Trente ans après la chute de l'URSS, la Géorgie toujours sous influence russe
Il y a 30 ans, l'URSS s'écroulait, laissant 15 républiques indépendantes, un géant, la Russie, et 14 autres États, parmi lesquels la Géorgie.
En 2008, ce pays du Caucase tente de se rapprocher de l'Union Européenne. Le président russe de l'époque, Dimitri Medvedev, utilise les affrontements entre l'armée géorgienne et les séparatistes ossètes pour envoyer les troupes russes traverser la frontière. Une première depuis la dissolution de l'URSS.
Arrêtés par la communauté internationale à quelques kilomètres de Tbilissi, les Russes se replient, mais gardent le contrôle de l'Ossétie du Sud qu'ils appellent la République autonome d'Ossétie. Pour les Géorgiens, il s'agit d'une province occupée.
Vingt bases militaires russes surveillent assidument les 350 kilomètres d'une frontière qui ne dit pas son nom héritée de la guerre de 2008. « Au quotidien, devons faire face à un processus de frontiérisation, certaines personnes sont retenus illégalement, il y a des exercices militaires sur le terrain, et les troupes russes sont déployées sur notre sol et occupent notre province. C'est une véritable annexion, et c'est une menace aussi pour la sécurité de l'Europe », décrit Tamta Guguadez, analyste de la sécurité d'État géorgienne.
Depuis la chute de l’empire soviétique, nous avons dit que la Russie regagnerait sa place en tant que superpuissance. Aujourd’hui, cela s’avère de plus en plus évident. En s’emparant des anciens États soviétiques, Vladimir Poutine essaie de ressusciter l’Union des républiques socialistes soviétiques. La belligérance de la Russie effraie également l’Europe, et poussera cette dernière à s’unir brièvement, avec des conséquences mortelles pour le monde entier. Notre article « Le retour de la Russie au statut de superpuissance » éclaircit davantage l’avenir de la Russie selon la prophétie biblique.