LA TROMPETTE
Les États-Unis vont mettre fin à la coalition militaire internationale en Irak
Les États-Unis ont entamé des pourparlers en vue du retrait de leurs troupes d’Irak. L’ambassadrice américaine Alina Romanowski a remis mercredi une lettre au ministre irakien des Affaires étrangères Fuad Hussein, lui demandant d’entamer des pourparlers sur la fin de la coalition militaire internationale dirigée par les États-Unis. Cependant, les attaques des milices soutenues par l’Iran se poursuivent et les forces irakiennes ne sont pas prêtes à les combattre seules.
I met with Ms.Alina Romanowski @USAmbIraq,in #Baghdad;we received an important letter from the #USA Goverment to the @IraqiGovt.The letter will be subject to study by HE the Prime Minister Mr. @mohamedshia & the relevant authorities. & the next steps will be taken regarding it.
— Fuad Hussein (@Fuad_Husseein) January 24, 2024
Conditions préalables annulées : Les États-Unis ont environ 2 500 soldats en Irak qui aident et forment les forces locales à lutter contre l’État islamique depuis sa résurgence en 2014. D’autres pays, principalement européens, ont également quelques centaines de soldats en Irak dans le cadre de la coalition dirigée par les États-Unis.
Les troupes américaines ont été attaquées à plusieurs reprises par des militants soutenus par l’Iran. Le dernier incident en date s’est produit mardi, lorsque des militants ont lancé deux drones kamikaze contre la base aérienne d’al-Asad, blessant quatre membres du personnel américain et endommageant des infrastructures. Les États-Unis ont réagi en frappant trois installations de la milice dans l’ouest de l’Irak.
Le Premier ministre irakien, Mohammed Shia al-Sudani, a dénoncé les représailles américaines et a appelé au retrait des troupes américaines pour réduire la violence.
Auparavant, les États-Unis n’étaient pas disposés à retirer leurs troupes, de crainte que cela n’enhardisse l’Iran et d’autres rivaux régionaux. Les États-Unis affirmaient que les attaques des militants devaient d’abord cesser. Aujourd’hui, ils ont abandonné cette condition préalable et sont prêts à négocier un retrait.
L’Irak n’est pas prêt : Au début du mois, M. Sudani a annoncé que le processus de retrait de la coalition militaire dirigée par les États-Unis avait déjà commencé, mais il a admis que les forces irakiennes n’étaient pas prêtes à combattre seules l’État islamique.
Si les Irakiens insistent pour mettre fin à la coalition, nous l’accepterons bien sûr et passerons à une coopération bilatérale. Mais si cela se produisait trop rapidement, la sécurité de l’Irak serait réellement menacée. […] L’armée irakienne est plus forte qu’elle ne l’était, mais elle manque encore de certaines compétences et dépend fortement de la coalition pour le renseignement et la logistique.
—Mohamed Shia al-Sudani
Faire marche arrière : Malgré l’impréparation de l’Irak, la présence américaine dans ce pays n’est plus souhaitée. Le retrait des États-Unis de l’Irak constituera une nouvelle étape dans le désengagement américain au Moyen-Orient.
Toutes les prophéties bibliques importantes qui se déroulent au Moyen-Orient se produisent dans un vide de pouvoir créé par le départ des États-Unis. En fait, la prophétie biblique indique que les États-Unis se retireront si complètement du Moyen-Orient qu’ils n’auront aucun impact sur la région.
—« L’Amérique fait marche arrière »