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Retour au bercail

Il avait raison – Première partie : L’Europe

La suite provenant de Le «Saint» dans le Saint Empire Romain

Depuis le début des années 1930, Herbert Armstrong a parlé à propos de l’unité à venir entre les Catholiques et Protestants. Notez cet extrait de la Pure Vérité en 1961: «Le pape interviendra comme l’autorité suprême unifiante—la seule qui peut finalement réunir les différentes nations d’Europe. La juridiction sur les écoles et la religion seront retournées à l’Église Catholique Romaine. L’Europe deviendra catholique romaine! Le Protestantisme sera absorbé dans l’Église ‘mère’—et complètement aboli» (octobre 1961).

À ce moment, toute forme de réconciliation entre les Catholiques et Protestants semblait impossible pour la plupart des gens. Mais regardez la situation aujourd’hui. En octobre 2009 l’Église Catholique a offert à tous les Anglicans qui choisiraient de se convertir, de se joindre à l’église de Rome, avec les concessions historiques qu’ils pourraient garder leur pratiques Anglicanes et que le clergé marié serait accepté comme prêtre dans l’établissement d’une nouvelle communauté Catholique/Anglicane.

Au cours des dernières années, plusieurs Anglicans ont été choqués par la position libérale de leur église sur des dossiers comme l’ordination de prêtres féminins et homosexuels. Maintenant, grâce à la directive du pape, ils peuvent affluer à l’église Catholique. Les défections ont commencé immédiatement.

Ce processus n’a pas été limité aux Anglicans. Le Vatican fait de gros efforts pour amener chaque dénomination Chrétienne d’importance, spécialement en Europe, sous l’autorité de Rome.

C’est exactement ce qu’Herbert Armstrong avait déclaré qu’il se produirait. À travers les pages de la Pure Vérité, M. Armstrong a prophétisé sur cette unité à venir de l’Église. Notez encore une fois: «Le triomphe final—bien que de courte durée—du Catholicisme est littéralement enregistré dans des douzaines de prophéties de la Bible. En ce moment—que nous voulions le croire ou pas—la scène est en place pour la plus grande révolution religieuse à laquelle ce monde ait jamais assisté. ... Le problème grandiose d’accomplir l’unité est double. Premièrement, il implique la réconciliation du schisme Orthodoxe qui a officiellement débuté en 1054 et divisé les Églises d’Orient. ... Deuxièmement, elle implique la restauration à la Communion Romaine de l’ensemble du Protestantisme qui s’est développé de 1517 jusqu’à ce jour» (novembre 1963).

Le Vatican a proclamé l’importance de son but pour l’unité depuis bien au-delà d’un siècle. Le pape Léon XIII l’a déclaré dans les commentaires d’ouverture de son encyclique à l’église le 29 juin, 1896: «Il est suffisamment bien connu de tous qu’une grande partie de nos pensées et de nos soins sont voués à notre effort de ramener au bercail, placés sous la garde de Jésus-Christ, le pasteur en chef des âmes, les brebis qui se sont égarées. Courbés sur ceci, nous avons pensé que pour cette fin salutaire et ce but, de décrire le modèle et les particularités de l’église. Parmi celles-ci, la plus importante de nos considérations principales est l’unité. Nous prions avec ferveur qu’Il (‘le Père des Lumières’) nous accordera gracieusement la puissance, d’apporter la conviction aux esprits des hommes» («Satis Cognitum» [Sur l’Unité de l’Église]; l’emphase est la nôtre).

Durant les années 1930, quand la future unité à venir fut prophétisée, rien n’était plus éloigné des esprits des protestants. «L’unité? Jamais!» Mais que voyons-nous maintenant, plus de 70 ans après que M. Armstrong ait annoncé cette nouvelle au monde pour la première fois? Nous voyons l’église Anglicane et les autres filles Protestantes de Rome qui retournent au bercail!

ÉTAPES VERS L’UNITÉ

L’Église Catholique et ses filles Chrétiennes ont commencé à faire des pas vers l’unité il y a quelques décennies. À la fin des années 60, des services de prières œcuméniques interreligieux avaient été tenus dans pratiquement chaque ville principale des États-Unis, et des «échanges de chaires» par des prêtres et des ministres se répandaient de plus en plus.

