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Forger une superpuissance

01/04/2019  •  de latrompette.fr
L'industrie allemande construit la machinerie pour une guerre mondiale―à nouveau.
 

L'Allemagne est un poids-lourd industriel, plus puissant que la Russie, l'Inde et le Royaume-Uni. Son économie à elle seule, empêche presque l'Union européenne de faire faillite. Mais en prouesses militaires, l'Allemagne est un poids-léger.

À la fin de 2017, la « Bundeswehr avait 128 Eurofighters, dont 39 pouvaient voler », a rapporté le Spectator. « Elle avait six sous-marins, aucun d'eux ne fonctionnait quand le rapport [du Ministère de la Défense, février 2018] a été compilé. Sur ses 13 frégates vieillissantes, seulement cinq pouvaient naviguer. De ses 93 avions Tornades, 26 étaient prêts pour l'action. Les stagiaires de l’Armée de l’air allemande avaient du mal à se qualifier parce qu'ils avaient si peu d'avions prêts pour être utilisés » (16 juin, 2018). Ceci n'est pas seulement un problème de sous-marins décrépits et d'avions brisés. L'armée allemande, la Bundeswehr, est terriblement sous utilisée et a besoin de milliers de soldats, d'officiers et d'administrateurs.

Malgré ce tableau sombre, la Trompette s'attend à ce que l'Allemagne se transforme bientôt en une puissance militaire terrifiante qui déclenchera une autre guerre mondiale.

C'est ce que la Bible prédit. Aussi improbable que cela puisse paraître, cette transformation pourrait se produire beaucoup plus facilement et rapidement que ce que la plupart des gens ne le savent !

Comment ? En fin de compte, cela dépendra de deux ingrédients clé : la capacité industrielle et la volonté. L'Allemagne a déjà beaucoup du premier. C'est la quatrième plus grande puissance industrielle au monde et le troisième plus grand exportateur. Les produits fabriqués en Allemagne, des voitures aux machines, aux produits chimiques et pharmaceutiques, dominent les marchés mondiaux. Comme tous ceux qui ont conduit sur l’autoroute Autobahn le savent, le paysage de l'Allemagne est une terre d’usines et de cathédrales. L'Allemagne fabrique déjà des tonnes de produits militaires qu'elle vend partout dans le monde.

L'Allemagne possède la capacité industrielle. Elle n'a besoin que de la volonté, la motivation―et elle pourrait se transformer militairement d’un nain à un géant formidable pratiquement du jour au lendemain !

Pourquoi l'Allemagne n'est-elle pas déjà un poids-lourd militaire ? Premièrement, son pouvoir n'est pas aussi faible que beaucoup le disent. Deuxièmement―et c'est essentiel, compte tenu de l'histoire de la nation―l'armée est un sujet extrêmement complexe et sensible, tant au niveau national qu'international. L'Allemagne ne peut pas simplement construire une armée puissante. Jusqu’au 10 ou 15 dernières années, la Bundeswehr ne pouvait démarrer un char d'assaut sans être accusée de commencer la Troisième Guerre mondiale.

L'Allemagne doit faire très attention à la manière dont elle façonne son identité militaire. Depuis la réunification du pays en 1990, les coûts pour sa réputation, son économie et sa politique n'ont tout simplement pas justifié la dépense de la mise en place d'une force militaire sérieuse.

Mais les temps ont changé. La motivation pour militariser s'intensifie―et l'Allemagne est en position de devenir rapidement un poids lourd militaire !

Un héritage militaire illustre

Comprendre l'armée allemande nécessite le contexte historique. Alors que chaque race et chaque pays a une longue histoire avec la guerre et les conflits, les allemands ont un penchant unique pour le combat. Cette histoire peut être retracée jusqu'à leur lointain ancêtre Assur et les anciens Assyriens en Mésopotamie. Mais c'est une histoire pour un autre jour.

Le premier à unir la plupart des tribus germanique d'Europe à grande échelle, fut Charlemagne, l'empereur franco-allemand du Saint Empire romain du 8ᵉ siècle. Moins d'un siècle plus tard, la machine de guerre allemande était de nouveau opérationnelle, cette fois sous Otto le Grand. Son royaume est appelé le Saint Empire romain de la nation germanique. Au cours des mille années suivantes, la terre entre la Mer du Nord et la Mer Adriatique fut un des territoires le plus déchiré par la guerre dans le monde. La guerre de Trente ans (1618-48), par exemple, qui commença par un conflit entre catholiques et protestants mais qui a graduellement engloutit la plus grande partie de l'Europe, provoqua la mort de plus de 8 millions de personnes et réduisit la population allemande de 20 pour cent.

