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Lyndsey Marie/Unsplash

La séparation du droit d’aînesse et du sceptre (deuxième Partie)

12/04/2018  •  de latrompette.fr
Les Anglo-Saxons selon la prophétie (chapitre quatre)
 

La suite provenant de  La séparation du droit d’aînesse et du sceptre (première Partie)

C

e que le droit d’aînesse a apporté

Peu de gens ont compris l’ampleur de cet héritage matériel que sous-entend le droit d’aînesse. Pourtant, ce droit confère l’héritage matériel le plus riche et le plus vaste jamais transmis par un père à son fils—la plus colossale de toutes les richesses et la puissance la plus imposante que des hommes, ou que n’importe quel empire, aient connues! L’ampleur de ce droit d’aînesse est stupéfiante!

Il comporte toute la première phase des promesses que Dieu fit à Abraham. Cet héritage garantit sur l’autorité du Dieu tout-puissant, de façon inconditionnelle, une population immense, une prospérité et des ressources matérielles sans égales, une grandeur nationale et une puissance à l’échelle mondiale!

Non seulement Dieu promit qu’une nation et qu’une multitude de nations (Commonwealth) seraient composées de descendants d’Abraham, aussi nombreux que les grains de sable sur le bord de la mer—comme la multitude d’étoiles; non seulement, Il promit que ces peuples posséderaient les portes des nations ennemies, ce qui allait faire d’eux une puissance mondiale; mais encore, le droit d’aînesse comporterait, en fin de compte, une énorme prospérité matérielle et des ressources nationales illimitées. Comme nous allons le voir, tout cela apparaît clairement dans les bénédictions que Dieu fit à Jacob.

Le droit d’aînesse refusé à Ismaël

Mis à part les cas d’intervention divine, qui furent au nombre de trois, l’héritage du droit d’aînesse revenait automatiquement à l’aîné de chaque génération.

Isaac fut désigné par l’Éternel comme héritier du sceptre et du droit d’aînesse. Abraham avait d’autres fils. Ismaël était l’aîné. Cependant, Dieu choisit Isaac, et «Abraham donna tous ses biens à Isaac» (Genèse 25:5). Ce dernier, en revanche, était l’aîné légitime d’Abraham. Ismaël était le fils d’Agar, la servante égyptienne de Sara.

Abraham aimait Ismaël et il voulait lui donner le droit d’aînesse. «Et Abraham dit à Dieu: Oh! qu’Ismaël vive devant ta face!» (Genèse 17:18).

Sara, sa femme, était stérile. Dieu dit: «Certainement Sara, ta femme, t’enfantera un fils; et tu l’appelleras du nom d’Isaac. J’établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle pour sa postérité après lui. A l’égard d’Ismaël … je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l’infini … et je ferai de lui une grande nation. J’établirai mon alliance avec Isaac …» (versets 19-20)

Au sujet de la grande nation qui allait naître d’Ismaël, l’ange de l’Éternel avait dit à Agar: «Il sera comme un âne sauvage; sa main sera contre tous, et la main de tous sera contre lui; et il habitera en face [à l’Est selon l’original] de tous ses frères» (Genèse 16:12).

Deux indices sont mentionnés ici: 1) Les descendants d’Ismaël allaient devenir une grande nation, mais les nations qui allaient hériter du droit d’aînesse seraient plus importantes. 2) Ils allaient habiter à l’est de leurs frères—c’est-à-dire des descendants d’Isaac, bénéficiaires du droit d’aînesse. Les descendants d’Ismaël sont devenus les Arabes d’aujourd’hui. La nation, ainsi que la multitude de nations ayant hérité le droit d’aînesse doivent, par conséquent, être plus considérables, plus prospères et plus puissantes, et se situeront à l’ouest des nations arabes.

Abraham était le type humain, ou la préfiguration, de Dieu le Père, et Isaac préfigurait le Christ. Il existe de nombreux parallèles entre eux. Ce n’est pas le but du présent ouvrage, sauf de noter que si nous sommes à Christ, nous sommes la postérité d’Abraham (Galates 3:29); et qu’Abraham est le «père de tous les croyants» (Galates 3:7); qu’Abraham fut appelé à sacrifier son fils (légitime) unique (Genèse 22:2), de même que Dieu a donné Son Fils unique, Jésus-Christ, pour le pardon des péchés du monde; que Rébecca, la femme d’Isaac, était une préfiguration, ou type, de l’Église, et elle devait aimer Isaac et accepter de devenir sa femme, avant même de l’avoir vu de ses yeux; qu’Isaac naquit par une promesse et par un miracle divin, comme Jésus naquit miraculeusement de la vierge Marie.

