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la Trompette

La spirale vers une guerre commerciale

16/05/2018  •  de latrompette.fr
Donald Trump est accusé de commencer une guerre commerciale. En fait, cette guerre entre dans ses dernières étapes les plus dangereuses.
 

L'Amérique est sous attaque. Ses usines et sa capacité de fabrication sont en train d'être détruites. Des millions de vies sont perturbées. Et cette attaque va empirer—au point qu'elle mettra la nation à genoux.

Mais parce que cette attaque est invisible, peu y portent attention. Les politiciens l'ignorent. Les médias brossent une image déformée de cette guerre, alors beaucoup pensent que c’est l'Amérique qui l’a déclenché.

Cette bataille invisible est une guerre commerciale. Il ne s’agit pas d’enjeux économiques poussiéreux. Les guerres commerciales peuvent causer un chômage de masse, concentré sur des emplois ou des régions spécifiques—ce qui peut dégénérer en une crise politique. Elles peuvent détruire la capacité d’une nation à se battre, paralysant sa capacité à produire des armes et des armements. Dans leurs formes les plus extrêmes, les guerres commerciales peuvent tuer—en coupant les approvisionnements alimentaires en provenance de l’étranger.

Une guerre commerciale en cours a déjà changé le monde—et changé votre vie. Pourtant, trop peu de gens comprennent cette guerre mondiale silencieuse.

Les saints du libre-échange ?

Plus de gens comprendraient si l'histoire était mieux rapportée. Les dernières nouvelles sont que le président des États-Unis Donald Trump a annoncé des tarifs (taxes sur les produits importés) sur l'acier et l'aluminium à partir du 23 mars. Jusqu'à présent, il a exempté le Canada, le Mexique et l'Australie.

L'Europe a riposté en menaçant des tarifs sur tout produit typiquement américain auquel ils peuvent penser, comme les motos Harley Davidson, le bourbon du Kentucky et les jeans Levi's.

Le consensus est que l'Amérique est sur le point de lancer une guerre qui pourrait dégénérer dangereusement. L'Amérique impose des tarifs, l'Europe et la Chine ripostent, l'Amérique riposte contre leurs représailles—et bientôt, les barrières commerciales s'élèvent partout, arrêtant les échanges et entraînant une augmentation des prix. Cela mène à une montée en flèche du chômage, une dépression économique et un bouleversement politique.

Un tel avenir est plausible. Mais est-il causé par l'Amérique qui bouleverse inutilement le commerce mondial ?

Non. En fait, l'Amérique est l'économie avancée la plus favorable au commerce. L'Amérique n'impose que la moitié du niveau des tarifs pratiqués par la Chine. L'Union européenne applique des droits de douane de 10 pour cent sur les voitures et les denrées alimentaires fabriquées aux États-Unis—tandis qu'en échange les États-Unis n'imposent que des droits minimes.

L'UE et la Chine ont attaqué économiquement les États-Unis pendant des années. L'Amérique est victime d'un échange commercial brutal. Donald Trump ne fait que « commencer une guerre commerciale » dans le sens où il riposte.

L'UE et la Chine ont mené une guerre commerciale de la même manière que la Russie a mené sa guerre en Ukraine. Ils ont utilisé des soldats sans insignes sur leurs uniformes et ont envahi sans « vraiment » envahir. L'Europe et la Chine ont évité des actions qui ressemblent à une déclaration de guerre pure et simple. De cette façon, ils ont été en mesure de stimuler leurs économies au détriment de l'Amérique. Tout comme en Crimée, tout le monde sait qui est à blâmer. Mais comme en Crimée, l'Amérique n'a rien fait.

Les coûts de cette inaction ont été catastrophiques.