Même l'Allemagne moderne a été conçue dans le creuset de la guerre. Au début du 19ᵉ siècle, l'Allemagne était divisée entre 300 duchés. Puis Otto von Bismarck arriva, et en 1871 il avait uni ces États sous la direction prussienne. Comment l'a-t-il fait ? Il avait choisi une bataille avec les Français. La guerre franco-prussienne (1870-71) fut le ciment de l'Allemagne unie.

Moins de 20 ans après la mort de Bismarck, l'Allemagne est de nouveau partie en guerre. En 1914, le Kaiser Guillaume déclencha la Première Guerre mondiale en manipulant l'Autriche-Hongrie à entrer en conflit avec la Serbie (et son allié la Russie). L'Allemagne a été vaincue. En moins de 20 ans, Adolphe Hitler plongea l'Allemagne, et une grande partie du reste du monde, dans une autre guerre terrible. L'Allemagne a encore été vaincue.

La destruction considérable de la Seconde Guerre mondiale et les horreurs de l'Holocauste ont ralenti la machine de guerre allemande. Mais au fil du temps, l'identité militaire allemande s'est réformée. Dans les années 1990, l'État allemand nouvellement réuni, de pair avec le Vatican, déclencha la guerre des Balkans.

‘Fertile en surprises militaires’

Maintes et maintes fois, l'Allemagne a montré une propension pour le subterfuge et la duperie sur ses capacités militaires et ses ambitions. À l'époque où Hitler a pris le pouvoir en 1933, la plupart des dirigeants occidentaux le considéraient comme un dirigeant pacifique cherchant seulement à renforcer la position de sa nation en Europe. Lorsque la guerre éclata en 1939, beaucoup furent choqués par l'étendue considérable de la puissance militaire allemande. En quelques années à peine la nation s'était tranquillement transformée passant d'un pouvoir évincé à un géant militaire, et la plus grande partie du monde l'avait à peine remarquée.

Winston Churchill était l'un des rares hommes qui observait attentivement ; il comprenait la capacité de tromperie de l'Allemagne. Dans un discours le 28 novembre, 1934, il avertissait de sa puissance aérienne grandissante. « Jusqu'à ce jour j'ai traité de ce que je crois être le connu, mais au-delà du connu il y a aussi l'inconnu. Nous entendons parler de tous les côtés d'un développement aérien en Allemagne qui dépasse de loin tout ce que j'ai déclaré aujourd'hui. De tout cela, tout ce que je dirai c'est, ‘Méfiez-vous !’ L'Allemagne est un pays fertile en surprises militaires. »

La Pologne fut l'une des premières à constater de première main la vérité dans l'avertissement de Churchill quand, en septembre 1939, elle fut écrasée par son agression militaire. La célèbre cavalerie polonaise n'était pas de taille devant les chars allemands. Ensuite ce fut la France―conquise le 25 juin 1940, après seulement six semaines de résistance. Lorsque la Luftwaffe a commencé à bombarder Londres en septembre 1940, ses 2,682 avions dépassaient en nombre la Force aérienne royale à près de 4 contre 1. Sans la direction inspirée de Churchill et d'une série de miracles divins, la Grande-Bretagne aurait été vaincue en 1941.

Étonnamment, Hitler fut en mesure de construire sa puissante marine, sa force aérienne et son armée sans que la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis ne sachent vraiment avant qu'il était trop tard. Presque tout le monde sommeillait alors que l'Allemagne se préparait pour la guerre !

Cette histoire pourrait-elle se répéter ?

Un grand nombre des meilleurs et des plus brillants hommes de l'Occident, le croyaient certainement. C'est pourquoi les dirigeants alliés se sont réunis en Allemagne en 1945 et ont conclu l'accord de Potsdam. Cet accord exigeait « le désarmement complet et la démilitarisation de l'Allemagne et l'élimination ou le contrôle de toute industrie allemande qui pourrait être utilisée pour la production militaire ».

Ces hommes ont reconnu l'axe mortel entre Adolphe Hitler et l'industrie allemande. L'accord de Potsdam a freiné la puissance industrielle allemande, en l'empêchant ainsi de bâtir une autre machine de guerre. Mais l'effort a rapidement échoué et en quelques années, les usines de guerre étaient de nouveau florissantes.

À l'automne de 1950, Konrad Adenauer, le chancelier d'Allemagne de l'Ouest, s'est réuni à l’Abbaye de Himmerod avec les dirigeants militaires et les experts qui auparavant servaient dans la Wehrmacht d'Hitler (les forces armées nazies). Les hommes ont discuté sur la façon de rétablir l'armée du pays après la guerre. Par la suite de nombreux participants qui y assistaient se sont vu attribué plus tard de hautes fonctions dans la Bundeswehr et à l'otan.

