Une frappe aérienne israélienne provoque un incendie dans un camp palestinien à Rafah
Un incendie s’est déclaré dans un camp palestinien après qu’une frappe aérienne israélienne a visé deux commandants du Hamas à Rafah dimanche. Selon les autorités sanitaires du Hamas, 45 personnes ont été tuées.
Quel endroit ? La frappe a été lancée dans la zone de Tel al-Sultan, à l’ouest de Rafah, en dehors de la « zone humanitaire » de la région d’al-Mawasi.
Le Croissant-Rouge palestinien, une organisation humanitaire, et Ahmed al-Sufi, le maire de Rafah, ont affirmé que la frappe avait eu lieu dans la zone de sécurité de Gaza.
Last night, the @IAFsite carried out an intelligence-based precise strike that targeted senior Hamas terrorists in Tal as Sultan.
— Israel Defense Forces (@IDF) May 27, 2024
Contrary to Hamas' lies and misinformation, the strike did not take place in the Al-Mawasi Humanitarian Area.
This is the area where the strike… pic.twitter.com/IiyOdnQfx9
Incendie : Après l’attaque, un incendie s’est déclaré dans un camp palestinien voisin. Les responsables de la santé du Hamas affirment que 45 civils ont été tués et 200 autres blessés.
L’origine de l’incendie n’est pas claire, mais les Forces de défense israéliennes (FDI) ont promis d’enquêter sur l’incident.
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Un responsable américain a déclaré que l’incendie s’est probablement déclaré lorsque des éclats d’obus ont touché un réservoir de carburant, ce qui a mis le feu à une tente située à proximité.
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Certains habitants de Gaza qui ont assisté aux tirs ont déclaré que des éclats d’obus avaient touché une jeep du Hamas qui se trouvait à proximité et qui était chargée d’explosifs.
Avant la frappe, un certain nombre de mesures ont été prises pour réduire le risque de blesser des civils non impliqués pendant la frappe, notamment la surveillance aérienne, le déploiement de munitions précises par [l’armée de l’air israélienne] et des informations de renseignement supplémentaires. Sur la base de ces mesures, il a été estimé qu’il n’y aurait pas de dommages attendus pour les civils non impliqués. […] L’armée israélienne regrette que des civils non impliqués aient été blessés au cours des combats.
—Forces de défense israéliennes
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’est excusé pour l’incident, déclarant : « Malgré nos efforts pour ne pas les blesser, il y a eu une mésaventure tragique. » Il a ajouté : « Nous enquêtons sur l’incident », mais il s’est engagé à poursuivre le combat à Gaza malgré les fortes pressions internationales en faveur d’un retrait. « Pour nous, c’est une tragédie ; pour le Hamas, c’est une stratégie », a-t-il ajouté.
Le tollé international contre l’offensive israélienne à Gaza est retentissant, et les médias utilisent des incidents comme celui-ci pour lui donner plus de poids. Cette condamnation quasi universelle d’Israël met en lumière le déclin et la négligence du droit international.
Pour en savoir plus : Lisez « L'unique minorité que la société aime haïr ».