Les subventions frappent

Quelles sont les armes d'une guerre commerciale ? L'une des principales sont les subventions gouvernementales. Les gouvernements veulent souvent aider les fabricants de leurs pays à vendre davantage à l'étranger. Alors ils donnent de l'argent aux fabricants. Un gouvernement peut donner à un fabricant 20 $ US par produit qu'il vend à l'étranger. Le fabricant peut vendre ce produit pour 20 $ US de moins et faire encore le même profit. Les consommateurs étrangers achèteront plus de ces produits moins chers du fabricant—et moins de leurs concurrents étrangers.

L'Organisation mondiale du commerce (omc) limite fortement les subventions, mais la Chine a contourné cela pendant des années. En Chine, le gouvernement et les grandes entreprises sont étroitement liés. Le Parti communiste chinois au pouvoir aide de nombreuses entreprises à vendre des biens beaucoup moins chers qu'ils ne le feraient autrement. C'est un fait bien connu, mais pas assez manifeste pour déclencher une réponse américaine. Occasionnellement, les États-Unis vont amener la Chine devant l’omc à propos d’une subvention spécifique. Mais le gros du volume passe sans être contesté.

Pourtant, les subventions chinoises ont dévasté l’activité manufacturière américaine.

La revue principale CentrePiece, du London School of Economics (École d'économie de Londres), estime qu'en 2013, la Chine a dépensé jusqu'à 1,5 pour cent de sa production économique en subventions pour les entreprises axées sur l'exportation. C'est un chiffre énorme d'environ 100 milliards de dollars. Avant 2008, les entreprises étrangères en Chine payaient seulement la moitié de l'impôt standard sur les sociétés si elles vendaient au moins 70% de leurs biens à l'extérieur de la Chine. La Chine offre également des zones économiques spéciales qui abaissent encore plus les taux d'imposition. Les entreprises favorisées reçoivent également des prêts bon marché, des services publics bon marché et d'autres bénéfices.

La revue CentrePiece a écrit que « les subventions ont contribué à concentrer une énorme quantité d'activité manufacturière en Chine » (Été 2013).

Les entreprises chinoises sont également inondées de subventions. « Les subventions gouvernementales pour produire des produits technologiquement avancés et vendre moins chers que les manufacturiers étrangers ont étayé les prouesses commerciales de la Chine », ont écrit Usha C. V. Haley et George T. Haley dans le Harvard Business Review en 2013. « Depuis 2000, la valeur des exportations chinoises a plus que quadruplé » (25 avril, 2013).

Ils ont étudié une gamme d'industries, y compris le solaire, l'acier, le verre, le papier et les pièces automobiles. La production de la Chine a explosé parce que les entreprises chinoises vendaient leurs produits à un prix inférieur à celui des concurrents étrangers. « Nous avons constaté que les entreprises chinoises ne pouvaient le faire qu'à cause des subventions reçues des gouvernements central et provincial chinois. Les subventions ont pris la forme de prêts gratuits ou à faible coût ; des matières premières artificiellement bon marché, des composants, de l’énergie et des terrains ; et le soutien pour [la recherche et le développement] et l'acquisition de technologies. »

« Depuis 2001, lorsque la Chine a rejoint l'Organisation mondiale du commerce, les subventions ont financé annuellement plus de 20 pour cent de l'expansion de la capacité manufacturière du pays. ... Les énormes subventions chinoises ont mené à une capacité mondiale excédentaire massive, à une augmentation des exportations et à des prix mondiaux réduits, et ont affaibli les bases industrielles de d'autres pays » (ibid).

Vol de propriété

Les entreprises chinoises peuvent facilement vendre aux États-Unis. Elles sont soumises aux mêmes règles et taxes que les entreprises américaines, ainsi que certains droits d'importation insignifiants. Si une entreprise américaine veut vendre en Chine, c'est beaucoup plus difficile.

Pour certaines industries, notamment l'énergie, les communications et la construction automobile, le gouvernement chinois interdit les entreprises étrangères. Elles ne peuvent vendre aux consommateurs chinois que si elles forment une coentreprise avec une entreprise chinoise. Cela signifie que Boeing, Ford et General Motors doivent travailler avec des entreprises chinoises, partager des informations de marché, la recherche et le développement, ainsi que d'autres ressources—jusqu'à ce que l'entreprise chinoise prenne ces ressources pour elle-même et délaisse l’entreprise étrangère.