Le contenu de cette discussion est devenu plus tard une partie intégrante du « Mémorandum Himmeroder » du 9 octobre, 1950. La thèse principale de la note était qu'une future armée allemande aurait besoin de réhabiliter la Wehrmacht. Ce document a servi de base aux négociations avec l'Occident. Bien qu'Adenauer ait négocié avec soin et savait que les exigences devaient être appliquées par petites étapes, il est clair que l'ambition militaire de l'Allemagne demeurait ardente.

Les braises de la Seconde Guerre mondiale n'étaient pas encore éteintes, que déjà les dirigeants allemands haut placés complotaient sur la façon de reconstruire l'armée allemande !

En 1955, avec la monté de la menace communiste, l'Allemagne fut autorisée de se réarmer et de rejoindre l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) nouvellement créée. Il y avait des conditions : l'Allemagne devait renoncer au droit aux armes biologiques et chimiques, la Bundeswehr devait être plafonnée à 500,000 hommes, et elle devait opérer sous le commandement de l'otan. Le 7 juin, 1955, Théodor Blank fut nommé ministre de la Défense, donnant à l'Allemagne son premier ministre de la Défense d'après-guerre.

Les Alliés aussi relâchèrent leur interdiction du réarmement allemand. Étape par étape, exactement la même industrie qui avait construit les instruments de guerre d'Hitler fut autorisée à reprendre ses activités. Leurs histoires sont racontées non seulement dans des documents cachés mais en détails sur les sites Web officiels des entreprises.

Par exemple, le site Web de Rheinmetall fournit une chronologie complète de l'histoire de l'entreprise durant la guerre. En ce qui concerne les années 1942 à 1944, Rheinmetall écrit : « À mesure que la guerre progresse, le régime nazi demande des efforts plus grands de la part de l'industrie pour augmenter la production d'armes. Les exigences de l'armée allemande, de la Marine et la Luftwaffe pour des innovations techniques forcent les départements du développement de Rheinmetall-Borsig à aussi avancer à pleine vitesse. En juillet 1944, la société a développé une vingtaine de systèmes d'armes mis au point par la Wehrmacht. » Quelle est l'intention de Rheinmetall ici ? Certains diraient qu'elle se vante de son soutien à Adolphe Hitler !

Beaucoup d'autres compagnies d'armement racontent des histoires similaires. Ce qui est même plus intéressant est de savoir comment ils sont retournés à leurs entreprises après avoir été bannis à Potsdam en 1945.

Rheinmetall-Borsig AG s'est divisé en deux compagnies pour faciliter l'obtention des permis de production. En 1950 les deux sociétés ont reçu la permission de fabriquer des produits du secteur civil. En 1956, Rheinmetall a été autorisé à reprendre la production de matériel militaire. Ainsi l'Accord de Potsdam a été sapé peu de temps après que l'encre ait séché !

L'histoire de Krauss-MaffeiWegmann est encore plus frappante. Le site Web officiel de la compagnie se lit comme suit : « Krauss-MaffeiWegmann évoque les 170 ans d'histoire qui est ancré dans la tradition et est étroitement lié aux sites de Kassel et de Munich. » L'entreprise est en effet « imprégnée de tradition »―mais une tradition dont on peut être fier ?

Krauss-MaffeiWegmann a contribué à la construction des chars d'assaut qui ont roulé en Pologne et à travers l'Europe. Dans cette tradition, l'entreprise aujourd'hui produit des chars d'assaut plus grands, plus rapides et bien plus puissants. C'était la tradition nazie de nommer les chars d'assaut d'après les noms de gros chats, tels que Tigre et Panthère. La fin de la guerre arrêta le travail sur un autre char d'assaut qui devait être appelé Léopard. Mais dans les années 1960, Krauss-MaffeiWegmann commença à produire le char de combat Léopard 1. Le Guépard et le Léopard 2 ont suivi.

La même industrie d'armement qui choquait le monde pendant la Seconde Guerre mondiale a connu une croissance rapide pendant la guerre froide. Selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (sipri) l'Allemagne a consacré jusqu'à 5.2% de son produit intérieur brut à ses forces armée en 1963. En 1982, 300 chars d'assaut Léopards 2 étaient fabriqués chaque année. En 1990, l'armée allemande maintenant réunifié comptait 500,000 soldats.

