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Bavaria

KARL-JOSEF HILDENBRAND/AFP/GETTY IMAGES

Les conséquences des élections bavaroises

Sommes-nous sur le point de voir des postes vacants dans un des partis politiques le plus important de l’Allemagne ?

Des élections se sont déroulées en Allemagne dans l’État de la Bavière le 14 octobre. Le résultat a montré que beaucoup de gens sont bouleversés—non seulement par les dirigeants de la Bavière mais aussi avec ceux de Berlin.

L’Union chrétienne-sociale (csu) a dirigé la Bavière depuis des décennies, la plupart du temps avec une majorité absolue et sans avoir besoin de partenaire de coalition. Mais lundi, la csu a subi son pire résultat électoral en 68 ans avec une perte rare de sa majorité absolue. Au cours des cinq dernières années, le soutien de la csu a chuté de 10.5 points en pourcentage.

Alternative für Deutchland (AfD) a reçu 10.2% des suffrages et est entrée au Parlement bavarois. Si les prochaines élections en Hesse se déroulent comme prévu, le parti de droite âgé de cinq ans aura bientôt des membres siégeant dans chaque État allemand.

Le parti Vert, qui se concentre sur la protection de l’environnement et la justice sociale, a gagné 17.5% des suffrages et entrera dans la législature bavaroise en tant que deuxième parti le plus fort. Les Électeurs Libres ont gagné 11.6% et sont considérés comme une bonne option de coalition pour la csu.

Les sociaux-démocrates (spd) sont considérés comme les plus grands perdants de cette élection. Le parti a perdu plus de la moitié des votes qu’il avait reçus en 2013. La présidente nationale du spd Andrea Naples a déclaré : « Il n’y a aucun doute qu’une des raisons de notre piètre performance en Bavière a été la pauvre performance de la grande coalition ici à Berlin. » Le journal allemand Die Welt a rapporté : « Cette défaite peut signifier la fin de la grande coalition de Merkel » (traduction de la Trompette tout au long).

Beaucoup de gens croient que la défaite historique de la csu et du spd se traduira par un changement de direction dramatique. La grande perte de plus de 20% collectivement par le spd et la csu est largement vue comme un résultat des disputes internes continuelles à Berlin. Si rien ne change à Berlin, le peuple va continuer à voter pour le changement, peu importe qui dirigera la Bavière. L’adjoint du dirigeant du spd, Ralf Stegner, a dit à Phoenix TV que « les citoyens ont donné une gifle retentissante » aux partis au pouvoir et que, à moins que quelque chose ne change au sommet, « la grande coalition ne durera plus très longtemps ».

Toutefois, même l’AfD a également été sous-performante lors de l’élection. Les dirigeants du parti avaient espéré de grands gains dans la Bavière conservatrice, qui avait été lourdement affligée par la crise des réfugiés. Deutsche Welle a rapporté le 14 octobre :

Une partie des difficultés de l’AfD peut avoir été l'absence d’un candidat dirigeant charismatique et la réticence des électeurs catholiques face à certaines positions plus dures des populistes. Les Électeurs Libres, qui ont battu l’AfD pour la troisième place, ont probablement siphonné quelques électeurs conservateurs mécontents de la csu.

La csu et l’AfD se sont disputés le même groupe d’électeurs tout en négligeant les parties les plus libérales de la population. La plupart de ceux qui ont voté pour l’AfD l’ont fait principalement pour montrer leur opposition à la politique des réfugiés de la chancelière allemande Angela Merkel. L’AfD a fait campagne sur l’exigence que « Merkel doit partir ». Mais au-delà de la forte opposition à Merkel, l’AfD n’a pas grand-chose de plus à offrir aux bavarois que ce que la csu leur offre déjà.

Sentant l’inquiétude et craignant de lourdes pertes pour l’AfD, la csu a suivi le courant vers la droite pour regagner des électeurs. Mais puisqu’elle est encore dans une coalition avec l’Union chrétienne-démocrate (cdu) de la chancelière Merkel—et, de ce fait, soutient tacitement sa politique indulgente en matière de réfugiés—les slogans de la csu qui épousaient les opinions de droite a donné l'impression d'être déloyaux.

La perte de soutien pour la cdu et la csu amènent de plus en plus de membres du parti à se révolter. Dans deux semaines, les élections d’État auront lieu en Hesse. Si les prédictions sont exactes, les démocrates sociaux et chrétiens vont encore subir des pertes historiques. Cela pourrait fortement influencer la prochaine élection pour la direction du parti de la cdu, laquelle est fixée pour décembre. Merkel occupe actuellement la chancellerie, et elle a dirigé la cdu depuis 18 ans, mais la récente piètre performance dans les élections d’État pourrait lui coûter la direction du parti et du pays. Les candidats d’opposition semblent faibles par rapport à elle, mais de mauvais résultats dans les élections d’État et des luttes intérieures font que tout semble possible.