Dans d'autres industries, le gouvernement n'autorisera pas une société étrangère tant qu'il n'aura pas examiné la technologie de cette entreprise. La Chambre de commerce américaine en Chine a écrit en avril de l'année dernière, « Les autorités gouvernementales chinoises mettent en péril la valeur des secrets commerciaux en exigeant la divulgation inutile d'informations confidentielles pour l'approbation des produits. »

« La Chine ne respecte pas les règles, et elle s'en est tirée depuis trop longtemps », a écrit James Andrew Lewis, vice-président du Centre d'études stratégiques et internationales l'été dernier. « Les objectifs de la politique chinoise sont facilement résumés : ils souhaitent extraire des technologies des entreprises occidentales, utiliser des subventions et des barrières non tarifaires à la concurrence pour créer des champions nationaux, puis créer un marché domestique protégé pour ces champions afin de leur donner un avantage alors qu’ils s’aventurent dans le monde » (2 août, 2017).

L'ancien directeur général de l'Agence nationale de la sécurité, Keith Alexander, l'a qualifié du « plus grand transfert de richesse de l'histoire ».

Les entreprises savent maintenant que renoncer à certaines propriétés intellectuelles est le prix à payer pour faire des affaires en Chine. Ils le paient, ou ils renoncent à un marché de plus d'un milliard. Mais quand ils paient ce prix, la Chine utilise cette expertise pour constituer des entreprises chinoises qui, avec l'aide du gouvernement, surpassent la société américaine qui leur a donné les connaissances.

Les tricheries massives de la Chine

Ce sont des attaques économiques agressives, mais elles ne sont pas les pires de la Chine. Certains antécédents économiques sont essentiels pour comprendre toute la profondeur de la guerre subtile de la Chine. Vous serez étonné de ce que la Chine (et l'Europe) fait à l'économie mondiale. Ils savent que même si c'est quelque peu compliqué, la plupart des gens ne prendront pas la peine de le comprendre, encore moins faire quelque chose à ce sujet.

Selon une estimation, la tactique économique suivante coûte à l'économie américaine un demi-trillion de dollars par an.

Le système global actuel est conçu pour des taux de change naturels qui fluctuent selon l'offre et la demande. Si la demande pour le dollar monte, le prix du dollar augmente par rapport aux autres monnaies. Si la demande tombe, la valeur du dollar baisse. C'est ce qu'on appelle un taux de change « flottant ».

Les États-Unis importent beaucoup plus qu'ils exportent. Il doit payer pour ses importations en utilisant les monnaies des pays d'où elles proviennent. Il vend des dollars pour acheter des monnaies étrangères. Vendre beaucoup de quoi que ce soit, y compris des dollars, fait baisser son prix. Alors, le prix du dollar baisse.

Imaginez qu'un dollar vaut un euro. Une voiture qui coûte 10 000 euros en Europe coûterait naturellement 10 000 dollars aux États-Unis. Imaginez maintenant que les États-Unis ont vendu tellement de dollars que la valeur du dollar a chuté de 20 pour cent par rapport à l'euro. Cette voiture de 10 000 euros coûte maintenant 12 500 dollars.

Puisque les voitures européennes sont devenues plus chères à acheter pour les Américains, ils en achètent moins. Pendant ce temps, une voiture américaine qui coûte 10 000 dollars coûte seulement 8 000 euros en Europe, alors les Européens achètent plus de voitures américaines.

Lorsque les monnaies sont libres de s'ajuster à l'offre et à la demande, le système s'équilibre automatiquement. L'Amérique importe plus qu'elle exporte. Cela affaiblit le dollar. Les exportations américaines deviennent moins chères pour les consommateurs qui utilisent d'autres monnaies. Donc, ils achètent plus de biens américains. L'Amérique commence alors à importer moins et à exporter plus, ce qui la ramène à un équilibre.

