LA TROMPETTE
Meta poursuivi en justice pour avoir contribué à la crise de la santé mentale chez les jeunes
La société mère d’Instagram et Facebook, Meta Platform Inc, a été poursuivie en justice aux États-Unis le 24 octobre par 33 États, qui l’accusent d’avoir délibérément intégré des fonctionnalités qui rendent les enfants dépendants de ses plate-formes. Une coalition de 42 procureurs généraux a intenté une action en justice accusant Meta de manipuler les enfants et de contribuer à la crise de la santé mentale des jeunes en Amérique.
La déposition auprès du tribunal se lit comme suit :
Plusieurs études, y compris les propres recherches de Meta, montrent qu’il existe des liens entre l’utilisation des plates-formes de Meta par les jeunes et les dommages psychologiques et physiques, y compris la dépression, l’anxiété, l’insomnie, l’interférence avec l’éducation et la vie quotidienne et beaucoup d’autres résultats négatifs. Bien que Meta ait publiquement nié et minimisé ces effets néfastes, elle ne peut pas plaider l’ignorance de manière crédible. Les documents de recherche internes de Meta montrent qu’elle est consciente que ses produits nuisent aux jeunes utilisateurs. En effet, les études internes commandées par Meta—et gardées secrètes jusqu’à ce qu’elles soient divulguées par un lanceur d’alerte et rapportées publiquement—révèlent que Meta est au courant depuis des années de ces graves préjudices associés au temps passé par les jeunes utilisateurs sur ses plates-formes.
Addiction : La plainte accuse Meta d’avoir collecté des données sur des enfants de moins de 13 ans sans obtenir le consentement de leurs parents, ce qui constitue une violation de la loi fédérale. L’entreprise a utilisé ces données pour concevoir des fonctionnalités addictives visant les enfants et les adolescents. Parmi elles se trouvent :
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Des algorithmes conçus pour recommander des contenus incitant les utilisateurs à rester plus longtemps sur la plate-forme et encouragent une utilisation compulsive
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Des alertes spontanées, destinées à inciter les utilisateurs à accéder à nouveau aux plates-formes de Meta
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La « pouce bleue » et d’autres fonctionnalités impliquant une comparaison sociale, connues pour contribuer à la baisse de l’estime de soi chez les jeunes
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Des filtres visuels, connus pour susciter des inquiétudes liées à l’image corporelle chez les jeunes utilisateurs
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Des formats de présentation des contenus, tels que la fonctionnalité de « défilement infini », conçus pour que les utilisateurs restent le plus longtemps possible sur la plate-forme
Problèmes de santé mentale : La plainte fait référence à une étude de Facebook Inc. menée de 2019 à 2020, selon laquelle « les adolescents accusent Instagram d’être à l’origine de l’augmentation du taux d’anxiété et de dépression ».
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32 % des adolescentes ont déclaré que Instagram les rendait plus mal à l’aise avec leur corps.
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17 % l’ont indiqué comme ayant empiré leurs troubles d’alimentation.
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13,5 pour cent l’ont déclaré à l’origine d’une aggravation de pensées suicidaires.
À l’époque, 22 millions d’adolescents américains se connectaient chaque jour sur Instagram. Plus de 40 pour cent des utilisateurs d’Instagram étaient âgés de 22 ans ou moins.
Une drogue cachée : L’addiction aux écrans détruit nos jeunes et notre société. La plainte portée contre Meta semble être une victoire pour la justice, mais cela empêchera-t-il nos jeunes d’utiliser les réseaux sociaux ? C’est peu probable.
La dépendance aux technologies est une drogue cachée. Pour savoir comment la surmonter, lisez « Comment vaincre la dépendance aux écrans ».