Recevez un bulletin de nouvelles gratuit dans votre boîte de réception chaque jour ouvrable — la Trompette en bref.

Adam bichler 643644 unsplash

Adam Bichler/unsplash.com

Trahi

Hosni Moubarak a été abandonné à son sort. Voyez maintenant qui célèbre vraiment sa chute.

En Amérique, l’histoire—au milieu de tout le tumulte récent au Moyen-Orient—du peuple de l’Égypte se levant pour chasser Hosni Moubarak hors du pouvoir a été généralement annoncée comme une bonne et magnifique histoire. Les romantiques occidentaux considèrent la révolte comme un soulèvement démocratique ordinaire mené par des gens avides de liberté aspirant à la modernité.

Le président Barack Obama a décrit les scènes de jubilation que beaucoup de gens ont vu sur les écrans de télévision, le 11 février, de cette façon: «Nous avons vu des mères et des pères portant leurs enfants sur leurs épaules pour leur montrer à quoi la véritable liberté pourrait ressembler. Nous avons vu un jeune Égyptien qui disait: ‘Pour la première fois de ma vie, je compte vraiment. Ma voix est entendue. Même si je ne suis qu’une seule personne, c’est ainsi que la véritable démocratie fonctionne.’ Nous avons vu des manifestants chanter ‘Selmiyya, selmiyya’—‘Nous sommes pacifiques’—encore et encore. Nous avons vu des militaires qui ne voulaient pas tirer sur le peuple qu’ils avaient juré de protéger. Et nous avons vu des médecins et des infirmiers se ruant dans les rues pour soigner ceux qui étaient blessés, des volontaires cherchant des manifestants pour s’assurer qu’ils étaient non armés. Nous avons vu des gens de foi priant ensemble et scandant—‘Musulmans, chrétiens, nous sommes un’».

Cela, a-t-on dit, est bon pour le Moyen-Orient. C’est bon pour l’Amérique.

«Ce que nous avons vu pour l’instant est positif», a insisté le président Obama lors d’une conférence de presse quelques jours après que H. Moubarak a démissionné. «Je crois que l’histoire finira par montrer qu’à chaque point de jonction de la situation en Égypte nous étions du bon côté de l’histoire». Il a même réclamé un peu du crédit quant à l’expulsion de H. Moubarak, disant que l’une des raisons de la transition «pacifique» était le soutien conséquent de l’Amérique en faveur du mouvement opposé au régime!

La vue principale vous ferait voir l’Égypte comme un pays affamé de liberté et de paix après une génération de brutalité sous la botte d’un dictateur. Mais cette vue ignore plusieurs faits cruciaux à la fois de l’histoire et de la réalité actuelle, dans ce pays.

La réalité est bien différente—et beaucoup plus révélatrice sur ce à quoi s’attendre en Égypte et partout dans la région, dans le temps à venir.

Préparer H. Moubarak

Après qu’une organisation terroriste ayant des liens avec les Frères musulmans a assassiné le président égyptien Anouar el Sadate, en octobre 1981, un monde surpris regardait avec étonnement. Comment ces chocs soudains et inattendus impacteront-ils les événements mondiaux? Le successeur relativement inconnu de A. Sadate continuera-t-il la poursuite de la paix au Moyen-Orient?

Ce dont peu de gens ont pris conscience, à l’époque, c’était que Hosni Moubarak avait été soigneusement préparé pour suivre les pas de son prédécesseur.

Anouar el Sadate avait recruté H. Moubarak pour être son vice-président, en avril 1975, deux ans après que le général a reçu des louanges pour avoir mis sur pied une campagne aérienne réussie qui a été utilisée contre Israël pendant la guerre de ‘Yom Kippour’.

«J’ai besoin d’un vice-président qui partagera avec moi des responsabilités publiques à tous les niveaux», avait dit A. Sadate à H. Moubarak. Ensuite, comme s’il pressentait que sa dévotion toute nouvelle pour la paix pourrait mettre sa vie en danger, A. Sadate a soutenu: «Personne ne peut prévoir l’avenir, et les secrets d’État ne doivent pas être connus que d’une seule personne».