Les documents de l'OTAN ont enregistré que tout au long de la seconde moitié du 20e siècle, la Bundeswehr était devenue « l'épine dorsale de la défense conventionnelle de l'otan en Europe centrale ». Quelques dizaines d'années après l'accord de Potsdam, l'OTAN s'appuyait sur l'Allemagne pour dissuader la Russie sur le continent, et l'industrie allemande produisait des chars d'assaut et d'autres fournitures militaires.

L'effondrement de l'Union soviétique en décembre 1991 a eu un impact direct sur l'expansion militaire de l'Allemagne. Mais pas de la façon dont vous pourriez vous attendre. L'Allemagne a en fait commencé à réduire ses dépenses militaires. Pourquoi ?

Économiser l'argent pour le troisième tour

Lorsque la guerre froide a pris fin, l'Allemagne a en grande partie cessé de se militariser. Même lorsque les représentants de l'otan exigeaient que Berlin augmente son budget militaire, elle refusa.

Cela signifiait-il que les ambitions militaires allemandes avaient été éteintes ? Au contraire : Cela signifiait que l'Allemagne nouvellement réunie rejetait l'autorité de l'otan. Au sein de l'otan, l'Allemagne avait atteint son potentiel militaire autorisé. Pour dépasser ces limitations imposées, elle développait son propre plan pour la domination militaire. Ce plan exigeait premièrement de se concentrer sur la santé et la force du pays, d'amener l'Allemagne de l'Est dans le bercail, et d'assurer la domination économique et politique sur l'Europe.

Plutôt que d'investir des milliards chaque année pour sauvegarder l'Europe, l'Allemagne s'appuyait sur le parapluie de sécurité parrainé par les États-Unis. Les milliards qu'elle économisait étaient ensuite investis dans l'industrie civile et l'économie. En dehors de l'OTAN cependant, l'Allemagne développait son industrie de l'armement, son intégration avec les autres armées de l'UE et son déploiement à l'étranger.

Aujourd'hui, alors que de nombreux pays font face à la faillite, l'Allemagne a l'une des plus fortes économies au monde.

Les États-Unis et la Russie sont encore parmi les plus grandes puissances militaires du monde. Mais qu'en est-il de la course pour la prochaine génération des systèmes d'armes ? L'Amérique ou la Russie peuvent-elles gagner cette course ? Sur le plan de la technologie, ils en ont la capacité―mais tous les deux ont des problèmes financiers et doivent réduire leurs dépenses militaires. Pendant ce temps, l'économie allemande est relativement forte, et est prête à financer une modernisation militaire !

En cet âge de cyber guerre, d'intelligence artificielle et d'avancées technologiques, il faut beaucoup d'argent et d'efforts pour rester en avance avec les concurrents. À cette époque critique de l'histoire, les États-Unis et la Russie sont forcés de faire des coupures militaires―alors que l'Allemagne peut se réarmer.

« L'Allemagne a bénéficié du fait que la situation stratégique est demeurée calme pendant deux décennies, lui permettant d'investir dans l'économie civile », a déclaré l'expert militaire suisse Albert Stahel dans une interview avec Focus Online. « Mais c'est terminé maintenant : Toute l'orientation de l'État doit être repensée. La machine d'armement doit être redémarrée » (7 février, 2017 ; c'est la traduction de la Trompette tout au long).

L'Allemagne aujourd'hui est prête―économiquement et industriellement―à rentrer dans le jeu des armements militaires. Elle a la technologie, les usines et l'industrie. Elle a aussi des décennies d'expérience à produire du matériel militaire de classe mondiale.

La stratégie secrète derrière les exportations

« Au premier coup d’œil », a écrit le radiodiffuseur allemand ard, « l'Allemagne ressemble à un pays profondément pacifique. Mais ce n'est que partiellement vrai. Depuis le milieu des années 1950, les entreprises d'armements allemandes ont vendu des armes partout dans le monde » (2 novembre, 2017). En 2016, le Handelsblatt a écrit que « l'Allemagne est l'un des plus grands producteurs d'armes du monde » (25 janvier, 2016).

Bien que les dépenses militaires de l'Allemagne aient diminué, son industrie de la production militaire n'a jamais cessé. En fait, elle est devenue de plus en plus fortes.

Le sipri Fact Sheet de mars 2018 déclare, « Les exportations d'armes combinées des États membres de l'Union européenne représentaient 27% du total mondial en 2013-17. » L'Allemagne à elle seule est devenue le troisième plus grand exportateur d'armes au monde. Même après les coupes récentes, elle reste parmi les cinq premiers qui fabriquent actuellement 7% du total des exportations mondiales d'armes. C'est impressionnant, surtout pour une nation qui est elle-même un poids léger militairement.