En pratique, cependant, ce n'est pas tout à fait si facile. Le dollar est la monnaie la plus couramment utilisée au monde et est utilisé comme « monnaie de réserve ». Il est considéré comme un investissement sûr, de sorte que la demande de dollars reste plus élevée qu'elle ne le serait normalement, gardant sa valeur supérieure à ce qu'elle serait autrement.

Mais la Chine brise délibérément ce système. Pendant des années, le gouvernement chinois a manipulé la valeur du yuan pour le maintenir faible.

Un yuan faible agit comme une subvention invisible sur tout ce que la Chine exporte et un tarif invisible sur tout ce qu'elle importe. Un téléphone intelligent (smartphone) chinois qui peut normalement coûter 250 dollars, coûte maintenant seulement 200 dollars en raison de cette manipulation de la monnaie. Alors les Américains achètent plus de produits chinois. À court terme, les consommateurs américains obtiennent des téléphones moins chers, mais à long terme, les fabricants américains perdent—et beaucoup se relocalisent en Chine.

Le résultat est un déséquilibre commercial massif, la Chine exportant des quantités énormes vers les États-Unis et peu allant dans l'autre sens.

La Chine a signé pour jouer selon les règles en normes. Elle est membre du Fonds monétaire international, dont une condition d'entrée est « d'éviter de manipuler les taux de change ».

L'Amérique a échoué à affronter la Chine à ce sujet. La loi omnibus sur le commerce extérieur et la compétitivité de 1988 exige que le Trésor américain identifie tous les manipulateurs de monnaies qui « obtiennent un avantage concurrentiel injuste dans le commerce international ». Le Trésor a étiqueté la Chine de manipulateur entre 1992 et 1994, mais il ne l'a pas fait depuis, malgré que la plupart de tous les grands économistes s’accordent sur le fait que le gouvernement chinois manipule sa monnaie. C. Fred Bergsten, associé principal et directeur émérite à l'Institut Peterson pour l'économie internationale, a écrit que « la Chine était le champion manipulateur de tous les temps de 2003 à 2014 ». Même Ben Bernanke, alors président de la Réserve fédérale, a déclaré en 2010 que la Chine manipulait sa monnaie. Pourtant, le Trésor n'a rien fait.

L'Institut de politique économique (epi) estime que la manipulation de la monnaie—menée par la Chine—augmente le déficit commercial des États-Unis de 200 à 500 milliards de dollars par an. Ce sont des chiffres énormes, dépassant de loin les avantages annuels du dollar comme étant la monnaie de réserve dominante du monde. L’epi estime que si la Chine cessait cette pratique, la taille de l'économie américaine augmenterait entre 2 et 4,9 pour cent et le nombre d'emplois augmenterait de 2,3 millions à 5,8 millions. Surtout, 40 pour cent de ces emplois seraient dans l'industrie manufacturière, qui a été dévastée au cours des dernières décennies.

Il y a un débat sur le fait que la Chine est toujours un manipulateur de monnaie. Certains affirment que durant ces dernières années, la Chine a mis fin à sa manipulation dans le cadre d'une offre de remplacement du dollar comme monnaie de réserve mondiale. Ces économistes ont peut-être raison. D'autres soutiennent que la perte du secteur manufacturier vers la Chine n'a pas d'importance ; après tout, des téléphones intelligents (smartphone) moins chers signifient que le public peut dépenser plus pour d’autres choses. Mais le fait que la Chine a manipulé son économie pendant des années est incontestable.

L’Allemagne : Un ennemi encore plus subtil

La guerre commerciale de la Chine n'est pas un secret. Elle a contenu son assaut économique juste assez pour éviter d'inciter une réponse américaine forte. La guerre commerciale de l'Allemagne est encore plus subtile.

L'Europe a manipulé les marchés des monnaies en faveur de l'Allemagne. Tout comme la manipulation de la monnaie par la Chine, la nature de l'euro empêche le mécanisme normal d'autocorrection des taux de change flottants de fonctionner.

