Les Taliban contrôlent la ville de Ghazni et se rapprochent de Kaboul
Les Taliban ont pris, jeudi 12 août, la ville stratégique de Ghazni, à 150 km au sud-ouest de Kaboul. Ils se rapprochent dangereusement de la capitale de l'Afghanistan après s'être emparé en quelques jours de l'essentiel de la moitié nord du pays.
Le gouvernement a reconnu que Ghazni était tombée, mais assuré que des combats y étaient toujours en cours. « L'ennemi a pris le contrôle de Ghazni (...) Il y a des combats et de la résistance [de la part des forces de sécurité] », a affirmé Mirwais Stanikzai, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, dans un message WhatsApp aux médias.
Mirwais Stanikzai a ensuite annoncé que le gouverneur de la province avait été arrêté par les forces de sécurité, après qu'une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, mais dont l'authenticité n'a pu être immédiatement vérifiée, l'a montré quittant Ghazni avec la bénédiction des Taliban.
Ghazni est la capitale provinciale la plus proche de Kaboul conquise par les insurgés depuis qu'ils ont lancé leur offensive en mai.
La tendance des États-Unis de perdre leurs guerres a été prévue en les années 1950 par le rédacteur en chef de notre magazine prédécesseur, La Pure Vérité. Dans notre article « L'amérique A Gagné Sa Dernière Guerre » nous avons écrit :
Les États-Unis d'Amérique mènent une guerre contre le terrorisme depuis deux décennies. Le sang et le trésor américains ont sombré dans les sables de l'Irak, les villes de l'Afghanistan, les montagnes du Yémen, les côtes de la Libye, les régions sauvages du Pakistan, et les eaux entourant la Corne de l'Afrique. Il n'y a aucun signe que l'Amérique va amener cette guerre à une conclusion réussie.
Certains observateurs se demandent maintenant ouvertement si les États-Unis d'Amérique, la seule superpuissance mondiale pendant près de trois décennies, vont jamais gagner une guerre à nouveau.
Remarquablement, un commentateur a audacieusement proclamé que l'Amérique avait déjà gagné sa dernière guerre—dans les années 1950. Il a affirmé que la Seconde Guerre mondiale serait la dernière victoire militaire pour les États-Unis.
La Trompette Philadelphienne, depuis ses premiers numéros, a maintenu cette prévision. C'est une réalité désagréable à affronter, mais néanmoins la réalité, et il faut y faire face.