Recevez un bulletin de nouvelles gratuit dans votre boîte de réception chaque jour ouvrable — la Trompette en bref.

John silliman yozwr8iq93o unsplash

John Silliman/unsplash.com

Vaincre le mal

Pourquoi maintes «solutions» de l’homme n’ont pas fonctionné.

Deux jours après la chute de Bagdad l’année dernière, le New York Times a imprimé un court éditorial écrit par le responsable en chef des nouvelles du cnn, Eason Jordan. M. Jordan avait visité Bagdad 13 fois pendant le règne de S. Hussein pour faire pression sur la dictature afin de garder ouvert le bureau de Bagdad du cnn. Chaque voyage a troublé le responsable des nouvelles à cause de ce dont il fut témoin—«des choses terribles qui ne pouvaient faire l’objet de reportage parce que, ce faisant, cela aurait mis en danger la vie d’Irakiens, particulièrement celle de notre personnel de Bagdad» (11 avril 2003).

Il a alors raconté un certain nombre d’histoires que le cnn a enterré tandis que S. Hussein était au pouvoir. Un cadreur avait été enlevé et torturé par les sbires de S. Hussein, au milieu des années 1990, à cause de la supposition ridicule que M. Jordan était un agent de la cia. En 1995, Uday Hussein a dit à cnn qu’il avait l’intention d’assassiner deux de ses beaux-frères qui étaient passés en Jordanie. Le cnn passa la menace sous silence de crainte de ce qu’Uday pourrait faire au traducteur qui était présent pendant l’interview. (Plus tard, Uday a exhorté ses beaux-frères à revenir en Irak, et les a ensuite tués.) Un Irakien, après que son frère eut été tué par le régime baasiste, a été forcé de féliciter S. Hussein par écrit. Un aide d’Uday a eu les dents de devant arrachées par des tenailles, et il lui fut interdit de porter des prothèses dentaires, parce qu’Uday voulait qu’il se souvienne continuellement combien il avait vexé son patron.

«C’était affreux de refouler toutes ces histoires en moi» écrit M. Jordan dans son article. «Maintenant que le régime de Saddam Hussein n’est plus, je pense que nous entendrons des histoires horribles racontées par des Irakiens après des décennies de supplice. On pourra enfin raconter ces histoires librement.»

Bien que cela puisse être vrai, les médias ne les ont cependant pas amplifié comme ils l’ont fait pour d’autres atrocités horribles, l’infâme abus contre des prisonniers à Abu Ghraib en est un exemple. Le général Richard Myers, président des Chefs adjoints du Personnel, a demandé à Dan Rather de retarder la divulgation de l’histoire jusqu’à ce que les hostilités en Irak se soient apaisées. Mais Rather fut contraint de faire paraître l’article après qu’il eut appris que le New-Yorkais était sur le point de faire éclater le scandale.

L’hypocrisie des médias, qui se sont égarés avec des articles sur les abus contre des prisonniers, est devenue manifeste. Parmi les élites des médias, il est parfaitement admissible de taire les atrocités d’un fou dans un pays lointain, afin que votre bureau de Bagdad reste ouvert. Mais enterrer des photos qui donneraient une arme puissante aux ennemis de l’Amérique, et exposeraient des citoyens américains à un danger plus grand serait moralement irresponsable, selon eux.

Deux semaines après l’article de Rather, en réponse au scandale d’Abu Ghraib un groupe de terroristes masqués a filmé l’exécution horrible de l’Américain Nick Berg. La vidéo montre un des terroristes encagoulés, peut-être Abu Mousab Al-Zarqawi, associé à Al-Qaeda, saisissant les cheveux de l’Américain qui criait, avant de commencer à le décapiter avec un long couteau. Alors que la vidéo circulait largement sur l’Internet, les réseaux de nouvelles américains se sont abstenus de montrer le film de l’exécution.

Aucun des événements mentionnés ci-dessus n’est défendable, peu importe la façon dont ils ont été couverts ou non par les médias. Mais la façon avec laquelle les médias traitent de tels sujets mérite en soi un article. Plus que la simple révélation de la tendance des médias, elle donne une idée de la manière dont l’esprit humain justifie certaines actions douteuses et en condamne d’autres.

