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Le pape François

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Le mémo ‘nucléaire’ qui pourrait faire tomber le pape François

10/09/2018  •  de latrompette.fr
Le Vatican est encore submergé par la crise. Verrons-nous bientôt un nouveau pape?
 

L'église catholique fait face à sa plus grande crise depuis des siècles. Le scandale a pris un tournant dramatique ce week-end et engloutit maintenant le pape lui-même.

Le scandale actuel a commencé avec la publication d'un procès-verbal de 1400 pages accusant 300 prêtres catholiques de la Pennsylvanie d'avoir abusé des enfants sur une période de 70 ans. Le rapport est le résultat d'une enquête approfondie et il divulgue des mauvais traitements infligés à 1000 enfants. Le « nombre réel » d'abus, selon le rapport, était « de plusieurs milliers ».

Le rapport est douloureux à lire. Il documente l'abus d'enfants innocents, certains dès l'âge de 18 mois, ainsi que les effets à long terme des abus sur les victimes. Traumatisés par leur interaction avec un prêtre ou une sœur catholique, plusieurs se sont tournés vers la drogue, même le suicide, pour échapper au traumatisme.

Mais il y a une autre dimension alarmante dans le rapport de la Pennsylvanie. L'enquête a révélé que plusieurs prêtres catholiques et responsables de l'Église étaient au courant de ces abus et ont dissimulé le crime. « La tendance était l'abus, la négation, et la dissimulation », a déclaré le procureur général de la Pennsylvanie Josh Shapiro. Cela faisait partie d'une « dissimulation systématique par les hauts responsables de l'église » (c'est nous qui soulignons). Le rapport du grand jury montre que certaines des plus hautes personnalités de l'église catholique de la Pennsylvanie connaissaient ces abus et n'ont rien fait. Certains protégeaient effectivement les agresseurs.

Le 26 août, nous avons appris à quel point la dissimulation était importante.

Dans un témoignage de 11 pages, l'archevêque Carlo Maria Viganò, ancien ambassadeur du Vatican aux États-Unis, a révélé qu'il avait informé le pape François au sujet d'un prêtre éminent accusé d'agressions sexuelles. Lorsque le pape François a appris la nouvelle, explique Viganò, il n'a rien fait.

Viganò révéla qu'il avait parlé avec le pape François en 2013 au sujet du cardinal Theodore McCarrick, un ancien archevêque de Washington. Dans sa lettre, Viganò déclarait avoir averti le pape du comportement de McCarrick et l'avoir également informé que le pape Benoît XVI avait donné de l'ordre à McCarrick de se retirer dans une vie de prière et de pénitence. « Il savait, au moins depuis le 23 juin 2013, que McCarrick était un prédateur en série », écrit l’Archevêque Viganò. « Il savait qu'il était un homme corrompu, [mais] il l'a couvert jusqu'au bout. »

Viganò a également rappelé comment il a dit au pape François que McCarrick « avait corrompu des générations de séminaristes et de prêtres ». Le pape écoutait, écrit Viganò, mais « n'a pas fait le moindre commentaire au sujet de ces paroles très graves et son visage n'a pas montré de surprise, comme s'il avait déjà connu l'affaire depuis un certain temps, et il changea immédiatement de sujet ».

L'archevêque Viganò a demandé au pape de démissionner. « En ce moment extrêmement dramatique pour l'église universelle, il doit reconnaître ses erreurs et, conformément au principe proclamé de tolérance zéro, le pape François doit être le premier à donner le bon exemple aux cardinaux et aux évêques qui ont dissimulé les abus de McCarrick et démissionner avec eux tous », a-t-il écrit.

Cette annonce marque un développement stupéfiant dans le scandale des abus sexuels enveloppant l'église catholique. L'ancien journaliste du Vatican, Rocco Palmo, a écrit que le mémo de Viganò « ne peut qu'être qualifié de ‘nucléaire’ sans ne rien dire de la nouvelle source d'énergie pour la crise naissante ».

Palmo a dit qu'avant même cette note, « plusieurs prélats importants des États-Unis » lui avaient dit en privé que « la tempête à venir serait ‘pire que celle de 2002—parce que cette fois, elle concerne des évêques’».

Le journaliste Damian Thompson a couvert l'église catholique pendant des années et reconnaît une véritable crise. Thompson a écrit dans le Spectator du 27 août :

Il est très difficile d'exagérer la gravité de la crise qui se pose au pape et aux membres de la haute hiérarchie des États-Unis aujourd'hui. Ils ont été impliqués dans une conspiration présumée pour protéger un délinquant sexuel.