Pendant les six années suivantes, le président A. Sadate a progressivement donné à H. Moubarak des responsabilités quotidiennes pour diriger le gouvernement de l’Égypte. Cela a permis à A. Sadate de concentrer davantage de son attention sur la politique étrangère—en particulier, sur le processus de paix du Moyen-Orient.

Cela ne veut pas dire que H. Moubarak n’était pas au courant quand il s’agissait d’affaires étrangères. Dans la mesure du possible, durant les discussions sans nombre que A. Sadate avait avec des dignitaires étrangers, H. Moubarak pouvait être vu assis à proximité, prenant tranquillement des notes. Quand les circonstances l’empêchaient d’assister aux réunions diplomatiques de haut-niveau, il était complètement mis au courant par le président lui-même.

«Il n’y avait rien qu’il ait fait ou dit que je ne savais», a relaté H. Moubarak au sujet de A. Sadate. «J’ai appris beaucoup de lui».

Et quand le président A. Sadate a payé de sa vie pour sa position courageuse contre l’extrémisme religieux, et son engagement pour faire la paix avec Israël, H. Moubarak a juré d’aller jusqu’au bout, quelque impopulaire que cela pourrait être dans le monde arabe. En réponse à l’assassinat, par exemple, H. Moubarak a durement sévi contre l’extrémisme religieux. Il a arrêté plus de 350 islamistes radicaux pour leur rôle dans le complot ayant abouti à l’assassinat.

Aux funérailles de A. Sadate, H. Moubarak a déclaré avec assurance: «Je déclare que nous honorerons toutes les chartes internationales, tous les traités et les engagements que l’Égypte a conclus. Nos mains ne cesseront de pousser la roue de la paix pour l’exécution de la mission d’un chef défunt».

Au cours d’un échange avec un correspondant d’Israël, H. Moubarak lui a conseillé d’aller dire aux gens d’Israël: «Ne vous inquiétez pas!».

Deux ans plus tôt, Anouar el Sadate était devenu le premier chef arabe à officiellement reconnaître l’État d’Israël. C’était A. Sadate qui avait conclu le pacte de paix historique avec Israël. Mais c’était H. Moubarak qui avait honoré cet accord et maintenu la paix durant trois décennies.

Est-ce étonnant que tant d’Israéliens aient une telle estime pour Hosni Moubarak? H. Moubarak est la principale raison pour laquelle Israël a coupé dans ses dépenses militaires et réduit la présence de ses troupes le long de la frontière égyptienne—alors même que l’effectif militaire de l’Égypte avait grandi pour être l’un des plus forts dans le monde arabe.

Rien de cela n’est destiné à blanchir les défauts de H. Moubarak. Il a vraiment régné avec une main de fer. Son administration était corrompue. Mais il n’était pas Saddam Hussein ou Mahmoud Ahmadinejad. Il n’a jamais déclaré le jihad contre Israël ou les États-Unis. Au contraire, cet homme fort d’Égypte a honoré la promesse de A. Sadate, et a maintenu la paix avec l’État d’Israël pendant 30 ans!

Durant ce même temps, l’Égypte a été l’allié le plus important, et le plus stratégiquement significatif de l’Amérique partout dans le monde arabe.

Pourtant, dès le moment où le régime de H. Moubarak a commencé à s’effriter, l’administration Obama n’a perdu que peu de temps avant de l’abandonner à son sort.

Saper H. Moubarak

En fait, depuis plusieurs années maintenant les États-Unis ont activement travaillé pour saper le régime autoritaire de H. Moubarak.

Au début de 2005, le président George W. Bush a dit que les États-Unis «ne toléreraient plus d’oppression pour obtenir de la stabilité». Plus tard cette même année, au Caire, Condoleezza Rice alors secrétaire d’État a expliqué comment le programme de G. Bush, relatif à la liberté, s’appliquait à l’Égypte. «Le gouvernement égyptien doit tenir la promesse qu’il a faite à son peuple—et au monde entier—en donnant à ses citoyens la liberté de choisir», a exigé C. Rice.

Ainsi sous la lourde pression des États-Unis, H. Moubarak a relâché la contrainte sur les élections parlementaires. Cela a fini par dégager la voie pour les Frères musulmans qui se sont emparé de presque 20 pour cent des sièges.