La piété est une source de gain  

Dans 1 Timothée 6:3-5, l’apôtre Paul écrit que l’esprit de l’homme suppose que la piété est une source de gain. C’est pourquoi les agences de presse justifient l’enfouissement d’histoires relatant les actes vils de Saddam Hussein. C’est dur, pourrait dire un responsable des nouvelles, mais si cela peut permettre de garder notre bureau ouvert, c’est peut-être la chose juste à faire. D’un autre côté, faire paraître un article qui pourrait mettre en danger des vies américaines, c’est dur, mais si l’article est en conformité avec le programme politique du présentateur, et si c’est une aubaine, peut-être est-ce la chose juste à faire.

Voyez la façon dont les médias arabes ont couvert le scandale d’Abu Ghraib. Il n’y avait pratiquement aucune mention du fait que ces contrevenants américains devaient être poursuivis et punis pour leurs crimes. Rien n’a été dit sur l’histoire infâme d’Abu Ghraib avant l’occupation américaine—où les hommes de S. Hussein ont violé et torturé des milliers de gens. En effet, si quelque chose fut dit sur cette histoire horrible, ce fut seulement dans la proclamation absurde que l’occupation américaine était tout aussi mauvaise que le règne de S. Hussein.

Quelques semaines avant que l’histoire d’Abu Ghraib ne fut connue, les réseaux arabes furent les premiers à faire connaître l’histoire de quatre entrepreneurs américains dont les corps carbonisés furent mutilés sous les acclamations de la foule irakienne, à Fallujah. Quand l’histoire fut diffusée, elle ne fit pas scandale dans le monde arabe—du moins pas comme lors du reportage sur Abu Ghraib. On peut dire la même chose de la réaction arabe lorsque Al-Zarqawi trancha la tête du jeune homme à la télévision.

Pourquoi le reportage et la réaction arabes dans ces exemples sont si différents que lors du reportage sur le scandale d’Abu Ghraib? N’est-ce pas parce que, dans leur esprit, le sort réservé à ces quatre ouvriers américains et à Nick Berg était plus justifiable que le traitement infligé à ces prisonniers irakiens? L’esprit de l’islamique moyen ne verrait-il pas les abus dans la prison comme pire que l’assassinat des Américains? Et l’Américain moyen ne verrait-il pas la décapitation d’un Américain sans défense comme bien pire que des abus contre un prisonnier de guerre? Pourquoi cela?

A quoi pensaient ces soldats américains, à Abu Ghraib? Qu’est-ce qui a traversé leur esprit au moment où ils commettaient leurs actes abusifs? Ces prisonniers sont des ennemis, se sont-ils peut-être dit—probablement liés à un réseau terroriste mondial. Beaucoup de nos soldats se sont faits tuer cette semaine. Nous sommes soumis à de fortes pressions pour «affaiblir» ces prisonniers pour des interrogateurs. Avec ce mode de raisonnement, serait-il possible pour l’esprit humain de conclure que si l’abus et l’humiliation permettent d’obtenir des informations, peut-être est-ce la chose juste à faire? D’un autre côté, peut-être n’étaient-ce que des pervers sexuels se livrant à leur pratique sadique.

Indépendamment de leur motivation, les historiens ont dit que leur comportement n’était pas rare. Ecrivant pour le Gardian de Londres, Joanna Bourke fait remarquer que «la torture et la violence sexuelle sont endémiques en temps de guerre. Dans le passé, comme maintenant, le personnel militaire a tendance à tout bonnement accepter que des atrocités, y compris des atrocités sexuelles, aient lieu» (7 mai). Elle a ensuite cité un colonel britannique qui a admis, ce qui suit, pendant la Première Guerre mondiale: «J’ai vu mes propres hommes commettre des atrocités, et je m’attendais à en voir encore. Vous ne pouvez pas stimuler et lâcher l’animal qui est dans l’homme, et vous attendre ensuite à le remettre en cage à un moment prévu à l’avance.» Elle a aussi cité le général Patton, qui a dit que pendant la Deuxième Guerre mondiale, malgré ses efforts les plus diligents pour l’empêcher, «il y aurait incontestablement des viols.»

Ce que le Guardian omettait commodément de dire dans ses pages anti-américaines, c’est que les choses étaient mille fois pires sous Hitler. Comment le régime nazi traitait-il ses captifs? Comment interrogeait-il ses prisonniers? Après le scandale d’Abu Ghraib, des avocats militaires allemands ont conseillé à leurs soldats, en Afghanistan, de ne pas faire de prisonniers de guerre afin qu’ils n’aient pas à les livrer aux autorités américaines, selon le magazine Der Spiegel. Réfléchissez à cela quelques instants. Pensez au dilemme auquel les commandants allemands seront confrontés s’il leur arrivait de tomber sur Ousama ben Laden. C’est un dangereux terroriste, mais les soldats américains sont de vraies brutes. Que devrions-nous faire?

