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Le fascisme anti-famille

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Il s’appelle Geoffroy de Lagasnerie. On le dit philosophe. Chez les philosophes, nous distinguerons au moins deux catégories. Il y a les philosophes pour le penser juste et ceux pour les dîners en ville. Ce sont rarement les mêmes. Dans le registre dîners en ville, on peut s’aventurer à inclure le petit déjeuner à la table d’une certaine radio dite de service public. Le susnommé était l’invité d’un de ces petits déjeuners l’autre matin. Très en appétit, il s’est attaché à dévorer à belles dents le concept de famille. Elle constituerait, la famille, la structure fasciste par excellence. Le lieu où l’individu, sans aucun doute naturellement bon – ce brave vieux Jean-Jacques Rousseau n’est jamais bien loin – se verrait irrémédiablement perverti, spolié de ses aspirations profondes et castré de ses moindres talents personnels.

La famille serait donc une pure abjection. Il conviendrait de rechercher le plein épanouissement ailleurs, dans l’amitié, la connivence allégée de tout engagement formel, donc. Faire l’économie de l’engagement durable est en effet une préoccupation forte des générations nouvelles par ces temps de zapping généralisé. En réalité, rien de bien neuf. Nous avons affaire là au ressentiment terriblement conventionnel de tout adolescent plus ou moins attardé qui se rêve en poète maudit. Le « famille je vous hais » a eu ses hérauts fameux. Baudelaire, Gide, voire Hugo… Ceux-là ont l’excuse du génie. Leur œuvre plaide pour eux. Concernant le susnommé, nous ne nous avancerons pas. Il semble ignorer que le modèle même sur lequel l’État s’est constitué est la structure familiale, en raison, précisément, de sa stabilité et de sa permanence. C’est du moins ce que nous indique Hegel, philosophe, lui, d’une autre hauteur de vue que celle requise pour briller dans les dîners en ville où le ravissement est acquis d’avance à qui pense à la pioche.

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la Trompette dit...

Nous à la Trompette sont d’accord pour dire que la famille constitue le fondement de toute civilisation. Dans notre récente série sur les Romains modernes, nous avons surligné quelques leçons à tirer de la décadence et du déclin de la famille au sein de l’empire le plus puissant jamais vu sur terre. L’effondrement de l’unité familiale a entrainé la chute de l’empire, et il en sera de même pour nous. Pour comprendre pourquoi nos civilisations modernes n’échapperont pas au même sort que celle des Romains, lisez « Quand la famille tombe, la société tombe », par le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry.