Les garde-côtes chinois intensifient les conflits frontaliers maritimes
Les garde-côtes chinois vont surveiller de manière plus agressive les eaux qu’ils revendiquent, selon de nouvelles règles annoncées le 15 mai. Ces nouvelles règles, basées sur une loi des gardes-côtes de 2021, signifient qu’à partir du 15 juin, tout étranger soupçonné d’avoir pénétré dans les eaux chinoises pourra être interrogé et détenu pendant une période pouvant aller jusqu’à 60 jours.
Ce règlement renforcera l’appel lancé par le secrétaire général Xi Jinping en décembre dernier pour « réprimer sévèrement les activités illégales et criminelles en mer ».
Le président philippin Ferdinand Marcos Jr. a déclaré le 22 mai qu’il s’agissait d’une escalade « inquiétante » en mer de Chine méridionale. Il a également réaffirmé que les Philippines « utiliseront tout point de contact avec la Chine pour mettre fin aux actions agressives ».
La Chine a répondu en déclarant : « S’il n’y a aucun comportement illégal, les individus et entités étrangers n’ont pas à s’inquiéter. »
En toute légalité ? La Chine s’appuie sur d’anciennes cartes pour revendiquer la quasi-totalité de l’immense mer de Chine méridionale. Mais la Cour permanente d’arbitrage de La Haye a statué en 2016 que les prétentions grotesques de la Chine n’avaient aucun fondement en droit international et qu’elles empiétaient en fait sur le territoire détenu légalement par plusieurs autres pays, dont les Philippines.
Chaque État souverain a le droit de formuler et de promulguer des lois, y compris l’application de la législation nationale dans sa juridiction. Toutefois, les lois nationales d’un État ne peuvent être appliquées et mises en œuvre sur le territoire, dans les zones maritimes ou sous la juridiction d’autres États, ni violer les droits des autres États souverains en vertu du droit international.
—Ministère des Affaires étrangères des Philippines
En imposant sa juridiction dans les eaux contestées, la Chine serait « en violation directe du droit international », ont averti les Philippines. Mais qui fera effectivement respecter ce droit ?
Faiblesse : Les États-Unis reconnaissent le danger que représente l’agression chinoise, mais ils n’ont pas fait grand-chose pour y faire face. Des pays comme les Philippines et le Japon ont ainsi été obligés à se débrouiller seuls. Comme le disait l’historien grec Thucydide, « les forts font ce qu’ils peuvent et les faibles subissent ce qu’ils doivent ».
Ce qu’il faut retenir : La Bible prophétise qu’une alliance asiatique, appelée « les rois venant de l’Orient », se formera au temps de la fin. Les pays asiatiques en désaccord avec la Chine seront-ils contraints de plier à Pékin en raison de la faiblesse des États-Unis ?
Pour en savoir plus sur cette alliance, lisez « La Chine dirige le monde vers la guerre ».