Evan Gershkovich [KIRILL KUDRYAVTSEV/AFP VIA GETTY IMAGES, DIMITAR DILKOFF/AFP VIA GETTY IMAGES, CATE GILLON/GETTY IMAGES]
Premier journaliste américain arrêté pour espionnage en Russie depuis l’ère soviétique
Le 29 mars, le journaliste du Wall Street Journal, Evan Gershkovich, a été arrêté par le Service fédéral de sécurité russe (FSB) pour espionnage. Le FSB prétend que Gershkovich a utilisé son visa de journaliste comme couverture pour espionner une usine de défense russe. Le Wall Street Journal a nié les allégations de la Russie et a demandé la libération de M. Gershkovich.
[Gershkovich] agissait sur instruction de la part des Américains pour collecter des informations sur les activités d’une des entreprises du complexe militaro-industriel russe qui constituent un secret d’État.
—Le FSB
Gershkovich est le premier journaliste américain à être arrêté par la Russie pour espionnage depuis la guerre froide.
Détention soviétique : Lors d’une audience le 30 mars, un tribunal de Moscou a décidé que Gershkovich devait être détenu dans la prison russe de Lefortovo, un centre de détention provisoire datant de l’époque stalinienne et destiné aux « ennemis du peuple ».
Les avocats affirment que le règlement de l’affaire pourrait prendre jusqu’à 18 mois ; pendant tout ce temps, Gershkovich restera très probablement derrière les barreaux dans un isolement total.
Pas d’appels, pas de visites, pas de journaux, rien. Au mieux, [les prisonniers de Lefortovo] recevront des lettres et même dans ce cas, très probablement avec un retard d’un mois ou deux. C’est l’un des outils de répression [de la Russie].
—Evgueni Smirnov, avocat russe spécialisé dans la défense contre accusations d’espionnageA “trusted, dedicated reporter” from the Wall Street Journal could face up to twenty years in a Russian prison for spying. Our report from Moscow on the arrest of Evan Gershkovich on espionage charges. Producer @BBCWillVernon @BBCNews pic.twitter.com/uRJNm0sa5I
— Steve Rosenberg (@BBCSteveR) March 30, 2023
Échange de prisonniers ? Ivan Pavlov, un éminent avocat russe spécialisé dans la défense, a déclaré que l’arrestation de Gershkovich était probablement une tentative de la Russie de se préparer à un futur échange de prisonniers. « La règle non écrite de ne pas toucher aux journalistes étrangers accrédités ne fonctionne plus », a déclaré M. Pavlov.
Les responsables russes déclarent qu’il est trop tôt pour envisager un échange de prisonniers.
La Russie n’est ‘pas un pays sûr’ : L’administration Biden a condamné l’arrestation de Gershkovich par la Russie, mais s’est abstenue de la qualifier de belligérance ou d’acte de représailles.
Joe Biden a dit : « Laissez-le partir ». La secrétaire de presse de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, a déclaré : « Nous avons été très clairs sur le fait que les Américains ne doivent pas se rendre en Russie. Ce n’est pas sûr. »
Asked about @WSJ reporter Evan Gershkovich, an accredited American reporter, who was arrested in Russia on espionage charges, President Biden said, "Let him go" and added there is a process. pic.twitter.com/rdT4376D4Y
— Kelly O'Donnell (@KellyO) March 31, 2023
Un dirigeant à la Staline : « Aucun dirigeant, en Russie, n’a égalé le mal diabolique de V. Poutine depuis Joseph Staline », écrit le rédacteur en chef de la Trompette Gerald Flurry dans sa brochure Le « prince de Russie » prophétisé. Poutine a modelé une grande partie de son administration actuelle sur la façon dont le totalitaire Staline a géré l’Union soviétique. Étant lui-même un ancien agent du KGB, Poutine permet aux services de sécurité russes de fonctionner comme à l’époque soviétique.
Ce monde a beaucoup de dirigeants autoritaires. Mais Vladimir Poutine est celui sur lequel nous devons particulièrement garder un œil. Ses antécédents, sa nationalité et son idéologie montrent qu’il accomplit une esse de la prophétie.
—Gerald Flurry
En savoir plus : Lisez Le « prince de Russie » prophétisé.