L’année suivante, le programme relatif aux libertés de G. Bush a porté un autre grand coup quand les élections libres ont permis au Hamas de prendre le contrôle de Gaza.

Après cela, l’administration Bush a un peu ouvert les yeux. Elle a arrêté de se plaindre de l’autoritarisme de H. Moubarak et des violations des droits de l’homme par l’Égypte, et H. Moubarak, à son tour, a pris des mesures autoritaires contre les Frères musulmans.

Le programme anticolonial du président Obama a depuis lors revigoré les Frères. Plus que cela, il a même activement travaillé pour renforcer et enhardir le mouvement. Au début de 2009, par exemple, quand le président Moubarak avertissait des diplomates américains «du cancer» iranien qui s’étendait partout dans le Moyen-Orient, le président Obama animait des rencontres avec les Frères musulmans à la Maison Blanche.

En juin 2009, quand le président Obama a délivré son message au monde islamique devant une audience au Caire entassée avec des membres des Frères, il a dit que l’Iran avait tous les droits pour développer la puissance nucléaire.

Quelques jours après le discours du Caire, des dizaines de milliers d’Iraniens furieux se sont répandus dans les rues de Téhéran exigeant des libertés démocratiques après que les mollahs avaient truqué l’élection en faveur d’Ahmadinejad. Le président Obama a résisté à la vive critique concernant son absence de soutien à une protestation populaire qui a été sauvagement écrasée par une théocratie islamique. Il a excusé la neutralité américaine en disant: «Il n’est pas productif, étant donné l’histoire des relations irano-américaines, que cela soit vu comme de l’ingérence».

Mais avec le gouvernement pro-américain en Égypte, l’Amérique a commencé à s’ingérer au premier signe de problème pour H. Moubarak. Quand les manifestations ont explosé au Caire, le président Obama a précisé qu’il était du côté des manifestants anti-Moubarak dans la rue. Il a exigé une «transition ordonnée» immédiate du gouvernement.

En même temps, les experts en politique étrangère de la Maison Blanche ont décidé de considérer le fait d’engager les Frères musulmans. Le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, a dit aux journalistes, le 31 janvier, que le nouveau gouvernement de l’Égypte «doit inclure tout un tas d’acteurs importants non laïques qui donneront à l’Égypte une forte chance de continuer à être un partenaire stable et sûr». C’était la première fois que l’administration Obama avait publiquement déclaré son soutien afin que les Frères musulmans jouent un rôle dans un gouvernement égyptien réformé.

H. Moubarak a accepté de ne pas chercher la réélection au cours des élections de septembre. Le président Obama a répondu en donnant un discours public insistant sur le fait que la transition «doit commencer maintenant».

«Vous ne comprenez pas la culture égyptienne et ce qui arriverait si je me retire maintenant», a répondu H. Moubarak dans une interview avec abc. Il craignait qu’il s’ensuive des conditions chaotiques qui permettraient aux Frères musulmans de s’emparer du pouvoir.

H. Moubarak a alors défendu son legs en faisant ressortir sa loyauté en tant que président de l’Égypte. Et peu importe ce que l’on pense de la façon dont il a régné, il est difficile d’écarter les fruits positifs de son règne. Au cours des trois décennies de règne de H. Moubarak sur l’État le plus populeux du monde arabe—une nation dans laquelle la plupart des Égyptiens ont une vue défavorable de l’Amérique, et accueilleraient une influence islamique sur le gouvernement—H. Moubarak a réussi à réprimer l’extrémisme religieux à l’intérieur du pays, tandis qu’il mettait en avant les intérêts des États-Unis à l’extérieur. Durant ce même temps, il a maintenu la paix avec Israël, tout comme il avait juré de le faire après l’assassinat de A. Sadate.

Et pour tout cela, les États-Unis le remercient en le mettant de côté avec désinvolture au profit d’une insurrection populiste qui est déjà récupérée par l’islam radical.

C’est une répétition circonstanciée de ce qui est arrivé pendant la Révolution islamique en 1979. Comme la Trompette le dit depuis presque 20 ans, cela conduit à une Égypte islamiste.

