L’Autriche bat son record de dépendance au gaz russe
Lorsque la Russie a attaqué l’Ukraine le 24 février 2022, l’Autriche importait 80 % de son gaz naturel de la compagnie nationale Gazprom, un chiffre qui est maintenant passé à 98 %.
La ministre autrichienne de l’Énergie, Leonore Gewessler, appelle à une action rapide pour inverser cette tendance.
« La diversification de nos importations de gaz progresse beaucoup trop lentement. Cela se traduit par un nouveau record de 98 % de gaz naturel russe importé en décembre », a expliqué la ministre écologiste à la presse, lundi 12 février, à Vienne.
Ce chiffre de 98 % représente une augmentation considérable par rapport aux 17 % atteints en octobre 2022, lorsque la Russie elle-même a restreint les flux de gaz vers l’Europe. Mais la tendance s’est rapidement inversée et la part du gaz russe était déjà revenue à 43 % en août de l’année dernière.
La rupture avec la Russie sera-t-elle bien plus temporaire que prévu ? C’est ce que semblent indiquer les actualités.
L’Autriche n’est pas le seul pays qui veut conserver ses liens avec la Russie : un autre pays à observer est l’Allemagne. À mesure que les États-Unis s’éloignent des intérêts européens, l’Europe tournera les regards vers Berlin. À un moment convenable, dans le but de s’approvisionner en gaz bon marché, l’Allemagne amènera l’Europe à renouer avec la Russie, du moins pendant un certain temps.
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