont Siamak Namazi, Emad Sharghi et Morad Tahbaz. Tous trois ont été emprisonnés sur la base d’accusations d’espionnage non prouvées. Les deux autres prisonniers n’ont pas été identifiés, mais des sources ont indiqué au New York Times que l’un était un scientifique et l’autre un homme d’affaires. Les prisonniers que les États-Unis échangent ne sont pas non plus nommés ; ils purgeraient des peines pour avoir violé des sanctions.
De l’argent pour Khamenei : L’accord prévoit également le déblocage d’environ 6 milliards de dollars d’actifs iraniens actuellement en Corée du Sud. Selon Farnaz Fassihi et Michael Shear, du New York Times :
[Les fonds seront versés] sur un compte de la banque centrale du Qatar, selon les personnes au courant de l’accord. Le compte sera contrôlé par le gouvernement du Qatar et réglementé de manière à ce que l’Iran ne puisse accéder à l’argent que pour payer des fournisseurs pour des achats humanitaires tels que des médicaments et de la nourriture, a-t-on ajouté.
L’Iran utilise constamment les fonds destinés à ces activités pour ses projets militaires. L’Iran est également le premier État au monde lorsqu’il s’agit de soutenir le terrorisme islamique. Et le Qatar est, de son côté, assez généreux dans son soutien au terrorisme islamique. Il est donc peu probable que l’Iran respecte sa part du marché.
Signe d’un accord nucléaire ? L’échange de prisonniers pourrait corroborer des informations antérieures faisant état d’un accord nucléaire « officieux » entre les États-Unis et l’Iran. Selon les médias, les deux pays se sont entendus pour que l’Iran mette fin à son projet d’enrichissement nucléaire (sans toutefois détruire les infrastructures ou les stocks d’uranium enrichi) en échange d’un allègement des sanctions et de la libération de prisonniers.
Les États-Unis nient l’existence d’un tel accord. Mais des sources iraniennes et israéliennes ont affirmé qu’un tel accord était en cours de négociation et qu’il était peut-être déjà en place. L’échange de prisonniers et le dégel des avoirs pourraient le confirmer.
Que se passera-t-il lorsque l’Iran devient une puissance nucléaire ? Le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, a écrit ce qui suit à propos de l’accord nucléaire initial de 2015 :
Lorsque l’accord a été conclu, de nombreuses personnes se sont réjouies, mais il n’y aurait pas dû y avoir de célébration. Ce qui est en jeu n’est rien de moins que la survie de l’humanité. Le monde avait besoin de quelque chose qui nous aurait éloignés du bord de l’anéantissement, mais cet accord a fait exactement le contraire.
L’accord de 2015 était une mauvaise affaire. Mais cet accord nucléaire officieux de 2023 est encore pire. La Trompette aura un article dans notre prochain numéro sur l’accord. D’ici là, lisez le chapitre 6 de la brochure gratuite de M. Flurry Great Again (uniquement disponible en anglais).