
LA TROMPETTE
L'infâme préface
Lire le chaptire précédent : Demande reconventionnelle à la rescousse
« Nous n’allons pas faire de marché avec le diable. »
—Gerald Flurry
Sermon, du 6 avril 2002
Vers le début du printemps 2002, nous avons décidé qu’il était temps de démontrer le bluff de l’ÉUD. Après avoir conduit nos propres investigations au siège central, pour déterminer auprès d’autres personnes qui travaillaient dans la publication ce que pourrait être une bonne offre, nous avons testé la volonté de l’ÉUD à considérer une offre de l’ÉPD faite « en toute bonne foi ».
Mon père a rédigé une lettre à Matthew Morgan, le 14 mars. Dans celle-ci, nous demandions d’imprimer et de distribuer Le mystère des siècles et les 18 ouvrages que nous recherchions par notre demande reconventionnelle. Il a mentionné à M. Morgan que Tkach Jr avait juré, en 1997, de laisser ces ouvrages hors d’impression à cause de son « devoir chrétien ». Cependant, continuait mon père, l’ÉUD avait, curieusement, fait de récentes démarches devant la cour indiquant une volonté de donner licence pour les ouvrages. Il a rappelé à M. Morgan la politique, en tout temps, de M. Armstrong consistant à distribuer la littérature sans aucun coût pour le destinataire. Néanmoins, « basés sur les récentes démarches de l’ÉUD devant la cour, nous faisons une offre en toute bonne foi pour la licence de ces ouvrages. »1
Nous avons offert de payer à l’ÉUD des redevances s’élevant à 10 centimes pour chaque brochure distribuée, 25 centimes par livre et 50 centimes pour chaque Cours par correspondance expédié. Mon père a conclu la lettre, en disant :
L’ÉUD a récemment fait une « offre » pour que l’ÉPD prenne en charge les dépenses de la soi-disant « e-publication » de la plupart de ces ouvrages. À part le fait qu’il ne s’agissait pas du tout d’une licence pour l’ÉPD, cette « offre » souffrait de nombreux problèmes, parmi lesquels le fait que, apparemment, l’ÉUD pourrait immédiatement retirer les ouvrages de la circulation selon les conclusions de la procédure entre nos deux Églises. Le « plan » de l’ÉUD, précédemment annoncé, pour produire une version annotée du Mystère des siècles—qui selon toutes vraisemblances a été créé uniquement dans le but d’obtenir un avantage judiciaire et (à notre connaissance) n’a jamais été poursuivi—augmente notre inquiétude à cet égard. Cette inquiétude est renforcée, entre autres choses, par le fait que, en dehors du procès, ni M. Tkach ni personne d’autre n’a renoncé au « devoir chrétien » déclaré de l’ÉUD de laisser les ouvrages de M. Armstrong hors d’impression ; et par le fait que l’ÉUD (à notre connaissance) « n’e-publie » pas un autre ouvrage dont elle prétend tenir aux droits d’auteur. J’attends de recevoir votre réponse à l’offre de l’ÉPD pour obtenir la licence de ces ouvrages.2
Dans toute la posture que l’ÉUD avait maintenue devant la cour—agissant comme si elle était plus qu’heureuse de donner licence—elle n’avait, en réalité, même jamais fait d’offre pour une licence des ouvrages. Maintenant nous en faisions une.
Voici comment Matthieu Morgan a répondu le 8 avril :
En préambule, M. Flurry, avec tout le respect qui vous est dû, j’estime qu’il est nécessaire de mentionner que votre lettre, après 12 ans de silence, est tardive et pleine de commentaires partiaux. Son but, de toute évidence, est d’obtenir une certaine forme d’avantage légal. Néanmoins, nous avons la courtoisie de vous répondre quant à votre requête au sujet d’une licence. Il n’y a donc pas de malentendu, et bien que nous ne répondions à aucun de vos commentaires partiaux, ils devraient être considérés comme rejetés.3
Le résultat final, cependant, est celui-ci : ce sont eux qui ont amené le sujet de la licence devant la cour, même s’ils n’avaient jamais fait d’offre. Ce sont eux qui ont essayé de prendre le dessus au cours des procédures judiciaires. Peu importait le caractère « tardif » de notre offre, c’était, néanmoins, une offre raisonnable. Et ils l’ont rejetée catégoriquement.