Mais pourquoi l'Allemagne exporte-t-elle des armes partout ? Ce n'est pas pour le profit. En 2017, les exportations d'armes comptaient pour moins d'un demi pour cent de l'ensemble de ses exportations.

Le ministère économique allemand déclare sur son site Web : « Les exportations d'armes ne sont pas des ressources pour la politique économique. » En d'autres mots, il y a une raison stratégique de fabriquer et d'exporter des armes. Le gouvernement donne au moins deux raisons : Il construit des partenariats et des alliances stratégiques, et il maintient l'industrie de l'armement de l'Allemagne et ainsi sa sécurité nationale.

La fabrication et l'exportation d'armes amènent d'énormes avantages stratégiques et militaires. L'Allemagne peut avoir négligé son stock militaire national, mais elle n'a pas négligé ses capacités de fabriquer du matériel militaire. Elle a réalisé des profits en produisant et en exportant de l'armement alors que d'autres ont dépensé de l'argent pour stocker et améliorer leur armement. L'Allemagne n'a peut-être pas des milliers de chars d'assaut et des millions de mitrailleuses en stock, mais elle possède les usines, les plans et les schémas, l'expérience et les compétences nécessaires pour se militariser !

L'Allemagne a testé ses armes sur des terrains variés à travers le monde. À maintes reprises, l'industrie a été alertée des dysfonctionnements de l'équipement, et a amélioré et perfectionné son armement en temps de paix. Par exemple, la Turquie a utilisé les chars d'assaut allemands contre l'État islamique en Syrie, donnant un retour d'information aux Allemands qui l'ont aidée à perfectionner leur conception. Si l'Allemagne avait surchargée ses entrepôts militaires avec des chars d'assaut, elle aurait dû moderniser, à ses propres frais, des milliers de chars d'assaut fonctionnant mal.

L'Allemagne produit certains chars d'assaut les plus demandés dans le monde. En coopération avec la France, elle travaille sur la prochaine génération de systèmes de combat. Les chars d'assaut nouvellement conçus sont prévus de surpasser le T-14 russe. Une entreprise commune entre Airbus et Dassault Aviation vise une position dominante avec des chasseurs de nouvelle génération et un futur système de combat aérien. Les avions de chasse franco-allemands sont prévus de surpasser le F-35 américain.

Usines de guerre

Bien que l'Allemagne ne soit pas un poids lourd militaire, la situation générale est forte. Son budget militaire est le septième plus élevé du monde. Ce rang pourrait soudainement augmenter si l'Allemagne s'engageait à se réarmer―dont sa capacité est puissante.

L'Allemagne excelle dans l'industrie des armes légères, qui est un conglomérat de petites manufactures et d'autres branches de l'industrie qui produisent également des armes et des technologies de sécurité.

Parmi ses plus grandes armureries, Heckler & Koch est l'un des cinq plus grands fabricants d'armes à feu du monde, qui produit des armes de poing, des pistolets, des fusils et des mitrailleuses. Son G3 s'inspire de la Kalashnikov AK-47.

Un autre grand fabricant est le groupe photonique Jenoptik d'Allemagne, qui fabrique des produits mécatroniques et sensoriels pour les marchés civils et militaires. La société est présente dans plus de 80 pays. En 2017, elle a généré un chiffre d'affaire d'environ €748 millions (us$850 millions).

La société mtu Aero Engines basée à Munich produit des moteurs pour les avions de combat, tels que l'Eurofighter, et l'Airbus A380 civil. Fondée en 1934, la société s'étend aujourd'hui sur 14 sites dans le monde, avec 10,000 employés et un chiffre d'affaire de €5 milliards (us$5.7 milliards).

Dhiel Defense est la division d’armements du groupe Dhiel établit à Nuremberg. L'entreprise se spécialise dans la production de chenilles de chars, de munitions et de missiles guidés. La société est présente dans 18 sites, principalement en Europe.

Krauss-MaffeiWegmann se spécialise dans la fabrication d'obusiers, de transports de troupes et de chars d'assaut. Son fameux Léopard 2 a été construit en coopération avec Rheinmetall. kmw a 3,500 personnes dans sept pays ; 30 pays comptent sur sa technologie militaire.

Rheinmetall Defense est la division d’armements du groupe Rheinmetall basé à Düsseldorf. Ses principaux produits incluent les chars d'assaut, les systèmes anti-aériens et les munitions.

Le fabricant d'acier Thyssen-Krupp exploite également une division d’armements. L'entreprise fabrique des sous-marins et des navires de guerre de classe mondiale.