Après H. Moubarak

Dans les jours qui ont suivi la démission de H. Moubarak, une vague massive d’instabilité et de violence a balayé l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Des affrontements mortels ont éclaté en Iran, en Libye, au Yémen et au Bahreïn. Au Liban, Hassan Nasrallah a appelé les terroristes du Hezbollah à se préparer à envahir la Galilée dans le nord d’Israël. Dans la Péninsule du Sinaï, des gangs de Bédouins enhardis par le chaos au Caire ont intensifié les attaques contre les forces de police, poussant Israël à demander aux militaires égyptiens de refreiner la violence.

L’Iran a envoyé deux vaisseaux par le canal de Suez. Cette «provocation nette», pour utiliser les mots du ministre des Affaires étrangères d’Israël, a suscité à Jérusalem la crainte que l’Iran ne manœuvre pour tirer parti de l’instabilité en Égypte. L’Iran, soit dit en passant, n’a pas eu de présence navale en Méditerranée depuis que la Révolution islamique a renversé le régime du shah en 1979.

Puis il y a les Frères musulmans d’Égypte, qui se considèrent comme les gardiens du véritable islam. Pendant toute la crise égyptienne, les Frères se sont tus alors que ses apologistes occidentaux défendaient le mouvement, disant qu’il n’était pas extrémiste ou violent, et qu’il n’y avait aucun lien entre l’organisation et l’Iran, Al-Qaida ou les talibans, etc. Le Washington Post a même dit que les Frères avaient eu leur inspiration de ymca! Et ensuite il y a eu l’affirmation ridicule faite par le directeur des renseignements américains—savoir que la branche égyptienne des Frères musulmans était «en grande partie laïque».

Dès que H. Moubarak a été hors du chemin, les véritables couleurs des Frères ont vite refait surface.

Le Khomeini de l’Égypte?

Quatre jours après la démission de H. Moubarak, Der Spiegel a publié un exposé sur Youssef al-Qardaoui, la «figure de père» des Frères musulmans. En 2002, les Frères ont demandé à Qardaoui d’être leur chef, mais il a rejeté l’offre à cause de ses restrictions de mouvements. Il voulait se concentrer plutôt sur la mobilisation de «Nations musulmanes unies».

Le charismatique Qardaoui, un égyptien de naissance, est l’un des ecclésiastiques musulmans les plus populaires dans le Moyen-Orient. Il a écrit au moins 100 livres et son émission hebdomadaire de télévision est vue par 60 millions de musulmans sur Al-Jazeera. Il déteste les Juifs, et a demandé à Allah de les tuer «jusqu’au dernier». Dans un sermon, en 2009, sur Al-Jazeera, il a dit: «À travers l’histoire, Allah a imposé aux [Juifs] un peuple qui les punirait à cause de leur corruption. La dernière punition a été réalisée par Hitler. Par le biais de tout ce qu’il leur a fait—même s’ils ont exagéré l’importance du problème—il a réussi à les remettre à leur place. C’était à leur égard une punition divine. S’il plaît à Allah, la prochaine fois ce sera par la main des croyants».

Depuis 1981, H. Moubarak avait interdit à Qardaoui de prêcher en Égypte. Pendant son exil, Qardaoui a été basé au Qatar. Mais juste une semaine après que H. Moubarak s’est retiré, Qardaoui a fait son retour triomphant en Égypte. Chose incroyable, il a eu une escorte militaire pour la place Tahrir du Caire—foyer de l’insurrection antigouvernementale—afin d’y délivrer un sermon lors de la prière du vendredi.

Le président Obama a dit à Fox News, le 6 février, que les États-Unis ne devraient pas avoir d’inquiétude au sujet des Frères musulmans. Il a dit que les Frères n’ont pas de majorité de soutien en Égypte. Mais cela ne cadre pas avec un sondage du Pew Research Center effectué l’année dernière. Selon l’enquête, 95 pour cent des Égyptiens veulent que la religion joue un plus grand rôle dans la politique, 84 pour cent préfèrent la peine capitale pour les gens qui abandonnent la foi musulmane et 54 pour cent croient que les attentats suicides visant des civils peuvent être justifiés!

