Recevez des analyses, des commentaires et des nouvelles importantes directement par e-mail.

Les manifestations des agriculteurs s’étendent aux Balkans

LA TROMPETTE

Les manifestations des agriculteurs s’étendent aux Balkans

Les agriculteurs européens refusent d’être réduits au silence. Environ 1 500 tracteurs et des milliers d’agriculteurs ont paralysé la capitale slovène, Ljubljana, le 25 avril. C’était la deuxième fois en un mois que les agriculteurs slovènes manifestaient contre le renforcement des réglementations de l’Union européenne en matière de taxation du carbone et d’émissions d’azote, parmi d’autres politiques environnementales qui nuisent aux agriculteurs de toute l’Europe.

Si l’UE poursuit ce plan d’action, elle risque de s’aliéner une grande partie de sa population, créant ainsi une plus grande instabilité politique et un terrain fertile pour les mouvements radicaux.

Les agriculteurs slovènes accusent Bruxelles de créer des lois « rédigée par des écologistes radicaux loin des exploitations agricoles  », selon Euractiv. Anton Medved, directeur du syndicat des agriculteurs slovènes, a déclaré à Euractiv : « Puisque notre voix n’est pas entendue […] et que le public perçoit les organisations agricoles comme étant d’accord avec de nombreuses mesures législatives restrictives, il n’y a pas d’autre moyen pour nous que de nous exprimer haut et fort. »

Trop radical pour les radicaux : Le 18 avril, le Parlement européen a approuvé des règles plus strictes en matière de taxation du carbone. Pourtant, même le parti de gauche et le parti vert se sont opposés à ces accords, craignant qu’ils n’entraînent des manifestations généralisées contre l’augmentation des coûts de l’énergie.

Au-delà de la Slovénie : Des manifestations massives d’agriculteurs ont débuté aux Pays-Bas en juin 2022. Depuis, des autoroutes et des villes ont été fermées en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Pologne. Il se trouve que la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et les Pays-Bas sont parmi les plus grands producteurs agricoles de l’Union européenne.

Un terrain fertile pour la révolution : Le Parlement européen continue d’approuver ces mesures radicales, mais tous les membres ne sont pas satisfaits. Manon Aubry, députée française de gauche, a déclaré au Financial Times : « J’espère me tromper, mais dans quelques années, les gens détesteront les politiques climatiques. Les gens iront vers les partis d’extrême droite. »

Un virage vers la droite pourrait certainement être l’un des résultats à long terme des politiques climatiques radicales de Bruxelles. Le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, estime que cette tendance particulière mérite une grande attention. Il écrit :

Il nous faut surveiller l’Union Européenne, pour y voir la montée d’un homme qui prendra le contrôle de cette entité au moyen de flatteries. Il s’emparera de l’UE. […] Il y aura un déplacement dramatique vers la droite des politiques européennes.
Daniel dévoile l’Apocalypse

Une série de crises se conjugueront pour réduire la taille de l’UE et approfondir son union. Comme à d’autres moments de l’histoire de l’Europe, on fera appel à un homme fort pour diriger cette superpuissance. Il est certainement possible qu’un tel chef puisse exploiter le mécontentement créé par les politiques environnementales radicales. Bien que ces politiques affaiblissent actuellement un pilier essentiel de l’Europe en ruinant ses agriculteurs, elles pourraient bientôt contribuer à galvaniser l’Europe en faveur d’un dirigeant qui vise à transformer l’Europe en une superpuissance.

Pour savoir comment ce dirigeant va unir l’Europe, lisez Un dirigeant allemand fort est imminent, par Gerald Flurry.