Les accusations portées par Viganò sont si importantes et si graves que les poursuites judiciaires qui en découleront sont susceptibles d'être à une échelle gigantesque—et qu'il faudra des années plutôt que des mois pour y remédier.

Bien avant leur conclusion, il est fort possible que le pontificat de l'argentin Jorge Mario Bergoglio, qui prit le nom du pape François, soit arrivé à une fin spectaculaire et désastreuse.

Aussi choquant que soit cette révélation sur le pape François, ce n'est pas surprenant.

En Australie, le Cardinal George Pell, le chef des Finances du Vatican et conseiller du pape, choisi par le pape lui-même, est actuellement en procès pour « plusieurs délits sexuels historiques ». Pell a déjà été reconnu complice dans une dissimulation d'abus sexuels par la Commission royale australienne dans des réponses institutionnelles aux abus sexuels des enfants.

Par une étrange ironie du sort, cette nouvelle a éclaté le 26 août, alors que le pape se rendait en Irlande, une nation encore sous le choc de ses propres révélations sur les abus. En 2009, après une enquête de neuf ans, un rapport publié par la Commission irlandaise sur la maltraitance des enfants révélait que « les abus sexuels étaient endémiques dans les établissements de garçons » gérés par l'église catholique. Le rapport 2009 provoqua un changement majeur dans les relations de l'Irlande avec l'église catholique. (C'était évident hier ; le taux de participation à la messe à Phoenix Park était de 50% de moins que prévu.)

Que se passe-t-il maintenant ? Le pape François démissionnera-t-il ? Un nouveau pape sera-t-il élu ? Sera-t-il remplacé par son prédécesseur, le pape Benoît XVI ? Ce sont maintenant des questions pertinentes. Peut-être plus significative, où vont le Vatican et l'église catholique à partir d'ici ? Ces crimes, le comportement du pape, et le scandale qui s'ensuivra, vont sans doute encore nuire à la réputation des dirigeants catholiques et peut-être même à la religion elle-même.

Nous devons prêter attention à cette histoire. L'histoire et la prophétie biblique montrent que des changements de cette ampleur à l'intérieur du Vatican et de l'église catholique sont extrêmement significatifs. Historiquement, le Vatican a été une force puissante dans les relations internationales et la politique mondiale. Les papes ont souvent le pouvoir de faire et de briser les rois et les gouvernements. Quand le pape parle, des centaines de millions écoutent et répondent. Cela signifie que le caractère, la personnalité et les ambitions du pape et de son cercle intérieur comptent—non seulement pour les catholiques, mais pour toutes les nations, les peuples et les cultures.

La prophétie biblique ne nous dit pas qui sera le prochain pape. Elle fournit cependant beaucoup de perspicacité sur l'avenir de l'église catholique et du Vatican. Les prophéties dans Ésaïe 47 et Apocalypse 17 révèlent que le Vatican à la fin des temps sera une force puissante et influente dans les événements mondiaux, en particulier dans l'unification de l'Europe. Le catholicisme sera la principale influence spirituelle derrière le Saint Empire romain en formation.

En avril 2005, le rédacteur en chef de la Trompette expliqua comment la Bible décrit le pape qui sera sur la scène juste avant le retour du Christ. Il va « renforcer ce lien, Église-État [catholique-Europe] », a écrit M. Flurry.

En fait, il viendra pour réellement guider les affaires européennes d'une manière puissante ! Les dirigeants européens vont bientôt se rendre compte que s'ils veulent être au pouvoir, ils devront gagner le soutien du pape. Ils devront lui être effectivement soumis. C'est ce que la Bible prophétise.

Cette infusion de la religion dans les affaires européennes est l'ingrédient manquant qui va propulser le continent en tant que superpuissance de premier plan.

Aussi significatif qu'a pu être son pontificat, le pape François n'a pas rempli ce rôle. La prophétie biblique indique que le dernier pape est susceptible d'être conservateur et traditionnel. Il sera autoritaire et agressif, même impérialiste. Il n'aura pas peur de s'attaquer à des questions sensibles ou de s'impliquer dans la géopolitique, en particulier la politique en Europe. Il fera peur à ses ennemis.

Tandis que le pape François est en difficulté, vous devez vous demander : le dernier pape est-t-il sur le point d’apparaître ? 

Tb Ad Fr