Isaac eut deux fils jumeaux: Esaü et Jacob. Esaü était l’aîné, et par conséquent, l’héritier légitime du droit d’aînesse. Cependant, Esaü le méprisa et le vendit à Jacob.

Esaü vend son droit d’aînesse

Dieu avait décidé que Jacob hériterait de Ses promesses avant même que les jumeaux soient nés. Cependant, plutôt que de laisser Dieu faire et d’attendre, Jacob, pressé par sa mère, usa de tromperie et reçut le droit d’aînesse à la place d’Esaü.

L’Éternel avait dit à Rébecca, au sujet de Jacob et d’Esaü, qu’ils formeraient deux nations—«un de ces peuples sera plus fort que l’autre» dit Dieu, «et le plus grand sera assujetti au plus petit» (Genèse 25:23).

Leurs descendants, par conséquent, allaient devenir deux différentes sortes de peuples. Le récit de l’acquisition frauduleuse et prématurée du droit d’aînesse, par Jacob, se poursuit ainsi dans Genèse 25 :27-34.

«Ces enfants grandirent. Esaü devint un habile chasseur, un homme des champs; mais Jacob fut un homme tranquille, qui restait sous les tentes. Isaac aimait Esaü parce qu’il mangeait du gibier; et Rébecca aimait Jacob. Comme Jacob faisait cuire un potage, Esaü revint des champs, accablé de fatigue. Et Esaü dit à Jacob: Laisse-moi, je te prie, manger de ce roux, de ce roux-là, car je suis fatigué. C’est pour cela qu’on a donné à Esaü le non d’Edom

Le mot Edom signifie littéralement «potage rouge». Il serait bon de se souvenir d’une autre «clé» permettant de comprendre les prophéties bibliques: le fait que le mot «Edom» se réfère à Esau. De nombreuses prophéties, pour notre époque et pour l’avenir, mentionnent le mot Edom. On ne peut pas les comprendre si l’on ne sait pas qu’elles s’appliquent aux descendants d’Esaü, c’est-à-dire, en grande partie, à la Turquie moderne.

«Jacob dit: Vends-moi aujourd’hui ton droit d’aînesse. Esaü répondit: Voici, je m’en vais mourir; à quoi me sert ce droit d’aînesse? Et Jacob dit: Jure-le-moi d’abord. Il le lui jura, et il vendit son droit d’aînesse à Jacob. Alors, Jacob donna à Esaü du pain et du potage de lentilles; il mangea et but, puis se leva et s’en alla. C’est ainsi qu’Esaü méprisa le droit d’aînesse» (Genèse 25:29-34).
Plus tard, Jacob subtilisa la bénédiction destinée à Esaü. Le récit d’un tel subterfuge se trouve dans Genèse 27.

Le subterfuge de Jacob

Isaac, devenu vieux, ne voyait presque plus. Avant de mourir, il appela Esaü et lui demanda d’aller chercher du gibier dans les champs, de le préparer et de le lui amener. Isaac bénirait ensuite Esaü et lui confirmerait son droit d’aînesse.

Cependant, Rébecca avait entendu leur conversation; elle se hâta de demander à Jacob de préparer deux chevreaux. Elle apprêta ces derniers de la façon dont Isaac aimait son gibier, puis elle prit des vêtements d’Esaü et en revêtit Jacob. Esaü était très poilu, tandis que Jacob était imberbe. Aussi Rébecca plaça-t-elle soigneusement les peaux des chevreaux sur les mains, les bras et le cou de Jacob.

Sous ce déguisement, et avec cette fausse prétention, Jacob s’en alla recevoir la bénédiction de son père. «Jacob répondit à son père: Je suis Esaü, ton fils aîné» (Genèse 27:19). Isaac fut surpris de ce qu’il avait trouvé du gibier si rapidement, et il se méfia. Mais Jacob mentit de nouveau en prétendant que l’Éternel l’avait fait venir devant lui. Isaac se rendit compte que c’était la voix de Jacob.

«Isaac dit à Jacob: Approche donc, que je te touche, mon fils, pour savoir si tu es mon fils Esaü, ou non. Jacob s’approcha d’Isaac, son père, qui le toucha et dit: La voix est la voix de Jacob, mais les mains sont les mains d’Esaü. Il ne le reconnut pas parce que ses mains étaient velues, comme les mains d’Esaü, son frère, et il le bénit» (versets 21-23). 

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