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Kien Nguyen/Unsplash

L’identité et la nature de Dieu (première partie)

Le mystère des siècles (chapitre un)

La suite provenant de  Comment les sept mystères furent révélés (quatrième partie)

C’

était à New Delhi, il y a plusieurs années. Je revenais à mon hôtel après m’être entretenu avec Mme Indira Gandhi, alors Premier ministre de l’Inde.

Depuis mon arrivée en Inde, j’avais remarqué de nombreuses têtes de bétail, déambulant çà et là dans les rues. Je n’avais jamais rien vu de pareil ailleurs dans le monde.

« Ces vaches ne s’égarent-elles pas trop loin de leurs étables ? » demandai-je au chauffeur.

« Certes ! » me répondit-il.

« Mais alors, poursuivis-je, si elles errent dans les rues et s’éloignent à une aussi grande distance, comment leurs maîtres s’y prennent-ils pour les retrouver la nuit venue, et les ramener au bercail ? »

Le chauffeur sourit : « Leurs maîtres ne se soucient pas d’elles. Elles connaissent leurs maîtres et retrouvent leur chemin ! »

Immédiatement, je pensai au passage d’Ésaïe 1 que je n’avais jamais parfaitement compris avant cette explication imagée.

« Cieux, écoutez ! terre, prête l’oreille ! Car l’Éternel parle. J’ai nourri et élevé des enfants, mais ils se sont révoltés contre moi. Le bœuf connaît son possesseur, et l’âne la crèche de son maître : Israël ne connaît rien, mon peuple n’a point d’intelligence. Malheur à la nation pécheresse, au peuple chargé d’iniquités, à la race des méchants, aux enfants corrompus ! Ils ont abandonné l’Éternel … Ils se sont retirés en arrière … » (Ésaïe 1 : 2-4).

Cet avertissement s’adressait à l’ancien Israël, nation à qui Dieu S’était fait connaître à grand renfort de preuves et maints miracles. Or, les autres nations connaissaient-elles Dieu — Son identité et Sa nature — mieux que l’ancien Israël ?

Tous les pays sont peuplés d’êtres humains qui ressemblent à Israël. Au début du chapitre que nous venons de citer, Dieu S’adresse à tout le monde, et Il parle de tous les hommes comme de Ses enfants. Or, pour bien des gens, Dieu est irréel. Il demeure à leurs yeux un mystère impénétrable. Pourtant, leurs pères physiques, eux, n’ont rien d’un mystère ; ils sont réels.

Pourquoi Dieu semble irréel ?

J’espère, dans ce chapitre, faire en sorte que Dieu devienne, pour vous, aussi réel que votre père physique. Dieu se révèle à nous dans la Bible, au point d’en devenir réel, pour peu que nous voulions la comprendre.

De tous ceux qui étaient dans l’Empire romain, Dieu inspira l’apôtre Paul afin qu’il écrive : 

« La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité [spirituelle], se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages [physiques]. Ils sont donc inexcusables, puisque, ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous » (Romains 1 : 18-22).

Les milliards d’individus qui peuplent notre planète ignorent non seulement la connaissance la plus essentielle, l’identité et la nature de Dieu, mais en plus, ils ne semblent pas vouloir l’acquérir ! Ils ont choisi d’ignorer cette connaissance essentielle, et cette relation possible chez un être humain !

Étonnant ? Certes ! Mais non moins vrai !

Pourquoi l’humanité a-t-elle choisi d’ignorer la relation la plus importante avec son Créateur ? Il n’y a qu’une seule explication : toutes les nations ont été séduites (Apocalypse 12 : 9). Le fait même que toute la terre ait été séduite prouve l’existence d’un imposteur très puissant (dont nous reparlerons plus loin).

Dieu était irréel pour nos ancêtres

Le premier homme créé, Adam, en prenant de l’arbre défendu de la connaissance du bien et du mal, rejetait, dans le même temps, Dieu en tant que son Créateur. Il est certain que Dieu S’était révélé à Adam, et lui avait apporté certaines connaissances.