L’histoire lointaine est remplie d’épisodes de brutalité et de torture en temps de guerre souvent de manière massive. Au cours du siècle passé, nous avons été témoin des pires exactions de l’humanité.

Dépravation Culturelle  

En lisant les auditions du congrès sur le scandale des abus commis dans la prison, j’ai été frappé de la manière dont les politiciens américains semblent si droits. Tous, sous une forme ou une autre, ont exprimé leur choc et leur outrage à l’égard des abus sexuels que montrent ces photos d’Abu Ghraib. Et pourtant, chaque semaine, des milliers et des milliers d’images comme celles de l’Irak— mais de loin pires—sont déversées d’Hollywood.

L’administration Bush a traité les images obscènes d’Abu Ghraib de «non-américaines». En vérité, elles sont honteusement, et essentiellement, américaines. Le chiffre d’affaire de la pornographie, en Amérique, est plus élevé que celui du football professionnel, du basket-ball et du base-ball réunis! Devrions-nous alors être choqués de découvrir qu’une unité militaire en Irak avait un cercle pornographique en son sein, avec des commerces sexuels enregistrés sur vidéocassettes entre soldats américains, et des simulations sexuelles impliquant des détenus irakiens? Les soldats américains ont été pris dans une culture folle de sexe où la pornographie est le courant dominant. Où supposez-vous que les soldats, à Abu Ghraib, ont pris l’idée de filmer des actes sadomasochistes?

Pourquoi n’y a-t-il aucune audition du Congrès sur le problème de la pornographie en Amérique? Qu’en est-il du problème de la pornographie dans les cercles militaires U.S., dans le monde entier?

A écouter nos politiciens, c’est comme si Abu Ghraib est arrivé par accident.

Les ecclésiastiques musulmans ont un point de vue différent. Ils voient les événements à Abu Ghraib comme encore un autre reflet de la culture dépravée de l’Amérique. Ils ont été dégoûtés et révoltés par les photos de leurs semblables arabes montrés nus et humiliés par une femme ordinaire. Un détenu qui avait aussi été torturé à Abu Ghraib par les hommes de S. Hussein a insisté sur le fait que les abus des Américains étaient pires. La torture, même la mort, étaient meilleures que d’être dévêtu et avoir votre honneur d’homme détruit, a-t-il dit, comme pour insinuer que les partisans de S. Hussein n’ont jamais utilisé le sexe pour humilier des prisonniers.

Peu de temps après le début de la guerre contre la terreur, Matt Labash du Weekly Standard s’est envolé vers Guantanamo Bay, à Cuba, pour faire un reportage de première main sur le traitement des prisonniers à Gitmo. Selon des soldats qu’il a interviewés, les hommes arabes se déshabilleraient d’eux-mêmes et pratiqueraient des actes sexuels devant des soldats féminins dans le but de les embarrasser. Les soldats ont dit que des détenus les harcelaient aussi par un comportement agressif, ainsi il apparaîtrait que les prisonniers étaient brutalisés en présence de témoins internationaux.

On ne dit nullement cela pour justifier le voyeurisme des soldats à Abu Ghraib, mais plutôt pour dissiper la notion selon laquelle les islamiques masculins sont, de façon ou d’autre, immunisés contre un comportement sexuellement déviant. La pornographie est maintenant répandue en Irak—et pas seulement à cause «des libertés» de fraîche date de l’Irak sous occupation américaine. Des fonctionnaires de haut rang dans le régime baasiste étaient renommés pour leur penchant pour la pornographie et leurs actes sexuels dégradant envers les femmes. Des terroristes islamiques désirant tuer et mutiler au nom de Dieu manquent tout autant de moralité sexuelle. Ramzi Yusuf, qui a orchestré le premier bombardement du World Trade Center en 1993, a traversé le monde, en faisant la fête, et courant les femmes à chaque arrêt. Plusieurs des terroristes du 11/9 ont fréquenté des clubs de strip-tease en Floride, et ont fait la fête sur le Las Vegas Strip, dans les semaines qui ont précédé leur attaque sur l’Amérique.

Ils se comportent comme les «infidèles» qu’ils détestent, et assassinent ensuite des Occidentaux au nom de Dieu. Après avoir décapité Nick Berg, ces cinq terroristes ont crié: «Dieu est grand!» Dans leur esprit, ce qu’ils ont fait étaient bien et bonou, du moins, justifié.