Avant que l’euro n’existe, chaque pays européen avait sa propre monnaie. L'Allemagne avait une économie exportatrice forte, alors sa monnaie se renforçait. Les pays d'Europe du Sud (y compris la France, pour des raisons économiques) ont beaucoup importé d'Allemagne, ce qui a affaibli leurs monnaies. Les produits allemands sont devenus plus chers, les exportations de l'Europe du Sud sont devenues moins chères et elles ont pu rester assez compétitives.

L'euro a mis fin à cela. Lorsque l'Allemagne, l'Europe du Sud et le reste des pays de la zone euro ont tous adopté l'euro en 1999, ils se sont enfermés dans un seul taux de change, supprimant les taux flottants de leurs anciennes monnaies obsolètes. Le résultat est que l'Allemagne exporte de plus en plus vers l'Europe du Sud, et il n'y a pas de mécanisme intégré pour arrêter le flux.

Mais l'euro a fait plus que cela. L'euro est une monnaie moins stable que l’était le Deutsche Mark et est donc beaucoup plus faible. Selon le rapport du Fonds monétaire international (fmi) de l'été dernier, l'euro est de 10 à 20 pour cent moins cher que serait une monnaie allemande. Cela signifie qu'une voiture allemande qui coûterait 10 000 dollars dans un marché équitable coûte en réalité entre 8 000 et 9 000 dollars. Pas étonnant que l'Allemagne soit une puissance exportatrice : elle a un avantage intégré.

Le fait que l'euro serait plus faible que le Deutsche Mark, donnant à l'Allemagne un énorme avantage à l'exportation, était clair dès le départ. Dans son livre, L’euro, « cœur pourri » de l’Europe (The Rotten Heart of Europe, en anglais) publié en 1995, Bernard Connolly écrit : « Une union monétaire ne peut survivre sans une union politique, comme la Bundesbank l'a dit plusieurs fois. Mais il n'y aura pas d'union politique suffisamment homogène pour que chacun puisse faire passer les intérêts de l'Union avant ses intérêts nationaux. ... Il s'ensuit que la monnaie unique européenne sera certainement plus faible que le Deutsche Mark ... ».

Les économistes continuent à débattre si cet avantage de l'euro était délibéré ou s'il avait un effet secondaire imprévu. Mais l'effet est indéniable. Depuis que l’euro a été introduit, l'excédent commercial de l'Allemagne a explosé.

Une alliance commerciale

La Bible prophétise d’une alliance commerciale qui correspond à ces deux puissances qui font déjà la guerre économique aux États-Unis. Ésaïe 23 prévoit un « marché des nations » (verset 3). Le chapitre est plein de références aux navires, aux océans et au commerce d'outre-mer. Il décrit une alliance commerciale.

L'alliance comprend Tyr, une ancienne puissance économique et un type de la puissance économique qui monte en Europe. Il comprend également la Chine, en utilisant son ancien nom, Chittim. (Demandez notre brochure gratuite Ésaïe : sa vision du temps de la fin pour une preuve biblique.)

D'autres Écritures prévoient une guerre commerciale contre les États-Unis. Dans Deutéronome 28:52, Dieu dit à Israël que ses ennemis « t’assiégeront dans toutes tes porte »—isolant son économie du monde extérieur—la forme la plus extrême d'une guerre commerciale. Ézéchiel 4-5 décrit un siège de Jérusalem ainsi que des autres tribus d'Israël. Ce siège, tel qu'il est décrit dans Ézéchiel 4, ne s'est pas produit à son époque. En fait, la majeure partie de l'ancien Israël avait déjà été conquis, déporté et réduit en esclavage au moment où Ézéchiel écrivit cela.

Pourquoi donner ces prophéties ? Parce qu'elles sont pour les descendants actuels d'Israël, y compris l'Amérique et la Grande-Bretagne. (Demandez votre exemplaire gratuit Les Anglo-Saxons selon la prophétie pour retracer cette histoire.)

