Productivité, déficit commercial, dette… La France au bord du gouffre
Faisant suite à un précédent dossier publié sur Polémia au sujet des questions macro- économiques, le présent dossier traite plus particulièrement de la chute de la productivité, du creusement du déficit du commerce extérieur et de l’accroissement considérable de la dette publique. La productivité d’un pays est intéressante et importante à analyser, car elle constitue à moyen et long terme le principal déterminant de l’évolution du niveau de vie de la population de ce pays. Dans un système de changes fixes comme c’est le cas pour la France au sein de la zone euro, la productivité détermine aussi très largement la compétitivité des entreprises françaises vis-à-vis de leurs concurrents étrangers, et donc la capacité de notre pays à se procurer les biens qu’il ne produit pas et qui lui sont nécessaires sans pour autant devoir s’endetter vis-à-vis du reste du monde.
Reflet de l’érosion de la compétitivité de nos entreprises sous l’effet des faibles gains de productivité, notre commerce extérieur est systématiquement en déficit depuis 1999. Le solde s’est considérablement dégradé depuis la mi-2021 sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie et des matières premières, le déficit atteint maintenant 160 Md€ sur les douze derniers mois – ce qui représente pas moins de 7 % du PIB. Le creusement du déficit de notre commerce extérieur a évidemment pour contrepartie un endettement accru de la France (état, entreprises, ménages) vis-à-vis du reste du monde, puisqu’il faut bien financer ce déficit. Fin 2022, la dette publique française se situe à 112 % du PIB ; elle était à 97,4 % juste avant la crise sanitaire. La dette publique en France, rapportée au PIB, se situe ainsi fin 2022 à peu près au même niveau qu’en Espagne, au Portugal et en Belgique, mais reste en deçà de ce qui est observé en Italie (144 %) et en Grèce (171 %, la dette publique grecque a stagné autour de 180 % de 2013 à 2019 avant de culminer à 206 % en 2020). A contrario, la dette publique est bien moindre en Allemagne (66 % du PIB), aux Pays-Bas (51 %) et dans les pays scandinaves.
Si la crise économique est actuellement grave, ce n’est qu’un petit aperçu de ce qui est à venir. L’histoire de l’Europe montre que les crises économiques ont tendance à produire des tremblements de terre sur le plan politique. Quelles en seront les conséquences les plus significatives ? Comme l'a dit Jean Monnet, « L'Europe se fera dans les crises et elle sera la somme des solutions apportées à ces crises ».
Nous sommes d'accord avec sa déclaration. Nous prévoyons que l’Europe finira avec moins de pays membres mais sera une union beaucoup plus forte. Pour comprendre en bref comment l’Europe réagira à une crise financière massive provoquée par Washington, il faut noter ce que M. Herbert Armstrong a déclaré en 1984 dans son magazine, la Pure Vérité : à savoir, qu’une crise financière « pourrait subitement entraîner le déclenchement des nations européennes à s’unir, formant une nouvelle puissance mondiale, plus grande que l’Union Soviétique ou les États-Unis ».
Pour comprendre pleinement cette prévision, lisez « Notre 11 septembre financier était prophétisé » de notre brochure gratuite Il avait raison.