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MIKHAIL SVETLOV/GETTY IMAGES

Tsar à vie ? La Russie envisage un changement de la Constitution pour garder Poutine au pouvoir

‘S’il y a Poutine, il y a la Russie. S’il n’y a pas de Poutine, il n’y a pas de Russie.’

Le 25 décembre, des responsables russes discutèrent de l’idée de réviser la Constitution de la nation, de manière à permettre au président Vladimir Poutine de rester au pouvoir après la fin de son mandat actuel.

Lors d’une réunion du Parti Russe Uni au pouvoir, Vyacheslav Volodin, président de la Douma, aborda la question. « Il y a des questions dans la société, estimé Vladimir Vladimirovitch », disait-il, en s’adressant à Poutine de façon révérencieuse. « C’est le moment où nous pourrions répondre à ces questions, sans menacer en aucune façon les dispositions fondamentales [de la Constitution]. » Il ajoutait : « La loi, même la loi fondamentale, n’est pas un dogme. »

Volodin rappela également aux membres du parti que la Constitution russe actuelle fut écrite il y a 25 ans, à une époque où le peuple russe avait « perdu confiance dans les autorités ». La situation est différente maintenant. Et il disait que l'anniversaire d'un quart de siècle pourrait être le moment approprié, pour réévaluer certains aspects de la Constitution à la lumière de nouvelles circonstances.

Vassily Kashin, chercheur principal à l'École supérieure d'économie de Moscou, a parlé à la Trompette des remarques de Volodin le 28 décembre. « La Constitution est critiquée de toutes parts pour un certain nombre de normes, y compris, par exemple, la priorité du droit international sur la législation nationale russe », a-t-il dit, ajoutant que « la Constitution actuelle est détestée par la plupart des nationalistes et des groupes de gauche ».

Poutine lui-même semble partager ces sentiments à l'égard de la Constitution, et a contourné ses restrictions dans le passé. Le cas le plus remarquable survint en 2008, après avoir servi deux mandats consécutifs de quatre ans en tant que président. La loi dit, « Une personne ne peut pas occuper le poste de président russe pour plus de deux mandats consécutifs. » Ainsi, pendant les quatre années suivantes, Poutine céda la présidence à son protégé subalterne, Dmitry Medvedev, et Poutine devint premier ministre. Mais au cours de cette période, Poutine continuait à fonctionner comme le dirigeant de la Russie dans tout, excepté le titre officiel, essentiellement en utilisant Medvedev comme une marionnette. Également en 2008, Medvedev signait la loi prolongeant le mandat présidentiel à six ans à compter des prochaines élections. Poutine remporta l'élection présidentielle en 2012, reprenant son statut de dirigeant une fois de plus, et en mars, il fut réélu pour un quatrième mandat, ce qui signifie qu'il demeurera président jusqu'à au moins 2024.

Après la victoire électorale de cette année, on a demandé à Poutine s'il pourrait à nouveau quitter la présidence de 2024 à 2030, puis se représenter de nouveau en 2030. Il répondit : « Qu'est-ce que je vais faire, rester jusqu'à ce que j'ai 100 ans ? Non. »

Mais plus tôt en décembre, Poutine semblait ouvrir une discussion sur une modification de la Constitution afin qu'il puisse rester après 2024. La Constitution russe n'est « pas une construction juridique fossilisée, mais un organisme vivant et en développement », disait-il. Au cours d'une conférence de presse, il y a quelques semaines, Poutine déclarait que toute révision de la Loi fondamentale devrait « faire l'objet d'un vaste débat civique ».

Les déclarations du mois dernier par Vyacheslav Volodin montrent que les subordonnés de Poutine s'en inspirent, et peut-être préparent les Russes modernes et le reste du monde à un changement constitutionnel. La maîtrise du système politique russe par le Kremlin signifie qu'il pourrait rapidement adopter un tel changement si Poutine l'appuyait.

