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Aaron Burden/Unsplash

Le mystère d’Israël (deuxième partie)

Le Mystère Des Siècles – Chapitre 5

La suite provenant de Le mystère d’Israël (première partie)

La double promesse à Abraham

Peu de gens s’en rendent compte, mais il existe une dualité tout au long du plan de Dieu, aboutissant à Son dessein ici-bas.

Il y eut le premier Adam, être charnel, fait de matière ; il y a le Christ, le second Adam, être spirituel et divin. Il y eut l’Ancienne Alliance, purement physique et temporaire ; et il y a la Nouvelle Alliance, spirituelle et éternelle. Dieu fit l’homme mortel, physique, à partir de la poussière de la terre, et appartenant au règne humain ; mais grâce au Christ, il peut être engendré par Dieu et devenir immortel, spirituel, et appartenir au Royaume de Dieu.

De la même façon, il y avait deux phases dans les promesses que Dieu fit à Abraham — l’une, purement physique et nationale ; l’autre, spirituelle et individuelle. La promesse spirituelle, au sujet du Messie et du salut rendu accessible grâce à Lui, est bien connue, même par ceux qui n’étudient que très peu la Bible. Ils savent que Dieu fit à Abraham la promesse spirituelle que le Christ naîtrait comme l’un de ses descendants — et que le salut nous viendrait par Lui. Néanmoins, bien que cela puisse paraître incroyable, personne, ou presque, ne sait ce qu’est le salut ; quelles sont les promesses relatives au salut que nous pouvons hériter par le Christ ; comment nous pouvons en être les bénéficiaires — et quand. Nous verrons cette vérité dans un autre chapitre.

Ce qui compte, dans le présent chapitre, c’est que Dieu fit une autre promesse physique à Abraham, entièrement différente, époustouflante, à un niveau national, et qui a été presque complètement négligée.

Notez, à nouveau, comment Dieu appela Abram, et le double aspect de Ses promesses : « L’Éternel dit à Abram : Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation … et toutes les familles de la terre seront bénies en toi » (Genèse 12 : 1-3).

Veuillez noter la double promesse : 1) « Je ferai de toi une grande nation » — la promesse nationale et physique que Ses enfants nés de la chair deviendraient une grande nation — une promesse concernant la race ; 2) « … et toutes les familles de la terre seront bénies en toi » — la promesse spirituelle de la grâce. Cette même promesse est renouvelée dans Genèse 22 : 18 : « Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité ». Cette « postérité » particulière fait référence au Christ, comme cela est pleinement affirmé dans Galates 3 : 8, 16.

C’est ici que ceux qui professent être « chrétiens » — y compris leurs enseignants — sont tombés dans l’erreur et la cécité quant aux Écritures. Ils ont été incapables de remarquer la double promesse faite par Dieu à Abraham. Ils reconnaissent la promesse messianique d’un salut spirituel par la « postérité » — le Christ. Ils chantent l’hymne En attendant les promesses — supposant, à tort, qu’il s’agit d’aller au ciel après la mort.

C’est ici le point central. C’est ici que ceux qui se proclament « chrétiens », et leurs enseignants avec eux, sortent du sentier de la vérité. C’est à ce niveau qu’ils s’écartent du sentier qui les conduirait à la clef maîtresse en matière de prophétie. Ils ne comprennent pas que Dieu fit à Abraham des promesses à la fois physiques relatives à la race, et spirituelles relatives à la grâce.

Le fait que la promesse de la « grande nation » se réfère seulement à la race — pas à « la postérité » de Galates 3 : 16, qui était Jésus-Christ le fils d’Abraham et le Fils de Dieu, mais aux multiples descendants nés de la chair — est rendu certain par la répétition que Dieu fait de Sa promesse, en de plus amples détails un peu plus loin.

Israël devient une multitude de nations

Notez-le bien ! Il faut bien comprendre ces promesses.

