LA TROMPETTE
Recherchée : la Première ministre de l’Estonie
La Russie a placé la Première ministre de l’Estonie, Kaja Kallas, sur une liste de personnes recherchées pour ce que la Russie appelle une « profanation de la mémoire historique ». Selon les autorités russes, elle figure sur la liste pour avoir enlevé des monuments de la Seconde Guerre mondiale datant de l’ère soviétique.
Bien que Mme Kallas soit le premier dirigeant étranger à figurer sur la liste des personnes recherchées par la Russie, des dizaines d’autres fonctionnaires d’Europe de l’Est y ont également été ajoutés.
Soutien à l’Ukraine : Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Estonie soutient fermement l’Ukraine. Pour démontrer ce soutien, Mme Kallas a annoncé en 2022 que 200 à 400 monuments seraient démantelés par des responsables estoniens. D’autres pays d’Europe de l’Est ont fait de même.
Je refuse d’être réduite au silence et je continuerai à soutenir énergiquement l’Ukraine, et à plaider en faveur du renforcement des défenses européennes.
—Kaja Kallas
Histoire récente : De nombreux pays frontaliers avec la Russie peuvent s’identifier à la situation difficile de l’Ukraine. Sous l’occupation soviétique, l’Estonie a vu 7 450 personnes tuées et quelque 10 200 déportées en Sibérie.
« Cette affaire me touche de près », a déclaré Mme Kallas. « Ma grand-mère et ma mère ont été déportées en Sibérie, et c’est le KGB qui a émis les faux mandats d’arrêt. »
De nombreux autres pays européens ressentent très personnellement la menace russe. Ils ne veulent pas que l’histoire se répète, et cette crainte est en train d’unir l’Europe.
En savoir plus : Lisez « La guerre de la Russie contre l’Ukraine refaçonne l’Europe ».