Néanmoins, Adam s’était de lui-même coupé de son Créateur. Quelques-unes des connaissances qu’il avait reçues de Dieu furent transmises sur plusieurs générations. Jésus appela le deuxième fils d’Adam, « Abel le juste ». Ce dernier fit ce qu’il fallait en offrant un agneau en sacrifice. Plus tard, Énoch « marcha avec Dieu ». Dieu parla à Noé, et lui donna des instructions pour la construction de l’arche.

Certains récits historiques disent qu’après le déluge, Sem, un des trois fils de Noé, connaissait le vrai Dieu. Mais au cours des générations successives, la connaissance que l’on avait de Dieu se déforma grandement.

Nimrod (voir chapitre 4), se prit même pour un dieu. Ainsi, à travers les générations et les siècles, la connaissance du vrai Dieu disparut presque complètement. Les anciennes nations païennes se firent des idoles d’argile, de bois, de pierre, et d’autres matériaux. Maintes idoles ont été déterrées par les archéologues, et peuvent être vues dans les musées. Comme le dit l’apôtre Paul, ces nations adoraient la créature plutôt que le Créateur (Romains 1 : 25).

La conception du premier siècle

Dans le Nouveau Testament, nous retrouvons l’ignorance de toute connaissance de Dieu. Les intellectuels athéniens étaient les « érudits » du premier siècle. L’apôtre Paul en rencontra plusieurs à Athènes.

« Quelques philosophes épicuriens et stoïciens se mirent à parler avec lui. Et les uns disaient : Que veut dire ce discoureur ? D’autres, l’entendant annoncer Jésus et la résurrection, disaient : Il semble qu’il annonce des divinités étrangères. Alors ils le prirent, et le menèrent à l’Aréopage [sur la colline consacrée au dieu Mars], en disant : Pourrions-nous savoir quelle est cette doctrine que tu enseignes ?

« Paul, debout au milieu de l’Aréopage, dit : Hommes Athéniens, je vous trouve à tous égards extrêmement religieux. Car, en parcourant votre ville et en considérant les objets de votre dévotion, j’ai même découvert un autel avec cette inscription : À un dieu inconnu ! Ce que vous révérez sans le connaître, c’est ce que je vous annonce. Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre … donne à tous la vie, la respiration, et toutes choses. Il a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitent sur toute la surface de la terre … car en lui nous avons la vie, le mouvement, et l’être … » (Actes 17 : 18-19, 22-26, 28).

Qu’en est-il des « érudits » de notre monde occidental, aujourd’hui ? On pourrait penser qu’eux, étant plus éduqués, connaissent l’identité et la nature divines. Or, si l’on demandait à cent recteurs d’université s’ils croient en Dieu, peut-être s’en trouverait-il trois ou quatre pour répondre, à peu de choses près : « Oh, je crois en Dieu — comme ‘cause première’ ». Mais ils ne peuvent vous dire qui est Dieu ni ce qu’il est. Ils ignorent totalement à quoi Dieu ressemble. Pour eux, Dieu est irréel, c’est un grand mystère. Six à huit de ces recteurs se diront agnostiques — n’étant pas « très sûrs » de l’existence de Dieu.

Comme je l’ai dit plus haut, l’enseignement est devenu une affaire de mémorisation. Des classes élémentaires jusqu’à l’agrégation, nos établissements scolaires injectent des idéologies et des concepts établis, ainsi qu’une mixture de faits et de fables, dans l’esprit réceptif des jeunes. Dans notre système éducatif, les étudiants sont diplômés en fonction de leur capacité à assimiler, à se souvenir, à réciter ou à écrire ce qu’on leur a enseigné — que ce soit vrai ou faux.

L’enseignement moderne a adopté la fable de l’évolution. Cette dernière est la tentative agnostique ou athée pour expliquer la présence d’une création sans la préexistence d’un Créateur. L’évolution ôte Dieu du panorama. Elle se rend aveugle au mystère en tentant de se débarrasser complètement de Dieu. 

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Fr Moa