Certaines manufactures d'armes en Allemagne se sont aussi agrandies par le biais de fusions au-delà des frontières nationales. mbda s'est développée en une société de défense européenne avec des implantations en France, en Grande-Bretagne, en Italie, en Allemagne et en Espagne. L'entreprise se spécialise dans les missiles guidés.

Le plus grand fabricant d'armes d'Allemagne est aussi une fusion. Le groupe Airbus se compose de la dasa allemande, du Matra-Aérospatiale français et de la casa espagnole. L'entreprise se spécialise dans les avions de chasse, les transporteurs de troupes, les pétroliers et les hélicoptères de combat. Le constructeur d'avions européens Airbus est classé comme la deuxième plus grande industrie dans ce domaine.

Les usines de production maritime et terrestre de l'Europe subissent aussi des fusions similaires. Les rapports du gouvernement publiés en novembre disent que l'Allemagne dirigera la production d'un nouveau super char européen qui implique les entreprises allemandes Rheinmetall, et kmw et l’entreprise française Nexter. Le Groupe Naval appartenant à l’État français cherche également à fusionner avec Thyssen-Krupp Marine Systems.

L'industrie allemande a aussi formé des partenariats commerciaux et stratégiques avec des industries du monde entier. Prenez Rheinmetall : Au delà de l'exportation de ses produits dans le monde entier, la société est connue pour investir directement dans d'autres pays. Par exemple, elle a été fortement impliquée dans la construction d'une usine de chars d'assaut en Turquie.

La compétence de Rheinmetall lui donne le pouvoir d’assujettir ses concurrents. En janvier, la société de défense britannique bae Systems a annoncé qu'elle vendait, au groupe allemand Rheinmetall, une part majoritaire de contrôle de sa division Land UK.

Andreas Schwer, un allemand d'origine et dirigeant du groupe Rheinmetall Düsseldorf, occupe un siège au conseil d'administration de Saudi Arabian Military Industries. Puis il y a Rheinmetall Italia et American Rheinmetall Munitions, qui exercent les opérations de l'entreprise en Italie et en Amérique.

Ce fabricant avait été interdit après la Seconde Guerre mondiale, et aujourd'hui il est une des plus grandes entreprise industrielles dans le monde !

Combinant la force de son industrie de l'armement avec son industrie civile, l'Allemagne pourrait bientôt produire des chars et d'autres véhicules militaires en masse, au lieu des automobiles. Soit dit en passant, les grands producteurs d'automobiles et de camions, Mercedes, Volvo, Renault, Volkswagen et man, sont tous impliqués dans une certaine mesure dans la production d'équipement et de pièces militaires.

Ces facteurs donnent à l'Allemagne un énorme potentiel militaire. Elle n’a peut-être pas une grande quantité de chars, d'avions de combat et d'armes, mais elle a la capacité industrielle de créer toutes ces choses. En effet, elle les fabrique pour d'autres. Elle n'a besoin que d'en garder quelques-uns au pays.

Aussi pacifique que l'Allemagne semble être parce que son armée a diminué depuis 1990, son potentiel militaire a augmenté de manière exponentielle. La scène pour un réarmement soudain est dressée.

La stratégie européenne

Lorsqu’on calcule le potentiel militaire de l'Allemagne, il est important de considérer également la capacité de ses voisins européens. Pourquoi ? Parce que, grâce à sa position économique et politique en Europe, l'Allemagne peut s'approvisionner dans leurs ressources. De plus, la prophétie biblique parle d'une superpuissance européenne de la fin des temps, dirigée par l'Allemagne.

Avec le temps, nous verrons l'Allemagne gagner plus d'influence et même exercer un contrôle direct sur les forces aériennes françaises, la marine italienne et l'impressionnante brigade de chars de la Pologne. En effet, les efforts déployés pour rationaliser ces secteurs disparates sont déjà en cours. L'Allemagne travail à fusionner l'industrie européenne de l'armement, son quartier général militaire opérationnel, ses armées et ses dirigeants. La plus grande partie de l'armée néerlandaise est déjà intégrée dans l'armée allemande. Les armées tchèques et roumaines ont également accepté de rejoindre les allemands. Notre article Trend détaille les progrès de l'intégration : Pourquoi la Trompette surveille la poussée de l'Europe vers une armée unifiée .

En 2017, les nations européennes ont lancé un pacte militaire appelé Coopération Structurée Permanente (pesco) qui comprend des missions de logistique, de transport et des missions de formation qui aideront à coordonner les opérations des pays membres.

Mais l'armée et les militaires seraient grandement inefficaces sans un leadership compétent au niveau des officiers. C'est pourquoi l'Allemagne entraîne des officiers militaires dans toute l'Europe.

