TAIWAN COAST GUARD/ANADOLU VIA GETTY IMAGES
Les exercices de tir réel de la Chine donnent des sueurs froides à Taïwan
La Chine a déployé le 29 décembre sa marine, ses garde-côtes, son armée de l'air et sa force de missiles pour des exercices militaires à balles réelles dans les environs de Taïwan, dernier signe en date de la détermination croissante du Parti communiste chinois à s'emparer de la nation insulaire.
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La guerre civile chinoise s'est terminée en 1949, lorsque le Parti communiste a pris le contrôle du continent, et le Parti nationaliste s'est replié sur l'île de Taïwan, où il a finalement cédé la place à une démocratie libre.
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La Chine n'a jamais gouverné les Taïwanais, mais elle considère leur république comme un territoire voyou.
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Les communistes ont menacé à plusieurs reprises de recourir à la force pour parvenir à la « réunification ».
Le gouvernement chinois a déclaré que les exercices, appelés « Mission de justice 2025 », visaient à tester la « coordination entre forces maritimes et de l'air, et la chasse et la neutralisation de cibles précises ». Les forces impliquées simulent un blocus des principaux ports de Taïwan et des opérations contre les puissances extérieures qui tentent d'assister le pays.
Le colonel Shi Yi, porte-parole du commandement du théâtre oriental de la Chine, a qualifié ces exercices de « sévère mise en garde contre les forces séparatistes “indépendantistes de Taïwan” et les forces d'ingérence extérieures ».
Par ailleurs, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré qu'en cas de conflit avec Taïwan, la Russie soutiendrait la Chine. « Partant du fait que la question de Taïwan est une affaire intérieure de la République populaire de Chine, Pékin a toutes les raisons légitimes de protéger sa souveraineté et son intégrité territoriale. »
« Une Amérique pitoyablement faible » : Les exercices militaires ont eu lieu quelques jours après l'approbation par les États-Unis de la plus grande vente d'armes jamais réalisée à Taïwan, d'une valeur de plus de 11 milliards de dollars. Cette mesure a marqué une étape notable dans la défense de la démocratie. Mais les doutes grandissent quant à la capacité des États-Unis, lassés par la guerre et de plus en plus perçus comme peu fiables par leurs alliés, à prendre la défense de Taïwan si la Chine passe à l'action.
En 1998, après que Bill Clinton est devenu le premier président américain à céder à la pression chinoise en publiant une déclaration s'opposant à l'indépendance de Taïwan, Gerald Flurry a averti que le temps était compté pour Taïwan en tant que pays libre. Il a écrit :
Les dirigeants chinois ont fait pression sur le président et l’Amérique pour qu’ils s’expriment contre nos amis épris de liberté devant le monde entier. […] Les Taïwanais craignent pour leur avenir. Ils se sentent trahis. […] Une fois de plus, l’Amérique a montré sa volonté brisée au monde entier. […] Comment ne pas voir que Taïwan est destiné à faire partie de la Chine continentale ? Ces [24 millions] de personnes vont être forcées de se fondre dans le moule chinois, et ce pour une seule raison : à cause d'une Amérique à volonté pitoyablement faible.
La liberté signifie-t-elle vraiment si peu pour nous ?
La compréhension par M. Flurry de la faible volonté de l’Amérique et de son influence sur la dynamique Chine-Taïwan s’appuie sur la prophétie biblique. Lévitique 26 indique que Dieu avertit les descendants d’Israël — principalement l’Amérique moderne et la Grande-Bretagne — que si elles refusaient de se tourner vers Lui, « je briserai l'orgueil de votre force » (verset 19).