M. Morgan continuait en expliquant comment les écrits de M. Armstrong étaient « de valeur » pour l’ÉUD, et que c’était pourquoi ils avançaient maintenant sur le front de l’e-publication. « Par conséquent », a écrit M. Morgan, « nul besoin de s’engager dans des négociations compliquées sur les termes d’une licence. Votre Église pourra, maintenant, acheter autant d’exemplaires légaux des 19 ouvrages qu’elle désire, et trouvera ce qui est nécessaire pour combler tous ses besoins spirituels présumés. »4 (L’ÉUD avait depuis lors ajouté Le mystère des siècles à la liste des ouvrages qu’elle avait l’intention d’e-publier après que nous avons attaqué son offre initiale de tout publier sauf le seul livre que le Neuvième Circuit lui permettait de supprimer.)
Après tout leur rabâchage—Faites-nous une offre ! Faites-nous une offre !—ils disaient, maintenant, catégoriquement : nul besoin « de négociations compliquées ».
L’accord qui s’est presque conclu
Peu de temps après que mon père a envoyé la lettre proposant d’acquérir la licence pour les ouvrages, il a donné un sermon à Edmond dans lequel il disait qu’il était impossible de faire la paix avec un terroriste, en utilisant l’exemple de Yasser Arafat. Il a dit : « Si vous donnez à Yasser Arafat ce qu’il veut, il va encore essayer de détruire Jérusalem, et de jeter les Juifs à la mer. C’est son but. »5 Liant cela au procès, il a continué en disant : « Nous n’allons pas faire de marché avec le diable—nous devrons combattre dans des tribunaux, et nous aurons beaucoup de problèmes comme cela, mais nous n’allons pas faire de marché avec le diable... »
En ne passant pas d’accord, il voulait dire qu’il n’était pas sur le point de faire des concessions, les unes après les autres dans l’espoir que, de façon ou d’autre, nous retournions dans les bonnes grâces de l’ÉUD. Il ne voulait pas que l’ÉPD soit mise en position d’accepter un compromis où l’ÉUD pourrait ensuite se retourner, et nous maintenir dans la soumission.
Cela ne voulait pas dire, cependant, que sa conscience l’empêchait de donner de l’argent à l’ÉUD. Il avait, après tout, proposé d’acquérir la licence des ouvrages de M. Armstrong juste trois semaines avant le sermon cité ci-dessus. Et un mois auparavant, Dennis Leap avait dit à nos lecteurs de la Trompette : « À moins que le différend ne soit réglé hors tribunal, un procès en dommages et intérêts aura lieu. »6 Nous n’avions donc pas exclu un arrangement, cela devait simplement être selon des termes précis qui empêcheraient l’ÉUD de nous mettre des bâtons dans les roues, plus tard, après la procédure judiciaire.
Peu après le début de notre procès, nous avions sérieusement envisagé l’achat de l’ancien campus du collège de l’ÉUD, à Big Sandy, au Texas. En mai 1998, un peu plus d’une année après que notre procès a commencé, nous avions anonymement offert à l’ÉUD 5 millions de dollars pour la propriété, ce qu’elle a rejeté. Un an et demi plus tard, avec la propriété toujours sur le marché, nous avons augmenté notre offre jusqu’à 6,5 millions de dollars. Quelques jours plus tard, l’agent immobilier est retourné vers notre avocat, et a dit que l’ÉUD considérait l’offre toujours trop faible, et qu’elle n’aimait pas le fait que nous cachions notre identité. Mais elle était à l’écoute.
