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Comment les sept mystères furent révélés (troisième partie)

07/03/2019  •  de latrompette.fr
Le mystère des siècles (Introduction)
 

La suite provenant de  Comment les sept mystères furent révélés (première partie)

D

es défis troublants

La même année, dans le courant de l’automne — j’avais alors 34 ans — on eût dit que le ciel me tombait sur la tête. Je fus contraint de relever deux défis troublants.

Après neuf ans d’un mariage sans nuages, mon épouse se mit à observer le Sabbat du septième jour, au lieu du dimanche.

J’étais consterné. En colère ! Pour moi, c’était du fanatisme religieux. Qu’allaient penser mes collègues ? Elle affirmait avoir puisé cet enseignement dans la Bible.

Je l’inondai de tous les arguments qui me venaient à l’esprit. Ce fut peine perdue. « Mais enfin, protestai-je, excédé, la Bible dit : Tu observeras le dimanche ! »

« Peux-tu me dire à quel endroit ? » demanda-t-elle.

« Ben … Non ! répondis-je. Je ne connais pas grand-chose à la Bible. Mes préoccupations et mes études sont plutôt du domaine des affaires. Et puis, toutes ces Églises ne peuvent pas se tromper ; elles tirent leur enseignement de la Bible, et elles observent toutes le dimanche ! »

« Si », me dit-elle en souriant — ce qui m’exaspérait — tu peux me montrer dans la Bible où il est écrit que l’on doit observer le dimanche, je recommencerai à l’observer ! »

« Montre-moi », dit-elle en souriant — mais d’un sourire qui m’exaspérait 

Aucune échappatoire possible devant un tel défi ! Mon mariage était en jeu.

Autre coïncidence : une belle-sœur qui venait de se marier, et qui sortait de l’université, me lança un autre défi tout aussi humiliant.

« Herbert Armstrong, me lança-t-elle avec mépris, tu n’es qu’un ignorant ! Tous les gens éduqués savent que la vie humaine est le résultat d’une évolution ! »

J’étais fier et orgueilleux ! Moi qui n’avais pas négligé l’éducation, j’estimais connaître les faits concernant l’évolution, et je ne croyais pas en cette théorie. Toutefois, à ce moment-là, il me fallait bien admettre que je n’avais jamais entrepris de recherches approfondies sur la question.

En plus du « fanatisme » de ma femme, ce défi était humiliant. Ce second coup, porté à ma fierté, m’atteignait de plein fouet après l’écroulement de ma deuxième entreprise. Son effet était dévastateur. J’étais terriblement frustré. Néanmoins, j’avais bien l’intention de prouver à ma femme et à ma belle-sœur qu’elles avaient tort.

Ces deux défis me poussèrent à entreprendre des recherches, quasiment jour et nuit. Après six mois d’étude intensive, j’avais découvert la réponse, preuves à l’appui. Soit dit en passant, cette étude se poursuit encore aujourd’hui.

Ces deux défis portaient notamment sur un point de départ commun : le livre biblique de la Genèse et le sujet des origines — même si celui-ci n’était qu’un début. Ces défis m’étaient lancés à un moment, dans ma vie, où je disposais de beaucoup de temps. Aussi me plongeai-je dans mes recherches avec une intense concentration.

Recherches sur Darwin et sur la Bible

Ce n’est pas par la Genèse que commença mon examen. Je me plongeai d’abord dans les œuvres de Darwin, de Lyell, de Haeckel, Huxley, Spencer, Vogt, Chamberlin et More, de même que dans les études antérieures de Lamarck, avec sa théorie sur le « non-usage et l’atrophie » qui précéda l’hypothèse de Darwin sur la « survie du mieux adapté ».

De prime abord, ces écrits étaient convaincants. (Il le fallait bien, pour qu’ils puissent susciter une place quasi universelle, dans l’enseignement supérieur ! ) Je pouvais facilement voir comment le milieu académique avait été saisi du concept évolutionniste.

Les agnostiques et les athées se servent de la théorie de l’évolution pour tenter d’expliquer la présence d’une création sans la préexistence d’un Créateur intelligent.

Cette phase initiale de mes recherches ébranla tout d’abord ma foi en l’existence de Dieu. Elle me permit de constater que j’avais supposé la réalité de l’Être suprême pour l’avoir entendu exprimée dès mon enfance — et prise comme allant de soi. Pendant quelque temps, je fus littéralement dérouté. Toutes mes convictions étaient-elles, en fin de compte, des mythes et des erreurs ? Désormais, il me fallait connaître la vérité ! Mon esprit se débarrassait progressivement de toutes les idées et de toutes les croyances que j’avais considérées comme allant de soi.

