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Un Premier ministre encore plus à gauche pour le Royaume-Uni ?

KATE GREEN/ANADOLU AGENCY/GETTY IMAGES; EMMA MOORE/la trompette

Un Premier ministre encore plus à gauche pour le Royaume-Uni ?

Le Premier ministre britannique, Sir Keir Starmer, est menacé par des scandales de plus en plus nombreux. Sa vice-Première ministre a déjà été évincée après avoir omis de payer ses impôts. Le conseiller principal Morgan McSweeney pourrait être le prochain à tomber.

McSweeney a mis en place le groupe de campagne « Labour Together » qui a contribué à déloger Jeremy Corbyn de la tête du Parti travailliste et à faire accéder Starmer au pouvoir. Il s'avère aujourd'hui qu'il a dissimulé des dons à Labour Together. M. McSweeney a affirmé qu'il avait demandé à la Commission électorale s'il devait déclarer les dons et qu'on lui avait répondu « non ». La commission a fourni des preuves du contraire.

Il semble qu'il devra bientôt démissionner.

McSweeney n'est peut-être qu'un conseiller, mais le perdre serait une crise pour M. Starmer. Dan Hodges l'a qualifié de « personnage le plus puissant au sein du gouvernement, y compris Keir Starmer » Comme me l'a dit un ministre : « Les gens l'appellent le vrai vice-Premier ministre. Ils ont tort. C'est lui le vrai Premier ministre. »

Les vautours tournent autour. Le parti réformateur de Nigel Farage est le plus populaire auprès des électeurs, mais il n'a pas de voie rapide vers le pouvoir. Cela nécessiterait de nouvelles élections générales, que Starmer n'est pas obligé d'organiser avant août 2029.

Mais si le Parti travailliste se dote d'un nouveau dirigeant, la Grande-Bretagne se dote d'un nouveau Premier ministre. Ces derniers jours, le maire de Manchester, Andrew Burnham, a clairement indiqué qu'il souhaitait s'opposer à M. Starmer. Burnham vient de l'aile gauche du parti et veut des impôts sur la richesse, des impôts sur les manoirs et plus de dépenses.

Les alliés de M. Starmer préviennent que M. Burnham provoquerait rapidement un effondrement du marché obligataire, les investisseurs retirant du gouvernement britannique leurs fonds qui seront bientôt taxés. Ils ont probablement raison.

Burnham devrait démissionner de son poste de maire et se présenter au Parlement pour défier Starmer, ce qui n'est donc pas une perspective imminente. Mais le fait que cela fasse la une des journaux montre la situation désastreuse dans laquelle se trouve le gouvernement de Starmer. La Grande-Bretagne s'attire de nombreuses malédictions.