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Cole Keister/Unsplash

Le mystère d’Israël (première partie)

Le Mystère Des Siècles – Chapitre 5

La suite provenant de Le mystère de la civilisation (sixième partie)

Ce la ne vous a-t-il jamais choqué, comme étant inhabituel, que le Grand Dieu ait suscité l’ancienne nation d’Israël, pour en faire Son peuple élu ?

Considérez ces faits apparemment paradoxaux : 

Dieu déclare qu’Il ne fait pas acception de personnes. En revanche, ferait-Il acception de nations ? A-t-Il une nation favorite ?

Avez-vous jamais remarqué que Dieu avait refusé le salut à Son peuple élu — à la seule exception des prophètes ? Que le peuple élu n’a reçu que des promesses matérielles et nationales — le Saint-Esprit de Dieu leur étant inaccessible ?

Vous êtes-vous jamais rendu compte que la Sainte Bible est le livre de ce seul peuple d’Israël, et ne concerne que lui ? Et que si d’autres nations y sont mentionnées, c’est uniquement parce qu’elles sont entrées en contact avec Israël ?

Et ce qui suit est tout aussi frappant !  — presque totalement ignoré du christianisme, de même que du judaïsme, et non enregistré ou compris par les historiens ! Le royaume d’Israël, qui avait été établi au nord de la Palestine, n’était pas un royaume juif ! La première mention, dans la Bible, du mot « Juifs » est dans 2 Rois chapitre 16 verset 6 qui révèle que la nation d’Israël est en guerre, aux côtés de la Syrie, contre les Juifs !

La stupéfiante vérité sur Israël est un mystère total pour les religions — tant pour le christianisme traditionnel que pour le judaïsme !

Il ne fait aucun doute que Dieu avait choisi Israël pour en faire Sa nation. Mais comprenez bien : cette nation ne fut pas choisie pour être « le chouchou du professeur » ou pour recevoir des faveurs spéciales. Elle fut choisie pour un dessein spécial, préalable à l’établissement final du royaume de Dieu !

Comme c’est fascinant ! Et comme le titre de ce chapitre —  « Le mystère d’Israël » — est lourd de signification dans le dessein de Dieu pour tous les peuples ! Nul ne peut saisir le véritable dessein, ni l’incroyable potentialité de l’homme sans cette connaissance vitale.

Un plan suprême et magistral

Le Créateur Dieu est en train de Se reproduire en l’homme ! Ce dessein ultime et transcendant est à vous couper le souffle. L’établissement de l’ancienne nation d’Israël fait partie intégrante de ce plan suprême et magistral.

Sept générations après le Déluge, l’Éternel trouva un homme qui Lui obéirait. Il s’appelait Abram, et habitait à Charan, en Mésopotamie. Il allait être utilisé pour symboliser Dieu le Père, et c’est de lui que serait issue la nation d’Israël. De cette nation, Dieu susciterait Ses prophètes et, au moment convenable, Jésus-Christ, le Fils de Dieu.

Un homme de destin

Abram, comme il s’appelait auparavant, ne cherchait pas Dieu. L’Éternel décida d’appeler Abram, et de le mettre à l’épreuve. Les Écritures nous disent que cet ancien patriarche est devenu le père de tous les croyants. Dieu l’appela dans un dessein bien précis. Ce dessein ne consistait pas à « sauver » Abram, ou à lui « donner le paradis ». Dieu l’appelait parce qu’Il avait décelé chez lui des dispositions à l’obéissance, et des qualités de chef. Il l’appela et le forma en vue de lui faire remplir une mission très spéciale, et, en fin de compte, pour hériter d’un poste élevé dans le Royaume de Dieu — le Monde à Venir. Je cite maintenant quelques extraits du livre, « Les Anglo-Saxons selon la prophétie », que j’ai écrit il y a plus de cinquante ans (page 14) : 

Dieu dit à Abram : « Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation … » (Genèse 12 : 1-2).

Ce commandement comportait une condition et une promesse.

C’est ainsi que Dieu, après avoir commencé l’humanité par un seul homme, suscita Sa propre nation à partir d’un homme — Abraham. De même que le monde, à l’époque, séparé de Dieu et des bénédictions propres à Son gouvernement et à Son adoration véritable, était sorti d’un seul homme, qui s’était rebellé contre Lui et qui avait rejeté Sa domination, de même la nation charnelle de Dieu — de laquelle doit naître le Royaume — fut suscitée par un homme qui obéissait sans condition à Son Créateur, et qui acceptait le Gouvernement divin.

Abram se mit-il à tergiverser ? Dit-il : « Je dois d’abord y réfléchir. Je suis à Babylone, au centre du commerce mondial, de la société et des loisirs. Pourquoi n’accomplirais-tu pas ta promesse dans cette ville, où tout est agréable et attrayant ? Pourquoi devrais-je quitter tout cela pour m’installer dans un pays inculte ? »

Abram discuta-t-il ? Résista-t-il ? Argumenta-t-il ? Se rebella-t-il contre Dieu ? Aucunement ! L’Écriture inspirée se contente de dire : « Abram partit ». Il n’y eut aucune discussion. Abram ne se dit pas que Dieu avait tort. Il ne posa pas de folles questions, du genre : « Pourquoi devrais-je partir d’ici ? ou : « Ne puis-je pas faire ce qui me plaît ? » Il ne s’arrêta même pas pour dire : « Voici ce que j’en pense … »

« Abram partit ». Obéissance pure et simple !

Ici encore, nous voyons le principe de la dualité. Abram était au centre de la civilisation de ce monde, qui se développait. Souvenez-vous qu’il s’agissait d’un monde retenu captif — un monde se développant sur le modèle de Satan. Dieu avait choisi Abram pour devenir le patriarche de Sa nation Israël, de la congrégation ou Église de l’Ancien Testament. Le principe de dualité est étroitement lié à toutes les entreprises de Dieu pour l’accomplissement de Son grand dessein à travers l’humanité sur cette terre. Il y avait la congrégation physique d’Israël dans l’Ancien Testament, et l’Église spirituelle de Dieu dans le Nouveau Testament. Le mot « église », dans le Nouveau Testament, écrit originellement en grec, était ekklesia, ce qui signifie « ceux qui sont appelés ».

De même que l’Israël de l’Ancien Testament était le précurseur physique et le modèle de l’Église du Nouveau Testament, ainsi Dieu a appelé l’ancêtre de la nation d’Israël hors du monde de Satan. Plus tard, Abraham se considéra comme un étranger, un voyageur, un pèlerin sur la terre. Ce n’était pas son monde : « C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises ; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent qu’ils cherchent une patrie [une civilisation différente]. S’ils avaient eu en vue celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d’y retourner. Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité » (Hébreux 11 : 13‑16). Il cherchait une meilleure patrie, une patrie céleste, qui sera le royaume de Dieu remplissant la terre.

Et Dieu établit cet homme [Abram], dont Il changea plus tard le nom en Abraham, comme père de Sa nation, Israël ! Toutes les promesses que Dieu fit étaient pour Abraham et ses descendants. Nous devons devenir comme Abraham, et par le Christ, un de ses enfants, si nous voulons hériter la promesse de la vie éternelle dans le royaume de Dieu.

De Sa nation particulière née dans la chair, Israël, Dieu a dit : « Le peuple que je me suis formé publiera mes louanges » (Ésaïe 43 : 21). Cette prophétie s’accomplira — et bientôt !

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