Peu de personnes en Russie voient un candidat qui pourrait remplacer efficacement l'homme qui a contrôlé la nation—que ce soit officiellement en tant que président ou officieusement en tant que premier ministre—depuis les 18 dernières années. Comme le disait Volodin en 2014, « S'il y a Poutine, il y a la Russie. S'il n'y a pas de Poutine, il n'y a pas de Russie. »

La Bible prédit un ‘prince’ russe

La Trompette garde un œil attentif sur Vladimir Poutine et son emprise sur le pouvoir russe, en raison de ce que la prophétie biblique déclare à ce sujet. Vers l'an 90, l'apôtre Jean a été inspiré d'écrire une prophétie frappante : « Le nombre des cavaliers de l'armée était de deux myriades de myriades [200 millions] : j'en entendis le nombre ». (Apocalypse 9 : 16). Il est question d'une force militaire de 200 millions de soldats, ce qui représente plus de personnes que celles qui étaient encore en vie sur la Terre au moment où Jean écrivait.

Les passages bibliques donnent plusieurs détails importants sur cette force armée—la plus grande jamais amassée sur Terre. Apocalypse 16 : 12 désigne ce bloc comme étant « les rois de l'Orient », montrant qu'il s'agit d'un groupe de pays asiatiques. Une prophétie dans Ézéchiel 38 fournit encore plus d'informations : « La Parole de l’Éternel me fut adressée en ces mots : Fils de l'homme, tourne ta face vers Gog, au pays de Magog, vers le prince de Rosh, de Méschec et de Tubal, et prophétise contre lui ! » (versets 1-2). Méschec et Tubal sont d'anciens noms désignant des villes russes modernes. Et Rosh est une variante d'un ancien nom de la Russie, appelée autrefois Rus. De nombreuses encyclopédies et commentaires, comme le Jamieson, Fausset and Brown Commentary, le reconnaissent.

Le chapitre traite des exploits des forces dirigées par ce « prince de Rosh, Méschec et Tubal » et parle également de la défaite finale de ce pouvoir puissant. Alors, qui est ce puissant « prince » russe ?

Dans la Trompette de septembre 2014, le rédacteur en chef Gerald Flurry a donné la réponse :

Je crois fermement que Vladimir Poutine va diriger l'armée de 200 millions hommes. Il suffit de regarder le pouvoir qu'il a déjà. Pouvez-vous penser à un autre politicien russe qui pourrait devenir si puissant et avoir la volonté de mener la Russie dans la crise des crises ? Je ne vois personne d'autre à l'horizon qui pourrait faire cela. Et il ne reste que quelques années pour que le prince de Rosh apparaisse ! ... Ceci est absolument certain : Le rétablissement du pouvoir de la Russie par Vladimir Poutine—le prince de la Russie—a été prophétisé ! Il a déjà solidement allié la Russie à la Chine. La prophétie sur le prince de la Russie inclut cette alliance principale.

Certaines parties de cette prophétie du « prince de Rosh » sont déjà remplies, et il semble probable que Poutine restera au pouvoir pour accomplir davantage. Alors, que Poutine modifie la Constitution de la Russie ou que le monde s'engouffre dans un conflit, avant que la question ne devienne urgente, la Trompette croit qu'il sera à la tête de la Russie pendant la période la plus tumultueuse de l'histoire conflictuelle de l'humanité.

Mais ce n'est pas que des mauvaises nouvelles.

Dans sa brochure « Le prince prophétisé de la Russie  », M. Flurry écrit : « Bien que la catastrophe se profile à l'horizon, il y a un grand espoir relié à ces prophéties sur la Russie. » Il écrit que le fait que Poutine soit maintenant au pouvoir, prouve que l'événement le plus rempli d'espoir dans l'histoire de l'humanité est proche : « Vladimir Poutine est un signe, littéralement un signe, que Jésus-Christ est sur le point de revenir ! » écrit-il. « C'est l'un des messages les plus inspirants de la Bible. »

M. Flurry poursuit : « Ce que nous observons en Russie mène finalement à la transition d'un homme dirigeant l'homme à celle de Dieu dirigeant l'homme ! Et c'est presque là ! Il ne reste que quelques années avant que ce soit accompli. »

Pour en savoir plus sur le danger et l'espérance, lisez notre article, Un homme fort russe dominant l’Asie.  

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