Rassemblez ces Écritures, et il est clair que ce marché des nations utilise le commerce pour s'opposer à la Grande-Bretagne et à l'Amérique. Ces nations isolent complètement l'Amérique, l'assiègent et la renversent.

Le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, explique dans Ésaïe : sa vision du temps de la fin  : « Avec une Europe dirigée par les Allemands (le roi du Nord) possédant une grande puissance maritime, l'Amérique du Nord sera entourée à l'Est par l'Europe et au Sud par l'Amérique latine. La Bible contient beaucoup de prophéties au sujet de la puissance européenne attaquant l'Amérique—et beaucoup d'autres prophéties de l'Amérique étant assiégée.

« C'est ici que la Chine et les géants d'Asie entrent en scène. ... En considérant que la Chine en est venue à posséder la plupart des portes maritimes stratégiques du monde (qui, ironiquement, étaient détenues par la Grande-Bretagne et l'Amérique), nous croyons qu'il pourrait y avoir une alliance brève entre le Saint Empire romain guidée par l'Allemagne et certaines puissances asiatiques (la Russie, la Chine, le Japon—les rois de l'Orient). Si l'Europe, le Saint Empire romain ressuscité, trouve un moyen de tirer profit—même momentanément—des ressources clés et des avoirs stratégiques de la Chine, de la Russie et du Japon, elle aurait plus qu'assez de puissance pour assiéger les nations anglo-saxonnes et les asservir. »

Les puissances mentionnées dans Ésaïe 23 assiègent déjà l'Amérique—quoique de manière limitée par rapport à ce qui est à venir. Tout ce qui est requis pour que cette prophétie s'accomplisse est que l'Europe et l'Asie se regroupent et commencent une guerre économique agressive.

En isolant l'Allemagne et la Chine, Donald Trump confronte un danger majeur pour les États-Unis. Mais il y a aussi un grand danger dans son approche.

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Le président chinois Xi Jinping (à gauche) et la chancelière allemande Angela Merkel se serrent la main lors d'une réunion le premier jour du sommet du G20 à Hambourg.
(Getty Images)

Peter Zeihan, un analyste géopolitique de Stratfor, écrivait le 5 mars que « compte tenu de la nature globale de la plupart des chaînes d'approvisionnement modernes, toute guerre commerciale axée sur le thème de l'Amérique d’abord est une guerre commerciale avec le système international tout entier : rivaux, mais aussi alliés, avec chaque action se propageant dans l'ensemble de l'ordre mondial. Une récession mondiale est absolument garantie et, compte tenu de la rapidité et la lourdeur avec laquelle Trump abaisse le levier, cela pourrait bien être l'action singulière qui fait tomber le monde dans le désordre dont je parle et écris souvent. »

« Ne sous-estimez pas à quelle vitesse ce dénouement peut arriver », a-t-il averti. Dans le passé, Zeihan a dit qu’il « notait que le système mondial était si fragile et contre-intuitif et obsolète que c'était une perte de temps de deviner quelle action spécifique pourrait causer que tout cela s’écroule. Une guerre commerciale initiée par les Américains est peut-être l'un des moyens de le détruire le plus rapidement et complètement. »

Une guerre commerciale contre l'Europe et la Chine en même temps pourrait unir les deux ensembles et mener au « marché des nations »—et à son attaque sur l'Amérique.

Même une « victoire » pose de grands dangers. Comme nous l'avons expliqué dans notre numéro de février de la Trompette, le système politique allemand est fragile et son économie dépend du commerce avec l'Amérique. Une guerre commerciale pourrait conduire à une transformation politique dangereuse.

L'Amérique a beaucoup de force économique, et elle pourrait nuire à ces nations. Mais elle a aussi beaucoup de dettes. La Chine possède plus de 1 trillion de dollars de cette dette. Si elle ralentit ou arrête ses achats de dette américaine, les Américains ne pourraient pas financer leurs dépenses publiques hors de contrôles, et l'économie américaine, le gouvernement et la société seraient en péril.