Anglicans et Catholiques tenaient des réunions privées avec des Luthériens tout au long de 1966. L’église Méthodiste a aussi encouragé des groupes d’études de concert avec les Catholiques. En 1967, un service Catholique Romain-Anglican sans précédent fut tenu à Madrid dans l’église Saint-Georges de l’ambassade britannique. Tout comme le rapportait la Pure Vérité à l’époque, il était évident que des théologiens Protestants d’envergure avaient commencé à questionner sérieusement le besoin d’un futur mouvement Protestant. L’évêque Luthérien de Berlin, Otto Dibelius a dit: «Si l’Église Catholique, 450 ans passés, avait ressemblé à ce à quoi elle ressemble aujourd’hui, la Réformation n’aurait jamais eu lieu». Le Dr Karl E. Braaten du Séminaire Théologique Luthérien de Chicago conclut qu’il devenait de plus en plus difficile de justifier «un besoin pour le Protestantisme en tant que mouvement indépendant».

Une décennie plus tard marqua la première fois dans l’histoire qu’un pape visitait la Maison-Blanche. «Plus de 200 ans de séparation entre le Vatican et le gouvernement des États-Unis sont venus à une fin non officielle,» rapporta la Pure Vérité, la décrivant comme un «événement impensable seulement deux décennies plus tôt» (décembre 1979). Durant cette visite, le pape Jean-Paul II a demandé «à tous les Chrétiens—Catholiques, Protestants, Anglicans et Orthodoxes—de transcender nos différences présentes et passées en cette occasion, et de marquer la visite papale comme un signe et un stimulus pour la réconciliation … et de prier pour l’unité que nous recherchons».

En novembre de la même année, le pape fit une visite historique de trois jours en Turquie. La-bas, il tint un sommet religieux avec le Patriarche Grec-Orthodoxe Démétrios I, déclarant la détermination de ce qu’il appelait «l’intolérable scandale» des divisions au sein du monde professant d’être Chrétien.

En 1982, le pape Jean-Paul II a voyagé en Angleterre, en Écosse et au pays de Galles. Là-bas il déclara à la cathédrale Catholique Romaine de Westminster à Londres: «Aujourd’hui, pour la première fois dans l’histoire, un évêque de Rome a mis les pieds sur le sol anglais»—et a dit qu’il avait prié que sa visite pourrait «servir la cause de l’unité chrétienne». Il a dirigé un service avec l’archevêque de Cantorbéry dans la cathédrale de Cantorbéry, le siège de l’église d’Angleterre. Dans son sermon, il a appelé l’audience, qui incluait des millions de gens qui regardaient à la télévision, à «prier et travailler pour la réconciliation et l’unité ecclésiastique».

En 1998, le Vatican et la Fédération Mondiale Luthérienne—qui représente la majorité des Luthériens à travers le monde, soit 7.6 millions de croyants—ont affirmé que les Catholiques Romains et les Luthériens partagent une compréhension de base. Le New York Times a décrit l’événement comme «un triomphe pour les supporteurs du mouvement œcuménique, qui ont demandé une coopération plus étroite entre les églises» (26 juin 1998).

Le pape Jean-Paul II a entrepris un effort énorme pour promouvoir l’unité. Il fut le pape ayant le plus voyagé dans l’histoire. De mars 1983 à juillet 1998, il a visité au moins 116 nations distinctes, plusieurs d’entre elles plusieurs fois. C’était un signe visible de l’effort incroyable du pape d’offrir la branche d’olivier à ses églises filles Protestantes, qui autrefois protestaient contre le Catholicisme.

Pourtant, bien que Jean-Paul II ait travaillé très fort pour ramener ensemble les Catholiques et les Anglicans, sa mort en avril 2005 n’a fait qu’avancer la cause du mouvement encore plus.

D’ENTRE PLUSIEURS—UNE SEULE

Rowan Williams, l’archevêque de Cantorbéry, est devenu le premier dirigeant Anglican de l’histoire à assister aux funérailles d’un pape. Il a décrit Jean-Paul II comme «un des plus grands» dirigeants chrétiens du XXe siècle et a signalé que «le fossé entre les Anglicans et les Catholiques qui a résulté de la Réformation pourrait finalement être comblé...» (Australian, 12 avril 2005). Un grand titre du Guardian à Londres se lisait ainsi: «C’est comme si la Réformation n’avait jamais eu lieu».

La mort de Jean-Paul II a entraîné les églises Protestantes dans l’euphorie de l’adulation papale, et son successeur, le pape Benoît XVI, a cherché à capitaliser sur ces sentiments. Dès le début de sa papauté il a déclaré que «sa tâche principale» était d’unifier tous les Chrétiens.

Cependant, l’approche de ce pape pour atteindre l’unité a prouvé être moins diplomatique, plus énergique et plus sévère, que celle de son prédécesseur.