De tous les écrits évolutionnistes, seuls ceux du Dr P.E. More mentionnaient de nombreuses contradictions dans cette théorie. Pourtant, dans l’ensemble, lui aussi acceptait l’évolution.

Je devais donc prouver ou réfuter l’existence de Dieu. Il ne pourrait s’agir d’une étude bâclée ou superficielle. Mes recherches se poursuivaient. Ma vie et mon mariage en dépendaient. J’étudiai aussi des ouvrages traitant l’autre aspect de la question.

Inutile de préciser que je découvris des preuves irréfutables de l’existence d’un Créateur Dieu, et des preuves indéniables de la fausseté de la théorie évolutionniste ! N’en déplaise à l’imposant ensemble des étudiants, victimes de lavage de cerveau, qui sont pourtant persuadés du contraire ! J’eus même la satisfaction de recueillir la confession d’une jeune femme, docteur en philosophie, qui était profondément ancrée dans la pensée évolutionniste ; elle avait passé de nombreuses années à préparer ses licences à l’université de Chicago et à celle de Columbia. D’après elle, j’avais tout bonnement abattu le tronc de l’arbre évolutionniste. Pourtant, à l’instar du Dr More, elle était tellement persuadée de la pertinence de l’évolution qu’elle continuait dans ce qu’elle avait reconnu comme une preuve de fausseté.

J’eus aussi le plaisir de « faire ravaler ses paroles » à ma belle-sœur qui m’avait traité d’ « ignorant ». Cette « revanche » n’était que pure vanité de ma part ; je n’avais pas encore vaincu ce défaut.

J’avais prouvé la réalité du dieu suprême et tout-puissant ! Néanmoins, le défi lancé par mon épouse me tourmentait toujours. En effectuant mes recherches sur l’évolution, j’avais déjà étudié la Genèse.

Je savais que chacune des religions de ce monde possède ses propres écrits sacrés. L’existence de Dieu prouvée, j’étais supposé devoir me lancer dans une étude comparative des différentes religions, afin de déterminer l’autorité de leurs écrits sacrés. Dans lesquels de ces écrits dieu S’exprimait-Il à l’humanité — s’Il S’y exprimait ?

Étant donné qu’il me fallait examiner la question de l’observance du Sabbat, et que je m’étais déjà plongé dans le livre de la Genèse, je choisis de poursuivre mes recherches par l’étude de la Bible.

Une doctrine à la fois

Je ne tardai à tomber sur le verset qui déclare que « le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6 : 23). Là, ma surprise fut grande. Un salaire, c’est ce qu’on reçoit pour ce qu’on a fait. Cette déclaration était diamétralement opposée à ce qu’on m’avait enseigné à « l’école du dimanche », que j’avais fréquentée jusqu’à l’âge de 18 ans.

« Pourquoi ? m’exclamai-je. Comment est-ce possible ? On m’a enseigné à l’église que le salaire du péché, c’est une éternité dans le feu de l’enfer qui ne s’éteint point ! »

La seconde partie du verset me réserva un autre choc : « mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre seigneur ».

« Mais voyons ! me dis-je éberlué, je pensais avoir déjà la vie éternelle. N’ai-je pas — ou ne suis-je pas — une âme immortelle ? Pourquoi donc ai-je besoin qu’on me fasse don de cette vie éternelle ? »

À l’aide d’une concordance biblique, je me mis à étudier le mot « âme ». À deux reprises, je découvris l’expression : « L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra » (Ézéchiel 18 : 4, 20).

Puis je me souvins du passage de Genèse 2, où Dieu déclara à nos premiers parents, qui étaient des âmes : « Tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (verset 17).

Au verset 7, je lus que Dieu avait formé l’homme de la poussière de la terre, et soufflé dans ses narines un souffle de vie — l’homme (fait de poussière) « devint un être vivant » [ou une « âme vivante », selon la version biblique utilisée]. Ce passage montrait donc clairement que l’âme est physique, faite de matière. Je découvris que le mot « âme » a été traduit du mot hébreu nephesh, que dans Genèse 1, les oiseaux, les poissons et les mammifères sont, eux aussi, des nephesh, comme Moïse l’a écrit sous l’inspiration divine.

