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Les exportations de pétrole iranien retrouvent leur niveau d’avant les sanctions
Le service de surveillance des cargaisons de pétrole Tanker Trackers a indiqué qu’au cours des 20 premiers jours d’août, l’Iran a expédié en moyenne plus de 2 millions de barils de pétrole par jour. Il s’agit d’une augmentation de 30 pour cent par rapport au début de l’année. L’Iran n’a pas exporté autant de pétrole depuis 2017. Aux niveaux actuels, le pays pourrait gagner jusqu’à 100 millions de dollars par jour.
Contexte : En 2018, le président des États-Unis Donald Trump s’est retiré du plan d’action global commun. Signé en 2016, cet accord annulait les sanctions américaines en échange de la réduction par l’Iran de certaines parties de son programme nucléaire. Le retrait de Trump a réimposé des sanctions sur le commerce du pétrole iranien.
Et les sanctions ont eu l’effet escompté. En 2019, l’Iran n’a expédié que 250 000 barils par jour.
Techniquement, les États-Unis continuent de sanctionner le pétrole iranien. Mais le fait que l’Iran exporte à nouveau autant de pétrole à l’étranger suggère que les États-Unis n’appliquent pas leurs propres sanctions.
La Chine, avide d’énergie, est l’un des principaux acheteurs de l’Iran.
Signe d’un accord nucléaire ? Depuis des mois, des rumeurs circulent selon lesquelles les États-Unis et l’Iran auraient conclu un accord nucléaire informel à huis clos. Le gouvernement américain nie son existence, mais le fait d’ignorer ses propres sanctions et de laisser l’Iran exporter du pétrole à des volumes record suggère une sorte d’entente en sous-main.
Parmi les autres signes de cet accord nucléaire, citons un récent échange de prisonniers, le fait que l’Iran ait dit à ses mandataires de ne pas toucher aux cibles américaines, et le fait que l’Iran ait volontairement ralenti son enrichissement nucléaire.
En savoir plus : Lisez « Expliqué : le nouvel accord sur le nucléaire iranien » (bientôt disponible en français sur laTrompette.fr).