En même temps que Merkel surveille le tumulte dans son propre parti, elle traite aussi avec un partenaire de coalition luttant pour sa survie. Les sociaux-démocrates savent que tant qu’ils apparaissent comme une simple marionnette de Merkel, ils ne regagneront jamais leurs pertes historiques.

Où mènent ces secousses politiques ? Qui peut y mettre fin ?

Depuis les résultats dévastateurs de l’élection nationale de 2017, la CSU a tout essayé pour sécuriser son pouvoir en Bavière. Avec Markus Söder, le premier ministre de l’État, le parti espérait donner une image qui ne soit pas entachée par la tourmente à Berlin ; Horst Seehofer a été contraint de se retirer à Berlin. Mais la tentative de plaire à la Bavière catholique, largement conservatrice, a échoué lamentablement. Le Gardian a rapporté :

« Beaucoup de confiance a été perdue », disait la chancelière allemande dans une conférence de travail lundi, un jour après que leurs alliés bavarois de l’Union chrétienne-sociale (csu) aient obtenu leur pire résultat depuis 1954 dans l’État prospère du Sud.

Elle a dit que le résultat avait montré que même une économie florissante et un taux d’emploi élevé n’étaient pas suffisants pour gagner la confiance des électeurs. En conséquence, l'idée de force qu’elle a retirée de la défaite de dimanche était qu’elle « doit mieux s’assurer que cette confiance est là, et aussi rendre les résultats de notre travail visibles », a-t-elle dit.

Beaucoup à la CSU espéraient pouvoir imiter les résultats du chancelier autrichien Sebastian Kurz. Il a pu adopter beaucoup d’idées de l’extrême droite tout en se présentant en même temps comme un chancelier chrétien. Au lieu d’être réprimandé par les églises, comme l’AfD et la csu l’ont été, Kurz était supporté et promu par des évêques de haut rang. Il a obtenu ce que la csu et l’afd n’ont pas réussi à obtenir : la confiance des gens. Les Autrichiens voient en Kurz un dirigeant qui ne les protège pas seulement des afflux massifs de réfugiés mais qui leur sert aussi de guide moral. (Pour en savoir plus sur comment Kurz utilise sa foi catholique dans sa politique lisez « Le Saint Empire romain s’expose au public—en grand !  », par le rédacteur en chef de la Trompette, Gérald Flurry.)

L’Allemagne manque de dirigeants charismatiques qui transmettent une telle confiance. Dans son dernier Trumpet Brief, Richard Palmer a mis en évidence les prophéties que nous devons garder à l’esprit lorsque nous surveillons les résultats des élections de dimanche. Il a écrit :

Beaucoup de prophéties tout au long de la Bible parlent de la montée d’un dirigeant fort en Allemagne. Daniel 8 : 23-24 décrit la montée d’un « roi impudent et artificieux ». Le verset 25 dit qu’il sera brisé après s’être levé « contre le Chef des chefs », révélant l’époque où ce roi impudent régnerait. Il viendra au pouvoir à la fin du temps de la fin, juste avant le Second avènement de Jésus-Christ.

Alors que les membres du personnel de la Trompette surveillent l’arrivée de ce dirigeant, notre attention a été attirée par les politiciens de l’Union chrétienne-sociale. Herbert W. Armstrong pensait que le défunt chef de la csu, Franz Josef Strauss, aurait pu tenir ce rôle. Strauss est décédé en 1988, mais il est toujours vénéré aujourd’hui. (Lors du 30ème anniversaire de sa mort la semaine dernière, tous les hauts dirigeants de la csu assistaient à une cérémonie en honneur de leur « figure paternelle » politique.) Notre attention a ensuite été portée sur l'ancien président Edmund Stoiber, un protégé de Strauss. Ensuite nous nous sommes concentrés sur le protégé de Stoiber : l’étoile montante de la csu, Karl-Theodor zu Guttenberg.

Guttenberg a été contraint de quitter la politique en 2011. Mais un bouleversement majeur dans la csu et une crise dans la politique allemande pourrait aider à le persuader d’y revenir.

Dans ce bref courrier électronique, il n’y a pas de place pour présenter la preuve complète, à partir de la Bible, pourquoi ces écritures s’appliquent à l’Allemagne moderne—et pourquoi nous pensons que Guttenberg remplit ce rôle prophétisé dans Daniel 8. Mais nous avons une brochure gratuite précisément sur ce sujet—intitulée Un dirigeant allemand fort est imminent . Commandez votre exemplaire gratuit, et pendant que vous l’attendez, jetez un coup d’œil à notre vidéo de 90 secondes « Qui est Karl-Theodor zu Guttenberg ? »