Selon le président Bush, le terrorisme peut être défait si l’Amérique l’attaque de front. En outre, il croit que des relations américano-arabes s’amélioreront énormément une fois que l’Amérique aura fermement établi une démocratie florissante au Moyen-Orient. Il a de forts points de vue sur ce qu’est le mal dans ce monde. Il croit que les Américains sont un bon peuple qui doit répandre le bien.

Les libéraux en Amérique ne voient pas du tout les choses de cette façon. Ils croient que les idées de M. Bush sont dangereuses. L’Amérique est embourbée en Irak, et s’est écartée de la guerre réelle contre le terrorisme. Le président a aliéné les États-Unis du reste du monde. Selon eux, nous avons besoin de quelqu’un comme John Kerry pour réparer les dégâts que l’administration Bush a faits.

En Europe et au Moyen-Orient, bien que la population générale ne pourrait pas pardonner le terrorisme, elle voit l’Amérique comme arrogante et hypocrite.

Et cela pourrait continuer. Les nations, les gouvernements, les religions, les partis politiques—même les membres d’une famille et les collègues de travail sont en désaccord sur tout, semble-t-il! Tout cela parce que ce monde est coupé de Dieu.

Maladie Infectieuse  

Quand Dieu a placé le premier homme dans le jardin d’Eden, Il a offert à Adam l’occasion de manger librement de l’arbre de vie, qui représentait l’Esprit saint de Dieu (Romains 8:10). Mais Adam, à la suite de sa femme, a plutôt mangé de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, qui représentait la nature humaine sans Dieu, et sous l’influence de Satan.

Satan convainquit Adam et Eve de laisser Dieu en dehors du panorama, et de décider pour eux-mêmes ce qui était bon et ce qui était mauvais, le bien contre le mal. Quand ils firent ce choix désastreux, Dieu «chassa l’homme» du jardin et en barra l’entrée (Genèse 3:22-24). Dieu coupa à l’homme l’accès à l’arbre de vie et le laissa livré à lui-même, soumis à l’influence puissante et à l’emprise de Satan le diable (Ephésiens 2:2).

C’est pourquoi les œuvres de ce monde ont produit des fruits si mauvais et si méprisables. C’est pourquoi la moitié des gens sur la Terre, aujourd’hui, est illettrée et sans instruction. Combien se soucient de photographies montrant des sévices sexuels? Beaucoup d’entre eux sont plus soucieux d’avoir accès à l’eau fraîchequelque 1,2 milliards de personnes n’ont pas cette possibilité.

Quarante pour cent des habitants de la Terre utilisent encore des substances tels le bois et le charbon de bois comme source primaire d’énergie. Sont-ils inquiets de l’augmentation des coûts du pétrole ou du gaz naturel?

En 1960, 20 pour cent des personnes les plus riches de la population mondiale l’étaient 30 fois plus que 20 pour cent des plus pauvres. Aujourd’hui, les riches le sont 80 fois plus. Jamais dans l’histoire humaine le fossé entre riches et pauvres n’a été aussi large—et il continue à s’élargir. Une personne sur cinq vit avec moins d’un dollar par jour.

A présent, un tiers de la population du monde est en guerre. Que faudra-t-il pour résoudre ce problème? Découvrir Ousama ben Laden? Terrasser «le grand Satan»?

Au moins 150 gouvernements nationaux dans ce monde tolèrent et utilisent la torture comme moyen de châtiment. Sept condamnations pour Abu Ghraib serviront-elles à éliminer la pratique de mutilation génitaleappliquée de force à 2 millions de filles et de femmes chaque année?

Voyant le monde dans son propre contexte, il n’est pas étonnant que l’estimation finale de Dieu soit que tous sont égarésnous sommes tous pervertisqu’il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul! (Psaume 14:3). Dans 1 Rois 8:38, Dieu traite le cœur—ou l’esprit—humain de plaie! Dieu dit de l’esprit humain—qu’il soit conservateur ou libéral, arabe ou américain, du monde occidental ou du tiers-mondequ’il est une plaie qui s’étend aussi vite que la population humaine grandit. Et la population du monde s’enfle de 75 millions de personnes chaque année.

Chaque nouvel habitant de la Terre—à cause de l’influence puissante de Satan, et du fait que Dieu a coupé à l’humanité l’accès à l’arbre de la vie—vient équipé du même esprit frappé par la plaie!

