«Il y a parfois un lien entre insécurité et immigration» : la députée Renaissance Maud Bregeon contredit Valérie Hayer sur l’immigration
La majorité présidentielle n’est pas exempte de revirements de position sur l’immigration. Après la séquence chaotique du projet de loi immigration l’hiver dernier, la dernière doctrine en vigueur chez les macronistes est désormais brandie par la tête de liste aux européennes, Valérie Hayer. «Je n’essentialise pas les gens. Je ne fais pas de lien, comme le fait le Rassemblement national, entre l’immigration et la délinquance», a acté la candidate du camp présidentiel le 12 mai dernier dans le «Grand Rendez-vous» Europe 1/CNews/Les Échos.
Une prise de position contestée ce lundi matin par la députée Renaissance Maud Bregeon. Invitée d’Europe 1 et CNews, l’élue des Hauts-de Seine a estimé qu’«il y a aujourd’hui en France, pas tout le temps mais parfois, un lien entre insécurité et immigration». «Il faut être aveugle pour affirmer le contraire», a-t-elle lancé tout en précisant que «ça ne signifie pas qu’on essentialise les gens». Et d’appeler à «regarder les choses en face» après l’attaque au couteau survenue ce dimanche à Lyon par un Marocain sous obligation de quitter le territoire français (OQTF). Si elle vient contredire sa propre candidate aux européennes, Maud Bregeon assure qu’elle se fait le simple relais d’Emmanuel Macron et de Gérald Darmanin. «Le président de la République l’a dit. Le ministre de l’Intérieur l’a dit», a argué l’élue macroniste.
Face à la délinquance qui monte en flèche, la patience des Français commence à s’user. La Trompette s’attend à un rejet généralisé de l’immigration incontrôlée, au point où un homme fort sera invité à prendre le pouvoir afin d’y mettre un terme.
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