En 2007, la Congrégation de la Doctrine de la Foi exposa de nouveau la doctrine de «Dominus Iesus», un document que le cardinal Joseph Ratzinger avait signé en 2000 pour proclamer que les non-Catholiques étaient «gravement déficients» et que les églises Protestantes n’étaient pas «des églises dans le sens propre du terme». Ce nouvel énoncé ajouta que les églises Orthodoxes souffraient d’une «blessure» parce qu’elles n’acceptent pas l’autorité du pape.

En mars 2006, le pape Benoît XVI choisit d’abandonner le titre «Patriarche de l’Occident» de sa liste de titres officiels. Pourquoi? Le Synode Orthodoxe Oriental a déclaré que cette décision impliquait que l’Église Catholique cherchait toujours «la juridiction universelle de l’évêque de Rome sur l’église entière». Le pape a retenu le titre de «vicaire du Christ» et de «suprême pontife de l’église universelle». Il a abandonné le titre de «patriarche de l’Occident» non pas parce que cela lui donnait une trop grande juridiction, mais en fait, pas assez.

En octobre 2007, les dirigeants Orthodoxes ont signé une entente avec les officiels du Vatican qui établissait la primauté du pape au-dessus de tous les évêques Catholiques et Orthodoxes—bien qu’il y ait encore un désaccord sur l’autorité exacte que ce statut donne au dirigeant Catholique. Une autre réunion conjointe sur la question de la primauté papale a été tenue en 2009. Le pape courtise aussi les Orthodoxes, qui se sont séparés de Rome en 1054, en embrassant plus de traditions et de cérémonie, quelque chose qui plaît particulièrement aux églises Orthodoxes Orientales.

En décembre 2008, le Patriarche Orthodoxe Bartolomeo I, a rencontré le cardinal Walter Kasper, président du Conseil Pontifical pour la Promotion de l’Unité Chrétienne; les deux se sont mis d’accord que l’unité Catholique-Orthodoxe était la seule solution aux crises économiques, politiques et sociales du monde.

Après tout cela, le pape lança une attaque surprise sur l’église Anglicane. Le 20 octobre 2009, vint la déclaration que l’église Catholique offrait la libre entrée à Rome pour tous les Anglicans qui choisiraient de rejeter la politique de leur hiérarchie libérale. «Rome a stationné ses chars d’assaut sur la pelouse de l’archevêque de Cantorbéry,» a proclamé le journal britannique Times (21 octobre 2009). La Communion Anglicane, terriblement affaiblie par la pénétration agressive de ses rangs par les féministes et les homosexuels depuis la révolte sociale des années 60, a toujours été plus mûre pour une prise de contrôle par le Vatican que les filles Orientales de Rome; le Vatican n’avait simplement qu’à prendre une position morale plus élevée et à s’y tenir.

LA VÉRITABLE UNITÉ

Que réserve l’avenir pour l’unité Chrétienne? Pour l’instant, le Vatican est prêt à compromettre pour ramener ses filles. Mais ça ne sera pas toujours le cas. Comme l’éditeur en chef de la Trompette écrivit en mai 2007, «En effet, la prophétie biblique indique que la pleine unité ne sera pas atteinte volontairement. À un certain point, l’église mère abandonnera ses efforts pour courtiser ses filles par la flatterie et retournera plutôt à la vieille méthode de préserver l’unité ‘Chrétienne’ en utilisant la force physique».

À la fin, cette réconciliation à venir entre le Vatican et ses filles Protestantes ne va pas inaugurer la paix que l’humanité désire désespérément: ce sera précisément l’opposé! Elle mènera à l’accomplissement des grandes prophéties d’Apocalypse 13. Ces prophéties parlent d’une religion universelle qui impose sa volonté sur la Terre entière dans une puissante Croisade. Elle mettra en force un contrat social qui dictera non seulement qui va travailler mais qui va manger! (Apocalypse 13:15-16).

Durant bien au-delà de 50 ans, Herbert Armstrong à prophétisé sur cette grande puissance religieuse et sa dominance globale à venir. Mais il a vu au-delà de cette grande période de jugement que cette puissance religieuse et l’empire qu’elle mènera fera subir au monde. Il a aussi prophétisé sur un autre empire—un empire qui va bientôt renverser toute les autres forces impériales et religieuses pour finalement imposer la justice sur toute l’humanité—le Royaume de Dieu sous le règne divin de l’auteur de la religion pure, Jésus, le Christ vivant! 

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