Rien de ce que l’homme fera ou proposera n’empêchera la diffusion de cette maladie infectieuse! Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas beaucoup d’idées émises. Les libéraux ont leur réponse aux problèmes de ce monde. De même les conservateurs. De même les chrétiens, les musulmans, les athées, les socialistes, les communistes, les Noirs, les Blancs, les Brunstous ont leurs «solutions», mais rien ne fonctionne. Les problèmes persistentles conditions du monde empirent.

Le «bien» de l’homme n’est pas la réponse  

Mais le fait que l’homme ait été coupé de Dieu signifie-t-il qu’il n’y a rien de bien dans ce monde? La réponse est à la fois positive et négative. Seul Dieu est bon, a dit Jésus (Matthieu 19:17). Ce monde est mauvais, a écrit Paul dans Galates 1:4. Il n’y a rien qui mérite d’être sauvé, c’est pour cela que Dieu permettra à la grande Tribulation de venir sur la Terre entière (Luc 21:35). Dieu construira une nouvelle société gouvernée par Jésus-Christ.

Mais il y a du bien dans l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Tous les Arabes, après tout, ne sont pas des terroristes islamiques. Chaque Américain n’est pas adonné à la pornographie. Chaque soldat américain ne commet pas d’abus sur des prisonniers.

Mais même ce «bien», il faut le voir dans le contexte. Herbert Armstrong a décrit la capacité de l’homme pour le bien dans son livre Le Mystère des siècles. Il a dit: «Il peut aussi avoir un sens de la moralité, de l’éthique, de l’art, de la culture que les animaux ne possèdent pas. Mais pour ce qui est du bien et du mal, il ne peut savoir et ne peut faire que ce qui est bien du point de vue humain, grâce à l’esprit humain dans l’homme. Mais ce sens et cette exécution du bien sont limités au niveau de l’esprit humain qui, de façon innée, est égoïste» (le soulignage a été ajouté).

C’est pourquoi les Américains et des Arabes peuvent voir le même acte et avoir deux réactions complètement différentes. C’est pourquoi les médias peuvent donner à un article une direction sous S. Hussein—et une autre sous occupation américaine. C’est pourquoi les terroristes pensent que la réponse, c’est d’éliminer le «grand Satan.» Et c’est pourquoi l’Amérique pense que la réponse repose sur l’élimination du terrorisme.

Il s’agit d’égoïsme inné. Le problème est là. Laissés à nous-mêmes, coupés de Dieu, nous avons supposé que le gain égoïste était de la piété. Si c’est bien pour moi, pour ma famille, pour mon pays, pour ma race, pour ma religion, alors cela doit être bien.

Depuis maintenant 6 000 ans, parce que nous avons été livrés à nous-mêmes pour décider de ce qui est bien et de ce qui est mal, l’homme a été limité dans son pouvoir et sa capacité de faire le bien. Il ne peut dépasser le niveau humain qui, comme nous l’avons vu, est naturellement égoïste.

L’amour de Dieu—Sa bonté—transcende tout! L’amour divin met Dieu bien au-dessus de touscet amour consiste à aimer son prochain, ce qui signifie toute l’humanité, comme soi-même. Cette bonté—cet amour divin—mène à la repentance quant au péché, ce qui veut dire un changement complet de direction (Romains 2:4). Cela signifie passer de la voie de l’égoïsme à celle du désintéressement et du sacrifice.

Ce changement miraculeux est provoqué par l’Esprit saint de Dieu (Romains 5:5)—la dimension spirituelle que Dieu a refusée à Adam après que ce dernier eut entrepris de décider ce qui, pour lui, était le bien et le mal.

Mais Dieu a fait en sorte que la ressource ayant le plus de valeur soit disponible pour un petit nombre seulement, dans le but de le préparer dès maintenant à régner avec le Christ quand Il retournera, à enseigner à ce monde le mode de vie de Dieu, à aider à faire entrer dans un nouvel âge, une nouvelle civilisation—un âge merveilleux, heureux, paisible gouverné avec amour par la Famille de Dieu.

Ce sera quand Dieu répandra Son Esprit sur toute chair (Joël 2:28). Ce processus commence, en ce moment, de la plus petite des manières. Mais il s’étendra et maîtrisera finalement la souffrance, la misère et le mal omniprésents sur la Terre. C’est de cette façon que Dieu conquiert le mal—en le vainquant par le bien (Romains 12:21).

Il n’y a pas d’autre voie. 

Tb Ad Fr