En février 2000, l’ÉUD a décidé de passer par une société de vente aux enchères pour vendre la propriété et tout le matériel à l’intérieur des structures. Ayant le sentiment qu’elle pourrait être désespérée de ne pas pouvoir se débarrasser du campus, nous avons travaillé fébrilement les quelques semaines suivantes, essayant d’obtenir des arrangements financiers qui nous permettraient de faire une offre de 7 millions de dollars. Nous n’avions pas projeté d’être présents à la vente aux enchères, mais nous pensions que—si nous pouvions lui faire une offre assez élevée pour l’empêcher d’avoir recours à la vente aux enchères pour tout, en l’espace de cinq jours—peut-être nous pourrions tout obtenir et faire une transaction de dernière minute.
En l’occurrence, c’est exactement ce qui est arrivé—sauf que Hobby Lobby est le groupe qui a tout raflé avec une offre de 8,5 millions de dollars, la veille de la vente aux enchères. Nous avons raté pour 1,5 million de dollars.
Bien sûr, beaucoup de choses se sont passées depuis notre déception initiale après que Big Sandy nous a échappé. Rétrospectivement, nous voyons maintenant que Dieu ne voulait pas que nous ayons ce campus.
Mais ce n’est pas le point important. L’important, c’est que nous étions prêts à donner 7 millions de dollars, à l’Église universelle de Dieu, pour le campus de Big Sandy. Ce n’est donc pas comme si nous étions opposés à lui donner de l’argent en échange de la propriété. Mais cela devait être un accord net, sans conditions.
Il en était de même avec la littérature de M. Armstrong. Payer l’ÉUD pour les ouvrages de M. Armstrong ne violait pas notre conscience. Mais les circonstances pour un tel accord devaient être bonnes.
« L’HAMEÇON »
Matthieu Morgan a conclu sa lettre de rejet, du 8 avril, en disant : « L’ÉUD est extrêmement heureuse que sa [sic] décision de publier, serve non seulement comme le meilleur moyen pour l’Église à tirer profit de ses biens littéraires protégés par les droits d’auteur, mais aussi qu’elle ait pour bénéfice supplémentaire d’assurer tout autant les besoins spirituels présumés de votre Église. »7 Ils étaient maintenant extrêmement heureux de pouvoir servir nos besoins spirituels présumés ! Des semaines plus tard, nous avons découvert pourquoi ils désiraient rendre la littérature disponible en ligne (en plus du fait d’obtenir un avantage judiciaire) : Chaque ouvrage « e-publié » inclurait une préface déloyale écrite par le copain d’enfance de Joe Jr, Michel Feazell. C’était exactement la sorte « d’accord » dont nous ne voulions pas.
M. Feazell commençait la préface en disant que M. Armstrong était « un communicateur doué » qui, après des années d’étude personnelle, a commencé à enseigner des doctrines religieuses qui étaient « en désaccord avec le christianisme traditionnel ».8 Mais à cause de ses « prêches enthousiastes », il a attiré des millions de disciples, concluait M. Feazell—comme si ce qu’il a enseigné avait peu, ou pas, de conséquences. Il était simplement enthousiaste !
Après la mort de M. Armstrong, l’Église « a soigneusement passé en revue » ses doctrines, et les a remplacées par « des doctrines théologiquement saines ». Ici, de nouveau, nous ne parlons pas de révision, de réforme, de modifications ni même de remplacement. Mais plutôt d’un reniement sans précédent de croyances fondamentales, ce qui n’avait jamais été vu dans l’histoire de la religion !