Peu après, je lus le passage où le Christ a déclaré : « Personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel » (Jean 3 : 13). Je poursuivis mes recherches sur les termes « ciel » et « enfer ». Je lus le passage où Pierre, le jour où il reçut le Saint-Esprit, déclara sous l’inspiration divine : « David n’est point monté au ciel » (Actes 2 : 34).

Pour cette étude intensive des Écritures, je disposais de tous les outils nécessaires : concordances, lexiques grec/anglais et hébreu/anglais, commentaires, dictionnaires bibliques et encyclopédies religieuses. Pour ces trois derniers, je vis que c’était des ouvrages d’érudits, certes, mais de gens « charnels ». Lorsqu’on cherche à en savoir plus sur certains faits historiques, ces ouvrages favorisent les recherches. En revanche, pour ce qui est de la révélation divine de la connaissance spirituelle, ils n’apportent pas grand-chose.

Pour les passages controversés, je me reportais à l’Ancien Testament en hébreu, et au Nouveau Testament en grec, ainsi qu’aux lexiques. Puis je consultais toutes les versions de la Bible que je pouvais trouver.

Une expérience unique

Mes recherches différaient en tous points de celles effectuées par les séminaristes. Ces derniers absorbent ce qu’on leur enseigne des doctrines de leur religion. L’enseignement est devenu une affaire de mémorisation. On attend d’un enfant ou d’un adulte tout aussi bien, qu’ils acceptent et mémorisent les connaissances enseignées.

Par exemple, à un de mes petits-enfants, alors au Cours Élémentaire, une enseignante demanda qui avait découvert l’Amérique. « Les Indiens », répondit promptement mon petit-fils. L’enseignante fut étonnée.

« Non, Larry, ne sais-tu pas que c’est Colomb qui découvrit l’Amérique ? »

« Non, Madame, les Indiens étaient déjà là quand Colomb arriva. »

Le gosse eut zéro pour sa réponse, et fut sévèrement repris afin qu’il se souvienne toujours que le livre dit que c’est Christophe Colomb qui découvrit l’Amérique !

Un écolier ou un étudiant d’université sont notés sur leur mémoire et leur aptitude à accepter les connaissances enseignées par le manuel, par l’instituteur, le professeur ou l’instructeur.

Pour la première maquette que je fis de la Plain Truth [la version mère de La Pure Vérité], en 1927 — sept ans avant la publication de son premier numéro — je demandai à un artiste de me dessiner des élèves, assis derrière leurs pupitres dans une salle de classe, et ayant chacun un entonnoir placé sur la tête. Le professeur vidait dans la tête de chaque élève le contenu d’une cruche remplie d’une propagande toute faite.

L’étudiant qui suit des cours dans un séminaire méthodiste se voit remplir la tête de la doctrine méthodiste. Le séminariste catholique se voit inculquer les enseignements de l’Église catholique romaine. L’étudiant en théologie presbytérienne apprend les doctrines presbytériennes. L’étudiant allemand, en classe d’histoire, apprend une version des deux Premières Guerres mondiales, mais l’étudiant américain, une autre.

Pour ma part, j’avais été appelé par le dieu vivant. Pourtant, j’essayais de prouver le contraire de ce que je découvrais — le contraire de ce que la Bible déclare sans ambages. Le Christ me montrait ce que je ne voulais pas croire, mais qui était pourtant vrai !

Jésus-Christ, c’est la Parole personnifiée de Dieu. C’est Lui, en personne, qui enseigna les douze apôtres et l’apôtre Paul. La Bible, aujourd’hui, c’est cette même « Parole » de Dieu, sous forme imprimée. Aussi, le Christ qui enseigna les apôtres à partir de l’an 27 de notre ère, ce même Christ — mille neuf cents ans plus tard — commençait à m’enseigner, en 1927.

J’ajoute que je n’ai jamais cessé mon étude de la révélation divine. Plus tard, Dieu se servit de moi pour fonder trois collèges — dont un en Angleterre — d’arts libéraux. Par une étude continuelle, et la collaboration de professeurs de théologie convertis travaillant à mes côtés, mon esprit est resté ouvert. De ce fait, la connaissance de la vérité, révélée par Dieu, a augmenté.

L’étude intensive du début, longue de six mois, fut une expérience qui me permit de « désapprendre » les erreurs — de découvrir que les enseignements des Églises étaient l’exact opposé de la vérité biblique. 

La suite sur...

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