L’administration Obama et ses alliés dans les média ont mis cela en arrière plan. Les Égyptiens ne cherchent pas de démocratie de style occidental. Ils se révoltent contre cela. Ils veulent une théocratie islamique.

H. Moubarak l’a compris, c’est pourquoi il voulait rester en fonction suffisamment longtemps pour avoir une main dans le lancement du nouveau gouvernement de l’Égypte. Il aurait dit ce qui suit à la veille de sa démission: «Ils peuvent parler de démocratie, mais… le résultat sera l’extrémisme et l’islam radical».

Effectivement, tout juste sept jours après que H. Moubarak a fui le Caire pour Charm el cheikh, l’Égypte a célébré le retour au pays d’un extrémiste radical extrêmement populaire, qui prie pour l’extermination des Juifs, approuve la correction des femmes et soutient des attentats suicides qui visent des civils sans défense.

Il est effrayant de penser que juste au début de cette année, l’Égypte était vue comme un bastion de force et de stabilité dans une région connue pour son agitation et sa division.

C’est stupéfiant, la vitesse à laquelle les événements prophétiques se déroulent maintenant au Moyen-Orient!

La poursuite périlleuse de la paix

Quand Anouar el Sadate a signé un traité de paix avec Israël en 1979, le monde arabe était en fureur. Les islamistes égyptiens ont commencé à comploter pour le tuer et renverser son gouvernement. Quand leur complot a été découvert en février 1981, A. Sadate a ordonné des mesures sévères qui ont emprisonné plus de 1 500 personnes. Mais une cellule djihadiste chez les militaires est restée, et en octobre de cette année-là, pendant une parade militaire, un camion qui passait a déchargé ses soldats, qui ont salué leur président avec des grenades et des fusils d’assaut. L’engagement de A. Sadate pour la paix lui a coûté la vie.

Hosni Moubarak a ramassé la cape de A. Sadate et a pris la même position hardie et impopulaire pour la paix avec Israël.

Herbert W. Armstrong savait où cela menait longtemps avant l’arrivée de la Trompette. Il a, en fait, rencontré H. Moubarak, le 21 novembre 1981, six semaines après l’assassinat de A. Sadate. Pendant leur rencontre de 20 minutes, H. Moubarak a réitéré sa promesse de finir ce que A. Sadate avait commencé. «Nous voulons la paix», a-t-il dit à M. Armstrong—«au moins vivre dans une atmosphère très pacifique avec tous nos voisins d’alentour. Et nous allons faire de notre mieux dans cette direction. Je vais faire le maximum».

M. Armstrong a alors loué H. Moubarak pour sa tentative sincère de continuer là où Sadate avait arrêté. «Vous établissez un magnifique exemple», a dit M. Armstrong. Mais il a ensuite expliqué comment l’homme était complètement incapable de réaliser la paix. Ce n’est que par l’intervention de Dieu Lui-même, a continué M. Armstrong, qu’il y aura une paix qui durera à jamais.

Le président égyptien a vraiment approuvé M. Armstrong! H. Moubarak a dit: «Je crois que la paix va l’emporter tôt ou tard, que nous aimions cela ou pas».

Oui effectivement! Même dans cet âge de l’homme, il nous est souvent rappelé comment la nature humaine est généralement hostile à ce qu’il faut pour accomplir une quelconque sorte de paix. Anouar el Sadate, par exemple, a payé de son propre sang pour un accord de paix que M. Armstrong savait qu’il serait de courte durée.

C’est pourquoi, une semaine après sa rencontre avec le nouveau président de l’Égypte, en 1981, M. Armstrong a écrit dans une lettre pour les abonnés de la Pure vérité: «Le nouveau président Moubarak m’a assuré qu’il a l’intention de continuer les efforts du président Sadate pour la paix du Moyen-Orient, et il se peut qu’il scelle ainsi son propre destin».

Depuis trois décennies, cet homme a, à peu près tout seul, tenu les forces de l’extrémisme religieux et les forces anti-Israël de l’Égypte bien en main. Maintenant—comme M. Armstrong croyait que cela pourrait bien arriver—ces forces l’ont ôté de cette fonction.

Le temps montrera bientôt ceci: l’Égypte, le Moyen-Orient et le monde seront bien plus périlleux! 

Tb Ad Fr