M. Armstrong a développé son ensemble unique de croyances à cause « de préjugés personnels contre l’orthodoxie traditionnelle », écrivait Feazell. Ces préjugés étaient gravés dans la « culture de l’Église », et cela a donné à M. Armstrong « un hameçon publicitaire unique qui a captivé l’intérêt de beaucoup de gens. »9 Selon le Webster, le « préjugé » est « une distorsion fortement personnelle et arbitraire du jugement ». M. Feazell disait que la distorsion arbitraire de jugement de M. Armstrong était « l’hameçon » qui attrapait les gens comme du poisson. Il a accroché les gens à l’hameçon, et les a remontés dans sa propre astuce et dans sa propre distorsion de jugement. Bien entendu, M. Feazell a le droit d’avoir sa propre opinion, mais combien il est vain et arrogant de méconnaître totalement l’avis de 80 000 autres personnes qui ont été sorties de force de l’ÉUD ou qui sont parties complètement dégoûtées.
La plupart d’entre elles ne croient pas avoir été dupées par un hameçon publicitaire. S’il y a bien eu quelque chose, c’est qu’elles ont été dupées et trompées par le Tkachisme.
M. Feazell continue : « En conduisant ses études, cependant, Armstrong n’avait pas eu de formation venant d’un séminaire, et n’avait pas étudié l’histoire de l’Église, l’interprétation biblique et les langages scripturaires originaux.10 Bien entendu, Joseph Tkach Sr non plus, comme nous l’avons noté au chapitre 4.
M. Feazell continuait en disant que M. Armstrong voyait les adhérents des autres Églises comme des « enfants du diable ». Vous parlez d’un préjugé personnel ! C’est donc, là, la préface qui devait être incluse au commencement de toute la littérature que nous recherchions, et tout son propos était de nous faire passer pour un culte rempli de haine. Oui, la Bible dit que Satan est « le dieu de ce monde »11 et que le monde entier est séduit.12 Dire les choses autrement, c’est rejeter la Bible comme la parole inspirée de Dieu. Mais la Bible parle également de tous les gens séduits et de toutes les Églises séduites qui finalement auront une chance de salut.13 Nous croyons cela aussi. Jésus-Christ est mort pour ce monde—pas pour une Église seulement.14
Nous considérons tous les peuples de ce monde comme des fils potentiels de Dieu, qu’ils soient actuellement catholiques, protestants, musulmans, bouddhistes ou athées. Où y a-t-il d’autre une dénomination chrétienne avec des enseignements qui offrent l’espoir à tous les gens de partout—même à ceux qui meurent sans jamais avoir connu Jésus ?
Feazell continue dans sa préface :
Armstrong avait également beaucoup d’idées peu communes sur la prophétie, et pour certains cela a dû être, entre toutes, la plus attractive des doctrines. Il a enseigné que les États-Unis et la Grande-Bretagne sont les descendants modernes des 10 tribus perdues d’Israël, et que, par conséquent, la plupart des prophéties bibliques s’appliquent aux peuples anglo-saxons.15
Comme si Dieu était seulement soucieux des peuples anglo-saxons. Dans son livre, Tkach Jr dit que les membres de l’Église ont utilisé Les Anglo-Saxons selon la prophétie comme excuse pour ne pas se repentir du racisme. Citant une étude sur le sujet, Tkach Jr écrit dans son livre :
Dans l’Église, ceux qui n’étaient pas Anglo-saxons trouvaient parfois d’autres membres chrétiens qui les regardaient de haut simplement parce qu’ils n’étaient pas « Israélites ». Pour ces gens, être allemand, afro-américain, hispanique, asiatique, ukrainien, italien, polonais (ou membre d’un autre groupe ethnique) c’était être inférieur. Peut-être comme une forme d’autodéfense psychologique, quelques-uns des descendants des Européens de l’est ou du sud spéculaient sur le fait que, peut-être à cause des errances d’Israël, ils étaient Israélites, et non pas Gentils. De façon ou d’autre, il semblerait que l’on était inférieur si on était Gentil à 100 pour cent. Évidemment, de telles vues n’appartiennent pas au peuple de Dieu.16
Comment c’est malheureux ! Nous avions du racisme dans l’Église pendant toutes ces années—et tout cela à cause de la littérature de M. Armstrong !
