LUDOVIC MARIN/POOL/AFP VIA GETTY IMAGES, GETTY IMAGES, KASSANDRA VERBOUT/LA TROMPETTE
Trump suggère de laisser la Syrie s'occuper du Hezbollah
Le président des États-Unis, Donald Trump, a critiqué le 16 juin la lutte d'Israël contre le Hezbollah. S'exprimant lors du sommet du G7 en France, Trump a déclaré qu'il estimait qu'« Israël combat le Hezbollah depuis trop longtemps et que trop de personnes sont tuées ». Il a poursuivi :
Je ne suis pas content de la façon dont Israël a géré la situation au Liban et avec le Hezbollah. Ils auraient dû être capables de faire le travail plus rapidement. Cela dure indéfiniment. Et cette situation jette une lumière négative sur le grand accord, c'est-à-dire l'accord avec l'Iran.
Sa solution : Le président Trump a affirmé que le président syrien Ahmed al-Charaa ferait un meilleur travail qu'Israël pour gérer le Hezbollah. Concernant Ahmed al-Charaa, il a déclaré :
Il est très compétent. Et il a été très bon pour moi. Il a protégé tout ce que j’ai demandé. […] Et si Israël ne peut pas faire le travail sans tuer tout le monde, Charaa le fera. La Syrie fera le travail.
C'est vraiment bizarre. Charaa est un ancien agent d'Al-Qaïda qui figurait sur la liste noire des terroristes du gouvernement américain jusqu'au 7 novembre 2025, trois jours avant que M. Trump ne l'accueille à la Maison Blanche.
-
Son gouvernement relativement récent en Syrie a déjà des liens troublants avec d'autres groupes terroristes et persécute les minorités. Mais selon le président Trump, il est plus digne de confiance que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.
Les Israéliens sont sous le choc. La journaliste britannique Melanie Phillips a résumé ce qu’ils pensent des paroles et des actes de Trump :
L’apparente volte-face du président Donald Trump sur l’Iran est ressentie comme un abandon. ... Israël est donc désormais confronté à un choix déchirant : abandonner ses citoyens du nord aux attaques du Hezbollah ou risquer qu'un Trump vindicatif coupe le soutien militaire nécessaire à sa survie.
Melanie Phillips écrit que de nombreux Israéliens considéraient le président Trump comme un « nouveau Cyrus », le roi de Perse qui, selon la Bible, a délivré les Juifs de la captivité des nations.
-
Trump a déplacé l'ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, a négocié les accords d'Abraham et a ordonné des frappes sur le programme nucléaire iranien l'année dernière.
Mais maintenant il offre à l'Iran un accord pour poursuivre ses projets d'armes nucléaires et serait sur le point de retirer tout soutien à la guerre d'Israël contre le Hezbollah. En vérité, comme l'a écrit Joel Hilliker lundi : « L'esprit d'Antiochus Épiphane est au sein de la Maison Blanche. »