La Bundeswehr, les forces armées allemandes, dispose actuellement de 24 centres de formation ouverts aux soldats des autres États-membres de l'UE. Il y a également des troupes dans 55 camps d’entraînement des autres armées à travers l'Europe. Certains officiers de la Bundeswehr fréquentent l'école des officiers d'élite de Saint-Cyr, où ils en apprennent davantage sur la structure militaire, les stratégies, les ressources et la mentalité militaire de la France.

Les officiers allemands apprennent à travailler avec et à commander des soldats étrangers. Ils coopèrent avec les Français sur les hélicoptères en vol. Des sous-marins allemands pourraient bientôt partir en patrouille avec des équipages mixtes germano-norvégiens.

Se préparant pour la Troisième Guerre mondiale

En 1945, Herbert W. Armstrong disait à ses auditeurs à la radio : « Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, [les Allemands] ont considéré la possibilité de perdre ce deuxième tour, comme ils l'ont fait lors du premier―et ils ont minutieusement, méthodiquement planifié, dans une telle éventualité, le troisième tour―la Troisième Guerre mondiale ! » (9 mai, 1945).

Entre 1945 et son décès en 1986, M. Armstrong a délivré ce même message d'avertissement des centaines et peut-être des milliers de fois. Comme Churchill, il comprenait que l'Allemagne « est un pays fertile en surprises militaires ». Mais M. Armstrong avait un autre avantage : Il comprenait les nombreux passages bibliques prophétisant la formation des États-Unis d'Europe dirigés par l'Allemagne au temps de la fin.

Il connaissait la prophétie dans Ésaïe 10, où Dieu dit qu'Il va utiliser « l'Assyrien » comme instrument de sa colère pour corriger les nations d'Israël (l'Amérique et la Grande-Bretagne). Le verset 6 dit que l'Allemagne (l'Assyrie moderne) aura la puissance militaire « pour qu'il le foule aux pieds comme la boue des rues ».

Il connaissait la prophétie de Daniel 7. Dans ce chapitre quatre « bêtes » sont décrites, chacune représentant un empire mondial. Ces empires montent et tombent chronologiquement ; cela veut dire que le quatrième est sur scène avant le retour de Jésus-Christ. Cette quatrième « bête » est la plus destructrice ; le verset 7 dit qu'elle est « terrible, épouvantable et extraordinairement forte ».

M. Armstrong connaissait les prophéties d'Apocalypse 13 et 17. Il comprenait l'identité de la « femme » dans Apocalypse 17 qui chevauche la bête ayant sept têtes et dix cornes. Il comprenait que les sept têtes de cette bête représentent les sept résurrections consécutives du Saint Empire romain, et que les dix cornes sur la septième et dernière tête représentent un Empire européen uni, dirigé par l'Allemagne.

Il comprenait les prophéties dans Ézéchiel, Habacuc et Matthieu 24 qui décrivent un temps de violence intense et de tribulation. Notez Habacuc 1 : 8-10, qui décrit cet empire européen du temps de la fin : « Ses chevaux sont plus rapides que les léopards, plus agiles que les loups du soir, et ses cavaliers s'avancent avec orgueil ; Ses cavaliers arrivent de loin, ils volent comme l'aigle qui fond sur sa proie. Tout ce peuple vient pour se livrer au pillage; Ses regards avides se portent en avant, et il assemble des prisonniers comme du sable. Il se moque des rois, et les princes font l'objet de ses railleries ; Il se rit de toutes les forteresses, il amoncelle de la terre, et il les prend. »

Ce passage décrit la force militaire la plus destructrice, et la plus effrayante dans l'histoire de l'humanité !

Vous rappelez-vous le massacre massif de Gengis Khan, les goulags et les purges de Joseph Staline, et l'holocauste nazi ? La destruction infligée par la machine de guerre européenne conduite par l'Allemagne décrite par la prophétie biblique éclipsera tout cela !

C'est pourquoi nous devons surveiller de près l'armée allemande. Les Allemands sont des gens travailleurs, disciplinés, avec plusieurs qualités merveilleuses. Mais l'histoire montre qu'ils ont un penchant pour la guerre et la conquête. Il serait imprudent de rejeter des siècles d'histoire dans un moment de propre justice et de rectitude politique.

La volonté et l'incitation pour la guerre croît presque chaque semaine. Au sein de l'Allemagne, des sujets comme l'immigration, l'islam radical et l'incertitude économique suscitent des sentiments nationalistes. Au fur et à mesure que les anxiétés et les craintes grandissent, les gens vont naturellement commencer à réfléchir davantage aux besoins de sécurité et de protection, et à la nécessité de défendre leurs intérêts nationaux et à l'étranger. Plus ils se sentent menacés, plus ils accepteront la nécessité de se militariser.