Cependant, un des derniers actes de M. Armstrong, comme Pasteur général de l’ÉUD, a été de nommer, pour successeur, un Gentil d’ascendance russe dont les deux parents étaient nés en Tchécoslovaquie.
Et cela continue
M. Feazell écrit : « Armstrong avait une complète autorité, doctrinalement et administrativement. La déloyauté parmi les ministres était traitée par le renvoi et l’expulsion hors de l’Église ».17 Il décrit M. Armstrong comme un dictateur implacable. Et pourtant, quand vous regardez comment la transformation de l’ÉUD a été menée, cela n’aurait pas pu arriver sans un règne autoritaire des Tkach nous faisant avaler de force leur nouvelle religion—ou bien nous forçant à sortir de l’Église universelle de Dieu. Tkach Jr (et son père avant lui) a chassé presque 75 pour cent des membres de l’Église, y compris même sa propre sœur et son beau-frère.
Ralph Helge a menacé de prison ma sœur, en 1989, parce qu’elle avait récupéré une liste partielle de ministres de l’ÉUD dans une poubelle. Aucune menace autoritaire là ! La nuit où Joe Jr a exclu Gerald Flurry sur le champ, mon père a imploré Tkach Jr de parler, au moins, des articles en question avec un groupe de 15 ministres ou considérés comme tels qui étaient également insatisfaits de la direction de l’Église. Il n’a même pas considéré la requête.
Mon père n’a pas été le seul ministre à être maltraité. Comme l’a écrit David Hulme dans sa lettre de démission à Tkach Sr : « 170 ministres et plus sont aliénés, certains révoqués sous des circonstances douteuses ».18
Feazell continue dans la préface : « Basé sur l’interprétation de passages bibliques par Armstrong, il était enseigné aux membres de l’ÉUD que l’utilisation de prescriptions médicales et de la plupart des formes de chirurgie constituait un manque de foi dans le pouvoir de guérison de Dieu. »19 Encore un autre exemple classique de langage ambigu. Prenez note de ce que Tkach Jr a écrit à un membre qui quittait l’ÉUD, en 1990 : « En réalité, si vous lisez soigneusement la dernière partie de sa brochure [de M. Armstrong] sur la guérison, il est clair qu’il reconnaissait que les médecins pouvaient faire beaucoup de bien. »20 En effet, M. Armstrong écrit : « Il est vrai que, aujourd’hui, la plupart des médecins prescrivent des médicaments qui ne soient pas des poisons, mais qui sont plutôt conçus pour aider la nature à faire sa propre guérison.21
Aujourd’hui, bien sûr, leur histoire dépeint l’enseignement de M. Armstrong comme dangereux et fanatique.
La préface se concluait avec cette déclaration : « Le document ci-dessous est protégé par les droits d’auteur, et ne peut être reproduit sous aucune forme sans cette préface dans son entier, et sans l’autorisation écrite de l’Église universelle de Dieu. »22
Ainsi, comme Matthiew Morgan le disait dans sa lettre de rejet, à cause du « bénéfice supplémentaire » de l’offre d’e-publication de l’ÉUD pour aider à combler les besoins spirituels « présumés » de l’ÉPD, nous pouvons maintenant inciter les membres potentiels, qui pourraient ne rien savoir sur M. Armstrong, à télécharger un exemplaire du Mystère des siècles (à un coût de 25 dollars) avec une préface de 1 500 mots dénonçant l’auteur comme un égocentrique, un raciste fanatique, avec des préjugés religieux, un journaliste inférieur sans instructions qui a enseigné des doctrines hérétiques et des prophéties bizarres, et exerçant, dans le même temps, un contrôle dictatorial sur l’Église universelle de Dieu.
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