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Pourquoi l’Allemagne veut-elle récupérer son or ?

Comment le président Obama peut-il faire une telle déclaration alors que l’Amérique s’endette de plus d’un trillion de dollars par an ? La politique économique du gouvernement garantit l’écroulement du dollar !

Le 16 janvier, la Banque centrale d’Allemagne a fait une annonce ahurissante. Elle a demandé à l’Amérique et à la France de lui retourner son or. Sept cent quarante-trois tonnes reluisantes seront transférées dans les coffres, à Francfort.

La déclaration, faite par le deuxième plus grand détenteur d’or au monde, a ébranlé les marchés mondiaux. Les journaux ont mis les bouchées doubles pour faire des spéculations. Pourquoi l’Allemagne demande-t-elle à récupérer son or, maintenant ?

C’est une grande nouvelle, mais peu de gens savent ce que cela signifie vraiment. Vous devez savoir parce que cette annonce vous affectera, en fin de compte.

Pourquoi entreposer l’or ailleurs ?

Mais d’abord, pourquoi l’or de l’Allemagne est-il détenu à New York, à Londres et à Paris ? Pourquoi ne détient-elle pas son propre or ? Selon la Bundesbank, la raison est double.

D’abord, en stockant l’or en Amérique cela le rend plus facile à vendre, ou à promettre, en cas d’urgence économique. Il est plus facile de négocier avec d’autres qui peuvent alors rapidement en prendre possession.

La deuxième raison, c’est qu’il a été considéré plus sûr de répartir l’or hors de l’Allemagne, pendant la guerre froide, pour le protéger des Soviets. Selon la Bundesbank, ce n’est plus un souci. Que l’Allemagne se sente suffisamment sûre d’elle pour le rapatrier en dit long sur les relations changeantes de l’Allemagne avec la Russie.

Mais il y a une troisième raison, non mentionnée — et ayant beaucoup plus d’importance — pour laquelle l’Allemagne ne garde pas son or chez elle.

Cela remonte à la Deuxième Guerre mondiale. Quand les Alliés ont finalement arrêté la machine de mort allemande, en 1945 — pour la deuxième fois, en 27 ans, ils se sont proposé de s’assurer que l’Allemagne ne pourrait jamais, de nouveau, détruire la paix du monde. Forcer l’Allemagne à entreposer son or à l’étranger, c’était le principal mécanisme financier pour empêcher l’Allemagne de jamais commencer une autre guerre. Comme le note l’analyste Byron King : « Une façon qu’avait les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France d’avoir une laisse sur l’Allemagne, c’était de garder l’or ‘allemand’ sous contrôle, à l’extérieur des frontières de ce pays » (Daily Resource Hunter, le 22 janvier).

Tant que les Alliés contrôlaient l’or de l’Allemagne, les Alliés avaient la police d’assurances d’un conquérant qui s’assurait que Berlin ne dérangerait pas de nouveau la paix. Sans son or, la monnaie de l’Allemagne, et ainsi son économie, pourrait être détruite pratiquement du jour au lendemain.

Mais maintenant l’Amérique, la Grande-Bretagne et la France semblent penser qu’elles n’ont plus besoin de cette police d’assurances.

C’est une erreur tragique.

Rapatrier l’or

La Bundesbank a fait remarquer qu’elle a déjà rapatrié la plupart de son or qui était à Londres. Francfort a repris possession de 937 tonnes sur les 1 433 entreposées de l’autre côté de la Manche. Elle rapatrie maintenant 330 tonnes d’or de l’Amérique, ce qui équivaut à environ 20 pour cent de ses avoirs aux États-Unis.

De façon intéressante, la Banque centrale allemande dit qu’il faudra sept ans pour récupérer son or en Amérique. L’Amérique hésite-t-elle encore à renoncer au contrôle sur l’Allemagne ?

La partie la plus importante de l’annonce de l’Allemagne, cependant, pourrait être qu’elle prenne pleine possession de tout son or détenu à Paris. Les 412 tonnes seront toutes ramenées — et vous pouvez être sûr qu’il ne faudra pas sept ans. Il a fallu moins de trois ans à l’Allemagne pour déplacer plus de deux fois autant, de la Grande-Bretagne.

C’est un signe que l’Allemagne est sur le point d’arrêter de jouer à M. le Chic type avec la France.

Une grande bataille fait rage pour le contrôle du destin économique de l’Europe. L’Europe du Nord, menée par l’Allemagne, se bat pour le contrôle de la Banque centrale européenne contre un groupe de nations, pour la plupart du sud, menées par la France. Le résultat aura un impact sur les taux de change de l’euro, sur les marchés de dettes, sur l’emploi, sur la stabilité sociale — et en fin de compte, sur le fait même de savoir quels pays feront partie de la zone euro.

« Le sentiment des Allemands, c’est qu’ils ont été trop long à prendre cette décision », dit Michael C. Burda, économiste à l’Université Humboldt de Berlin. « Rapatrier son or, a-t-il dit, n’est que le signal que l’Allemagne ne va plus prendre davantage de temps. »

L’Allemagne se prépare à s’occuper énergiquement, et une fois pour toutes, de la France. La France est sur le point de découvrir qui est la véritable puissance financière de l’Europe. Et l’Allemagne signale au monde que l’époque de ses excuses pour sa Deuxième Guerre mondiale passée est terminée. Elle ne se soumettra plus faiblement aux demandes de Paris.

Mais après que Berlin aura réduit Paris au silence, quelle sera sa prochaine action ?

La prochaine action de l’Allemagne

Voici ce que le rédacteur général de la Trompette, Gerald Flurry, a écrit après que la Russie a envahi la Géorgie en 2008 : « Je crois qu’il est très probable que l’Allemagne et la Russie aient déjà conclu un accord … La présence d’un accord entre ces deux nations n’est pas un signe de paix. Comme le pacte Molotov-Ribbentrop et tant d’autres avant lui, c’est un signe de l’exact opposé. Ces deux de nations cherchent à sécuriser leur frontière commune — elles peuvent ainsi poursuivre leurs visées impérialistes ailleurs ! C’est un signe précurseur de guerre ! C’est de cette façon qu’elles opèrent ! Et les États-Unis n’en ont pas la moindre idée ».

L’Allemagne a en grande partie sécurisé sa frontière avec la Russie. Son empressement à entreposer, de nouveau, son or à Francfort est la preuve qu’elle ne craint plus Moscou comme à l’époque de l’Union soviétique. Avec son flanc oriental maintenant assez sécurisé, l’Allemagne va après Paris pour le contrôle incontesté
de l’Europe.

Ensuite, une fois qu’elle aura soumise son seul contrepoids majeur en Europe, elle se tournera vers l’Amérique et la Grande-Bretagne.

Les vieux adversaires de la Deuxième Guerre mondiale de l’Allemagne regretteront bientôt d’avoir donné du mou à l’Allemagne. Le monde est sur le point de voir une Bundesbank beaucoup plus forte — et par conséquent, une nation allemande plus agressive. La confiance et la puissance allemandes grandissent avec le tintement de chaque lingot qu’elle ajoute à son imposante pile d’or.