Pendant des années, les dirigeants chinois ont murmuré à propos d'utiliser cette « option nucléaire » économique s'ils n'aiment pas la direction que prennent les États-Unis.

Une solution sûre

Comment exactement les représailles commerciales de M. Trump vont se jouer n'est pas claire. Nous ne savons pas encore exactement qui sera inclus dans les tarifs. Peut-être en affrontant l'Allemagne et la Chine, M. Trump va acheter un soulagement temporaire pour les États-Unis.

Mais à long terme, il ne peut pas sauver l'économie américaine.

Pour en comprendre la raison, nous devons comprendre pourquoi l'Amérique est devenue une superpuissance industrielle et de ressources en premier lieu.

En 1950, les États-Unis et la Grande-Bretagne produisaient les trois quarts de l'acier mondial. Aujourd'hui, ce chiffre est tombé à un peu plus de 5 pour cent, avec la plus grande partie provenant des États-Unis.

Une partie de cette baisse est due aux guerres commerciales. Mais il y a une cause plus fondamentale.

La richesse industrielle massive de l'Amérique était prophétisée dans la Bible. Dieu a dit que la Grande-Bretagne et l'Amérique recevraient « le meilleur don du ciel, la rosée, les meilleures eaux qui sont en bas, ... Les meilleurs produits des antiques montagnes, les meilleurs produits des collines éternelles, les meilleurs produits de la terre et de ce qu'elle renferme ... » (Deutéronome 33:13, 15-16). Dieu a également promis de « bénir tout le travail de tes mains »—les villes et les entrepôts d'Amérique—ses efforts de fabrication seraient bénis (Deutéronome 28:3, 8, 12).

Charles M. Schwab, un magnat de l'acier et l'un des meilleurs industriels américains, a déclaré en 1921 : « Nos États-Unis ont reçu de Dieu tout ce qui leur est nécessaire pour devenir et pour rester la plus grande nation industrielle et commerciale du monde. »

De telles connaissances et de telles déclarations étaient autrefois communes. Mais maintenant l'Amérique ne reconnaît plus d'où provient cette richesse.

Dieu a aussi mis en garde contre cet oubli, en disant : « Lorsque tu mangeras et te rassasieras, lorsque tu bâtiras et habiteras de belles maisons, lorsque tu verras multiplier ton gros et ton menu bétail, s'augmenter ton argent et ton or, et s'accroître tout ce qui est à toi; prends garde que ton cœur ne s'enfle, et que tu n'oublies l'Éternel ton Dieu …Garde-toi de dire en ton cœur : Ma force et la puissance de ma main m'ont acquis ces richesses » (Deutéronome 8:12-14, 17).

Dieu avertissait l'ancien Israël de ne pas oublier qui les conduisait à la Terre Promise. Et Dieu donne le même avertissement à leurs descendants actuels, bénis avec encore plus de richesse et de puissance.

Dieu dit que le travail de l'Amérique dans ses villes et dans l'agriculture sera maudit (Deutéronome 28:16). Là où autrefois leur travail était béni, maintenant il est maudit (versets 17 et 19).

L'assiégement de l'Amérique par ses ennemis est l'une de ces malédictions. Les attaques de la Chine et de l'Allemagne contre l'Amérique sont un avant-goût de cette malédiction de Dieu.

C'est pourquoi une guerre commerciale contre l'Allemagne et la Chine ne constitue pas une solution durable aux problèmes économiques américains. Les attaques commerciales de ces puissances font partie de la correction de Dieu.

Mais vous pouvez recevoir les bénédictions de Dieu dans votre vie, indépendamment de ce que fait la nation. Pour apprendre la vérité sur les raisons pour lesquelles l'Amérique est attaquée, pour prouver l'identité biblique de l'Amérique contemporaine pour vous-même, et pour apprendre ce que vous pouvez faire, demandez notre livre gratuit Les Anglo-Saxons selon la prophétie, par Herbert W. Armstrong.

 

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