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Décès de Shemseddine : la France impuissante face à l’impunité des mineurs

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« Il faut réapprendre à punir. Il faut enfin que dans ce pays, on en finisse avec l’excuse de minorité. » Quelques heures après l’annonce du décès de Shemseddine, 15 ans, battu à mort à Viry-Châtillon, le 4 avril, par plusieurs jeunes dont certains seraient mineurs, François-Xavier Bellamy (Les Républicains) appelle, sur le plateau de CNews, à réformer la justice des mineurs. À l’instar du chef de file LR pour les élections européennes, plusieurs voix s’élèvent pour demander la fin de l’impunité dont jouissent certains délinquants âgés de moins de 18 ans.

En l’espace de quelques jours seulement, de violentes agressions ont été commises à l’encontre d’adolescents aux abords d’établissements scolaires. À Montpellier, trois adolescents, âgés entre 14 et 15 ans, mis en examen pour tentative d’homicide volontaire, ont reconnu avoir porté des coups contre Samara, collégienne de 13 ans, à la sortie de l’école, le 2 avril dernier. Lynchée, la jeune fille avait dû être plongée dans le coma. À Tours, quatre jeunes filles de 11 à 15 ans seront jugées prochainement pour l’agression violente de l’une de leurs camarades de classe, âgée de 14 ans, perpétrée le 3 avril. Pour une « vague histoire de garçon », la victime avait reçu de violents coups sur le corps et le visage. Souffrant d’un traumatisme cranofacial avec fracture du nez, elle s’était vu prescrire sept jours d'ITT [incapacité temporaire de travail, NDLR].

À Viry-Châtillon, l’agression de Shemseddine a viré au drame. Pour une affaire de « réputation », plusieurs jeunes, dont certains mineurs, auraient porté des coups d’une extrême violence contre le collégien. Malgré une prise en charge médicale, l’adolescent de 15 ans a succombé à ses blessures. Quatre mineurs, de 15 et 17 ans, et un majeur de 20 ans ont été interpellés et placés en garde à vue. Quatre d’entre eux ont été mis en examen pour assassinat, deux écroués.

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la Trompette dit...

Une majorité écrasante des Français, soit 92%, estiment que l’insécurité se répand, et que le gouvernement ne fait pas assez pour l’endiguer. C’est un autre signe que le système politique est brisé ; beaucoup en sont conscients, et certains réclament une toute nouvelle forme de leadership. Alors que ce groupe reste actuellement minoritaire, la Trompette s’attend à ce que cet avis se généralise.

À mesure que ces violences effroyables se poursuivent, les partis dits « marginaux » gagneront en popularité. Notre article « La personnalité altérée de l’Europe » explique pourquoi.