« Lorsqu’Abram fut âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans, l’Éternel apparut à Abram, et lui dit : Je suis le Dieu Tout-Puissant. Marche devant ma face, et sois intègre. J’établirai mon alliance entre moi et toi, et je te multiplierai à l’extrême  … Tu deviendras père d’une multitude de nations. On ne t’appellera plus Abram ; mais ton nom sera Abraham, car je te rends père d’une multitude de nations » (Genèse 17 : 1-5).

La promesse est désormais conditionnelle, basée sur l’obéissance d’Abraham et sur sa vie exemplaire. La « grande nation » est maintenant devenue une multitude de nations — plus d’une nation. Cela ne se réfère pas à « la postérité », le Christ. Les versets suivants le prouvent.

« Je te rendrai fécond à l’extrême, je ferai de toi des nations ; et des rois [plus d’un] sortiront de toi » (verset 6). Ces nations et ces rois seront issus d’Abraham — c’est la génération physique, la postérité multiple — outre l’unique descendant, le Christ, par lequel des individus dispersés pourront devenir des fils d’Abraham à travers un engendrement spirituel (Galates 3 : 29). Les chrétiens dispersés ne forment pas des nations. Il est vrai que l’Église est comparée à un « sacerdoce royal, une nation sainte » (1 Pierre 2 : 9), mais l’Église du Christ n’est pas divisée en une « multitude de nations ». Il est question de race, et non de grâce.

« J’établirai mon alliance entre moi et toi, et tes descendants après toi, selon leurs générations … » (Genèse 17 : 7). Il est question de « tes descendants » [au pluriel] —  « selon leurs générations. » « Je te donnerai, et à tes descendants après toi, le pays que tu habites comme étranger, tout le pays de Canaan [la Palestine], en possession perpétuelle, et je serai leur Dieu » (verset 8).

Le pays — une possession physique — est promis aux descendants dont Il est « leur » Dieu, et non pas « son » Dieu. Le pronom pluriel « leur » est à nouveau utilisé au verset 9 : « … tes descendants après toi, selon leurs générations. »

Penchons-nous sérieusement sur cette promesse !

L’avenir des grandes nations s’appuie sur les promesses que le Créateur fit à Abraham. Le seul espoir que l’on puisse avoir de vivre après la mort — sans distinction de race, de couleur ou de dénomination — dépend de la phase spirituelle des promesses faites à Abraham c’est-à-dire la promesse de la grâce à travers la « postérité », le Christ, le Messie !

Combien de terre — des nations de quelle taille ?

Ces promesses ne sont pas fortuites, accessoires ou insignifiantes. Elles sont essentielles — c’est le fondement pour l’établissement des plus grandes puissances mondiales ; la base du salut individuel, sur le plan spirituel ; la base de l’espoir de la vie éternelle pour les humains. Ce sont des promesses prodigieuses. L’avenir de l’humanité s’appuie, selon le Créateur Dieu, sur ces promesses.

Jésus-Christ vint, « confirmant les promesses faites aux pères » (Romains 15 : 8) — Abraham, Isaac et Jacob. Ces mêmes promesses furent renouvelées à Isaac, le fils d’Abraham, et à Jacob, le fils d’Isaac.

Quatre cent trente ans plus tard, Dieu fonda Sa nation, Israël — formé des descendants d’Abraham, d’Isaac, et de Jacob dont le nom fut changé en Israël.

Afin de sortir ces gens de l’esclavage égyptien, et les conduire dans la terre promise, Dieu appela Moïse. Ce dernier ne cherchait pas Dieu. Néanmoins, Dieu fit en sorte que Moïse reçoive une certaine formation avant de l’appeler pour remplir cette mission, en veillant à ce qu’il ait une éducation de prince, à la cour du pharaon égyptien. Ainsi donc, après que Moïse fût spécialement formé pour le leadership, Dieu l’appela hors du monde pour délivrer les descendants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob de l’esclavage égyptien.

La suite sur Le mystère d’Israël (troisième partie)

Fr Moa