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La chancelière allemande et présidente de l’Union chrétienne-démocrate, Angela Merkel, et le président de l’Union chrétienne-sociale en Bavière, Horst Seehofer

Sean Gallup/Getty Images

Le gouvernement de l’Allemagne s’effondrera-t-il cette semaine ?

06/07/2018  •  de latrompette.fr
Angela Merkel marche sur une glace très mince.
 

Le 1er juillet, le ministre de l’Intérieur de l’Allemagne, Horst Seehofer, qui est un personnage indispensable dans le gouvernement de coalition faible de la nation, a menacé de démissionner après une dispute prolongée avec la chancelière Angela Merkel au sujet de la politique sur les migrants. Le 2 juillet, la politique allemande est devenue encore beaucoup plus complexe, grâce à cette annonce bouleversante. La mainmise de Merkel sur le gouvernement s’affaiblit depuis des mois. Ce dernier développement est un autre coup à sa crédibilité et à son leadership.

La menace de Seehofer est venue après qu’il ait rencontré Merkel durant plusieurs heures le 1er juillet pour tenter de régler leurs différents. Ces deux dirigeants ont des points de vue très différents sur la manière de gérer la crise migratoire qui sévit en Europe depuis plusieurs années. Seehofer veut resserrer la sécurité frontalière et garder les migrants au dehors. Merkel veut les laisser entrer. La dispute actuelle a surgi parce que Seehofer veut renvoyer les migrants, présentement à la frontière allemande, qui se sont déjà enregistrés dans un autre pays de l’Union Européenne.

Merkel s’oppose fermement à refuser les migrants à la frontière. Elle craint que cela ne détruise l’accord de Schengen, qui a établi des frontières ouvertes entre 26 nations européennes. Si l’Allemagne ferme ses frontières aux migrants, cela pourrait inspirer d’autres pays à faire de même. L’Autriche a déjà dit qu’elle ferait de même si l’Allemagne fermait ses frontières. Cela pourrait créer une réaction en chaîne qui détruirait l’accord sur les frontières ouvertes.

Le parti de Seehofer, l’Union chrétienne-sociale (CSU) est basée en Bavière. Il a dit à Merkel que si elle ne capitule pas, la Bavière va commencer à renvoyer les migrants à ses propres frontières de toute façon. C’est un geste de mutinerie ouverte contre le dirigeant allemand.

Le 29 juin, il semblait que Merkel avait négocié avec succès un accord avec d’autres pays de l’UE qui semblait régler le problème des migrants (et satisfaire Seehofer). Mais Seehofer a critiqué l’accord comme étant « inefficace ». Le New York Times a publié un article sur le sommet intitulé « L’accord sur la migration en Europe ne prend aucun engagement. La victoire est déclarée. »

La crise des migrants a prouvé être la pire crise depuis que Merkel est en poste. Elle a aussi déclenché une crise politique en Allemagne. Les derniers mois ont été parmi les pires auxquels Merkel ait eu à faire face. Sa fragile coalition gouvernementale a été au bord de l’effondrement dès sa création. Depuis, chaque secousse politique l’a rapprochée encore plus de l’effondrement. La question est, combien de secousses le gouvernement actuel peut-il supporter avant de s’effondrer entièrement ?

Ces événements pourraient-ils provoquer la sortie de Merkel et l’émergence d’un nouveau dirigeant plus puissant en Allemagne ? Nous en n’avons pas la certitude. Mais une chose est certaine : Peu importe comment cela se passera, Merkel marche sur une glace extrêmement mince.

Le parti de Seehofer ne veut pas le voir démissionner. Merkel non plus. Si Seehofer démissionne, l’alliance de la CSU avec l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de Merkel pourrait tomber. Si la CSU abandonne son entente de coalition avec la CDU, alors Merkel n’aura plus de coalition majoritaire. Si Merkel capitule de façon à ce que Seehofer ne démissionne pas, ce sera perçu comme un sérieux signe de faiblesse. D’une façon ou d’une autre, le gouvernement allemand serait laissé en lambeaux. Néanmoins, la menace de Seehofer a détruit le peu de crédibilité restante à Merkel dans la politique allemande. Si son propre ministre de l’Intérieur peut menacer son existence politique en menaçant de démissionner, il est douloureusement évident que son contrôle sur le gouvernement est faible.

La CDU et la CSU se sont entendus pour tenir une autre ronde de discussions lundi, le 2 juillet, dans un dernier effort pour trouver un point d’entente. Seehofer a dit de ces pourparlers, « Après cela, nous verrons. »

La Trompette n’est pas la seule source qui voit cela comme une énorme crise pour Merkel. Remarquez ces déclarations dans le New York Times du 1er juillet (l’emphase a été ajoutée) :

Quelque soit le résultat, les deux dernières semaines ont laissé la chancelière gravement affectée et beaucoup d’Allemands se demandent combien de temps elle pourra durer. … Ils ont exposé l’affaiblissement spectaculaire d’une dirigeante qui, il n’y a pas si longtemps, était considérée comme un défenseur clé des valeurs libérales. … Les observateurs disent que Mme Merkel est sur sa dernière marche politique.

Le New York Times a cité le Prof. Andrea Römmele, qui enseigne à l’École de gouvernance Hertie à Berlin : « Si Merkel ne plonge pas maintenant, elle tombera dans la prochaine crise. » L’article continuait : « Ce qui est en jeu ici n’est pas seulement l’influence de la chancelière et la coalition, mais sa propre survie politique. »

CNBC était d’accord : La crise « place Merkel dans une position vulnérable et augmente les chances d’une nouvelle élection en Allemagne. » Si une autre élection n’est pas dans les cartes, alors Merkel « pourrait demeurer comme chancelière jusqu’à ce que le parlement élise un successeur qui soit supporté par une majorité au parlement », selon une source cité dans l’article.

Dans une entrevue le 1er juillet, Merkel a montré qu’elle est consciente du danger. Elle a dit : « Nous vivons dans des temps où beaucoup de choses sont en jeu. » Elle a dit que l’Europe « est peut-être plus en danger que nous le pensons », et que « la question des migrants peut déchirer l’Europe ». Elle pourrait aussi déchirer sa coalition—et de plus, faire écrouler sa position de chef du gouvernement.

Le chroniqueur de la Trompette Richard Palmer a écrit le 19 juin :

La première tentative de coalition entre l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de Mme Merkel, la CSU, les Démocrates Libres et les Verts est tombée en novembre dernier. « Presque personne n’aurait pu imaginer que les pourparlers pour former un nouveau gouvernement allemand s’effondreraient », a écrit Deutsche Welle. Nous n’avons pas été surpris. Moins d’une semaine après les élections, le directeur de la rédaction de laTrumpet.fr Brad Macdonald a écrit que ces négociations « ne seront pas faciles. Personnellement, je ne serais pas surpris si cela s’avérait impossible ».

Il avait raison. Mais pourquoi ?

Ici, à laTrompette.fr, la Bible nous donne un aperçu dans la politique allemande que même Deutsche Welle, la société de diffusion internationale public de la nation, ne peut égaler.

La Bible nous dit de nous attendre à voir un dirigeant fort en Allemagne. La Trompette surveille depuis longtemps la venue de ce dirigeant fort en Allemagne. Dans un de nos premiers numéros, en 1991, le rédacteur en chef de la Trompette Gerald Flurry a écrit : « Si une crise réelle se développe, les Allemands demanderont-ils un nouveau Führer ? Votre Bible dit que cela arrivera ! Cette crise sera probablement déclenchée par un effondrement économique aux États-Unis. » …

« Cet homme ne prend pas le pouvoir d’une façon honorable—en étant élu à ce poste », a écrit M. Flurry en novembre 2002. « Il le prend de façon déshonorante ! Il travaillera en arrière-scène et arrivera au pouvoir par des flatteries—non pas par des votes ! » Dans une émission de La Clef de David en 2009, M. Flurry a dit que ce dirigeant pourrait « peut-être prendre avantage d’une coalition faible ». …

L’Allemagne a maintenant la « coalition faible » dont M. Flurry nous avait avertis de surveiller depuis presque 10 ans.

La coalition faible de l’Allemagne est maintenant sur le point de s’effondrer. Du moins, cela se présente comme étant un moment important pour Merkel—celui qui pourrait bien mettre fin à sa carrière politique.

Nous le disons souvent, et surtout maintenant : Surveillez l’Allemagne. Nous vous encourageons à visiter laTrompette.fr souvent. Nous vous tiendrons au courant de ce qui se passe et de ce que dit la Bible à ce sujet.

Pour plus d’information sur ce que la Bible prophétise au sujet de l’avenir politique de l’Allemagne, lisez notre brochure gratuite Un dirigeant allemand fort est imminent

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