Presque toute la communauté internationale supplie pratiquement l'Allemagne d'en faire plus militairement―et non seulement en Europe, mais aussi au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Afrique. Combien de fois au cours des deux dernières années avons-nous entendu le président des États-Unis demander à Berlin de dépenser plus pour son armée et prendre plus de responsabilités pour la sécurité de l'Europe ? Maintenant nous voyons la France et l'Allemagne faire de réels progrès concernant le développement d'une armée européenne.

Considérez aussi les menaces croissantes. L'Europe fait face à la pression de la Russie, qui ne craint pas de montrer de la force et qui se rapproche encore plus de la Chine et de l'Asie. Les problèmes au Moyen-Orient, en Iran, en Syrie et en Turquie, se répercutent tous jusqu'en Europe. L'invasion continue par les migrants du Moyen-Orient et de l'Afrique est une menace quotidienne. Pendant ce temps, les États-Unis et la Grande-Bretagne―qui étaient jadis les garants de la défense stratégique de l'Europe―abandonnent ce rôle.

Il n'y a jamais eu une plus grande incitation pour l'Allemagne et l'Europe pour se militariser.

Mais il y a aussi une raison bien plus profonde et inspirante pour que l'Allemagne se militarise !

En 2011, le rédacteur en chef de la Trompette Gérald Flurry a écrit, « Mais voici la partie la plus étonnante et inspirante d'Apocalypse 17 : Dieu a mis dans l'esprit des dirigeants européens de faire ce qu'ils font ! » (Février 2011). Il se référait au verset 17, qui dit, « Car Dieu a mis dans leurs cœurs d'exécuter son dessein et d'exécuter un même dessein, et de donner leur royauté à la bête, jusqu'à ce que les paroles de Dieu soient accomplies. »

Allez-vous croire ce que la Bible déclare clairement ? La militarisation imminente de l'Allemagne, suivie de son déclenchement de la Troisième Guerre mondiale, est en réalité la volonté de Dieu.

Mais pourquoi Dieu permettrait-Il une autre guerre mondiale ? C'est difficile à imaginer pour beaucoup de gens.

La réponse ? À travers ce conflit à venir, Dieu essaie d'établir une relation avec l'humanité, en particulier avec les nations d'Israël du temps de la fin. Dieu ne prend aucun plaisir dans la souffrance. Dans Ézéchiel 33 : 11, Dieu dit, « Je suis vivant ... ce que je désire, ce n'est pas que le méchant meure, c'est qu'il change de conduite et qu'il vive. Revenez, revenez de votre mauvaise voie ; et pourquoi mourriez-vous, maison d'Israël ? » 

Voici le grand dessein de Dieu concernant la tribulation à venir : Il corrige les nations d'Israël, et toute l'humanité, pour les aider à se détourner de leurs mauvaises voies et vivre !

Depuis 1931, particulièrement depuis décembre 1989, Dieu dit à Israël, « Revenez, revenez de votre mauvaise voie. » Dieu a mesuré la correction d'Israël depuis plusieurs années, vraiment plusieurs années. Quelques-uns ont écouté, se sont repentis et ont changé―et ces personnes seront protégés dans un lieu de refuge lorsque la tribulation viendra (Apocalypse 12 : 14). Mais la plupart des gens et des nations rejettent Dieu et rejettent Ses avertissements.

Aujourd'hui, la seule façon par laquelle Dieu peut obtenir l'attention des gens est de durcir le ton. L'humanité doit simplement voir les conséquences de sa rébellion et doit se repentir. Vous pouvez vous demander : N'y a-t-il pas un autre moyen pour Dieu de se faire entendre par l'humanité ? Malheureusement, Dieu a essayé toutes les autres options.

Mais il y en a quelques-uns, et vraiment seulement quelques uns, qui comprennent ce que Dieu fait aujourd'hui. Ces quelques personnes comprennent les prophéties et voient le grand espoir dans leur accomplissement. Ils voient la main de Dieu dans les événements mondiaux. Ils voient la prophétie biblique comme une preuve de l'existence de Dieu, et que Sa Parole, la Sainte Bible, est vraie et précise. Ces quelques personnes aujourd'hui proclament le plan magistral de Dieu. Ces rares personnes s'efforcent de se soumettre à la loi et au gouvernement de Dieu, et ils bénéficient du bonheur et des bénédictions qui en résultent. 

Ger Fr